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A lire, A voir....

Ecouter l'interview de Françoise Degois sur France Info, le 30 janvier.

 Femme debout, de Françoise Degois, Denoël, février 2009, 277 p.,
19 euros
.

 



  
 Si la gauche veut des idées

Le Mot de l'éditeur :

Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques. Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.



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Notre amie Ingrid à la Rochelle Aout 2007

 

 


 










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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 08:22

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 10:18

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 16:32


Annie Novelli

 

DSC_8685_RET-225x300.jpg Je suis née en 1946 en Tunisie, où ma famille était installée et je suis arrivée à Paris à l’âge de 13 ans, pour suivre mes études au lycée Molière, tandis que mes frères étaient inscrits à Janson. Au moment de la crise de Bizerte, qui a opposé la France à la Tunisie indépendante à partir de l’été 1961, mes cousins ont à leur tour traversé la Méditerranée et nous les avons accueillis chez nous, dans le 16e. Ma première rencontre avec le combat politique a eu lieu à la faculté de droit d’Assas, où sévissaient Claude Goasguen et ses camarades de l’Association Corpo… Mon engagement s’est poursuivi à Nanterre, en 68, avec un entourage bien plus fréquentable ! Après avoir obtenu une licence de lettres, j’ai enseigné quatre ans à l’école bilingue de l’avenue Victor Hugo, dont j’ai été temporairement exclue pour y avoir fondé un embryon de syndicat. J’ai ensuite intégré le CNRS, puis différents ministères dans les domaines de la recherche et de la formation. J’étais ingénieur d’études à l’Ecole Nationale des Eaux et des Forêts jusqu’en décembre 2011 date à laquelle j’ai pris ma retraite. Je suis mariée, j’ai une fille et deux petits enfants, qui m’apportent beaucoup de bonheur ! Entrée une première fois au Parti socialiste en 1974, après la défaite de François Mitterrand, j’y suis revenue en 2006, pour soutenir Ségolène Royal. L’enthousiasme suscité par sa candidature – à l’élection présidentielle de 2007 – et les idées nouvelles qu’elle a insufflées au PS ont marqué une étape importante dans le redressement de la gauche. J’ai à nouveau soutenu sa candidature au premier tour des primaires citoyennes, en octobre 2011, puis j’ai soutenu François Hollande au second tour. A Paris, mon engagement s’inscrit dans la fidélité à l’action de Bertrand Delanoë, que je représente dans deux conseils d’école de notre arrondissement : Chernoviz et Passy.J’ai été candidate sur la liste conduite par Jean-Yves Mano, dans le 16e, lors des dernières élections municipales.

 


Gérard Langlois

 

DSC_8690_RET-225x300.jpg Issu d’une famille installée dans le 16ème arrondissement depuis bientôt un siècle, y habitant moi-même depuis plus de 40 ans, j’en suis les évolutions sociales et démographiques et m’implique fortement dans la vie associative locale (notamment la lutte contre le chômage et l’exclusion). Je suis membre du Parti Socialiste depuis 12 ans. Je suis également membre de la Commission Administrative de notre section et en fus le trésorier pendant 8 années. J’ai soutenu la motion de Bertrand DELANOË, avec François HOLLANDE, au dernier Congrès de Reims. Pour les Primaires, mon choix s’est porté sur Ségolène ROYAL pour le 1er tour et François HOLLANDE pour le 2nd. Je reste fidèle à l’action de Bertrand DELANOË à Paris que je représente dans les Conseils des écoles Erlanger et Bellefeuille. Je porte un vif intérêt aux dossiers de l’arrondissement (Conseils d’arrondissement et CICA). Je souhaite que nous développions une politique locale forte pour le Parti Socialiste. Avec Annie NOVELLI, nous incarnons une candidature militante et rassembleuse, investie durablement sur notre arrondissement. Après une carrière à l’international pour plusieurs groupes multinationaux, dans lesquels j’ai pu exercer des fonctions syndicales, je me suis récemment réorienté vers la communication dans le secteur de l’automobile.

 

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 15:46

Les 4 jeunes femmes - mousquetaires du Président, maintenant ministres !
C'est un article paru le Dimanche 29 Avril 2012, vraiment prémonitoire !
René

Les Inrocks

29/04/2012 | 17h00

 

          les 4
Aurélie Filippetti, Najat Vallaud- Belkacem, Fleur Pellerin, Delphine Batho (photo Rüdy Waks)


Combatives et compétentes, elles incarnent la nouvelle garde de l’équipe de campagne de François Hollande. Rencontre avec la relève féminine du Parti socialiste.

“Mais qu’est-ce qui se passe ici ?”, s’amuse François Hollande un brin interloqué en passant une tête salle du Centenaire, au premier étage de son QG de campagne. “On prend le pouvoir !”, réplique en riant la députée de Moselle, Aurélie Filippetti, responsable du pôle culture dans l’équipe de campagne, entourée de Najat Vallaud-Belkacem, Fleur Pellerin et Delphine Batho. Le candidat se marre. “Oui je le vois, ce quatuor”, continue-t-il, lui debout, et les quatre jeunes femmes assises, têtes relevées pour le regarder. “Les Hollandettes”, rebondit Najat Vallaud-Belkacem, l’une des porte-parole du candidat. Seulement des “Hollandettes” comme on parlait des “Juppettes” en 1995, en somme des femmes en jupe pour faire joli sur la photo ?

Le temps a passé, les moeurs politiques ont changé. Question de génération. Peut-être de candidat aussi. Les quatre jeunes femmes défendent leurs dossiers et leur place, en refusant de n’être que des faire-valoir, en refusant aussi de ne porter qu’une casquette ou “d’être enfermées dans un domaine”, insiste Aurélie Filippetti, en rejetant les labels “femme”, “jeune” ou “diversité”. Pour endosser celui de “politique”.

“Nicolas Sarkozy a cette stratégie de mettre un Chinois, par exemple, aux relations avec la Chine”, commente Fleur Pellerin, elle-même d’origine coréenne. “Nous, c’est différent. On ne va pas me mettre secrétaire nationale aux relations avec la Chine ou Najat aux relations avec le Maghreb. Je pense qu’il y a une vraie volonté de renouveler les générations, de placer les personnes là où leurs compétences sont valorisées et de ne pas faire de la diversité un enjeu en soi. C’est juste une question de représentation de la population et de la France d’aujourd’hui, mais en prenant ces personnes parce qu’elles sont compétentes et non en termes d’affichage”, poursuit cette énarque, membre de la Cour des comptes, aujourd’hui en charge de l’économie numérique dans l’équipe de campagne.

Elues de terrain ou hautes fonctionnaires

“En ce qui me concerne, bien sûr que la question de la féminité, de la diversité, du renouvellement des générations ont joué, commente Najat Vallaud-Belkacem, mais pour François Hollande, ça ne suffit pas. Je ne l’aurais pas vu prendre quelqu’un sur ces seuls critères-là, ou pour entrer dans une case. Je suis une élue locale qui s’est imposée localement dans des territoires tenus par la droite.” Entre confidence et analyse, elle poursuit : “Je pense que la raison pour laquelle j’ai été choisie comme porte-parole dans cette campagne plutôt que responsable thématique, c’est parce que j’avais l’expérience de ce rôle depuis la campagne présidentielle de Ségolène Royal en 2007. C’est un rôle que j’avais aimé ! Cette fois-ci, je me sentais mieux armée, mieux préparée. Je voulais rattraper d’une certaine façon la défaite de 2007. Au fond, c’était comme une seconde chance.”

2007-2012, la boucle serait bouclée… “Mais je suis un peu comme Aurélie, complète-t-elle, j’apprécie bien d’être généraliste, sans casquette particulière. Au fond, on est des politiques au sens propre du terme. Et dans nos vies différentes, on a différentes casquettes avec lesquelles on jongle, notamment celle d’élue locale.” “Après, précise Delphine Batho, porte-parole du candidat et député des Deux-Sèvres depuis 2007, il y a des circonstances comme les événements de Toulouse ou de Montauban pour lesquels nous apportons d’autres compétences supplémentaires.” Comme en matière de sécurité, dont elle est l’une des spécialistes au PS.

Quatre profils, quatre parcours, élues de terrain ou hautes fonctionnaires, mais issues d’une génération née au début des années 70, et aujourd’hui membres de l’équipe de campagne de François Hollande : deux porte-parole, deux responsables de pôles thématiques. Présentes auprès du candidat, conviées par les médias et, qui sait, inscrites pour l’après-6 mai. “C’est bien qu’on ne nous enferme pas dans une spécialité sociale, par exemple, aux droits des femmes”, insiste Fleur Pellerin qui, à la Cour des comptes, a travaillé sur “des dossiers aussi divers que l’éducation prioritaire, la communication, l’audiovisuel, la culture, mais aussi la carte judiciaire, la réforme des tutelles”.

Querelles

François Hollande aurait donc préparé la relève et la riposte ? Trois d’entre elles se présentent comme candidates aux législatives dont deux pour un second mandat : Delphine Batho et Aurélie Filippetti. Fleur Pellerin, issue de la société civile, a décliné la proposition qui lui avait été faite de porter les couleurs du PS en juin prochain “à Paris ou aux abords de Paris”. Pourquoi ? “Parce que !”, s’amuse la jeune femme. “Ce n’était pas le bon timing pour moi. François m’a proposé de participer à la campagne en tant que représentante de la société civile. Mais, avec une première législative, j’aurais eu des difficultés à mener de front deux campagnes.” De quoi cristalliser quelques oppositions avec Aurélie Filippetti, restes d’une bisbille sur le dossier Hadopi, aux confins de leurs deux domaines de compétences. Depuis, il subsiste une certaine rivalité, au mieux, une fraîcheur des plus politique…

“Pour moi, la légitimité en politique vient de l’élection au suffrage universel”, tranche Aurélie Filippetti en envoyant un message à sa consoeur. “C’est pour les gens que je fais de la politique, par engagement, pas pour une carrière.”

Si le renouvellement a bien lieu, certaines querelles perdurent… Pourtant, autour du candidat, les quatre jeunes femmes rêvent d’apporter technicité et savoir-faire, jeunesse et autre regard. “Sur le nucléaire, c’est vrai qu’il a évolué, constate Aurélie Filippetti, en pointe sur ces questions au PS, comme l’ensemble du parti après la catastrophe de Fukushima. J’ai eu beaucoup de discussions sur ce sujet bien avant qu’il ne se déclare candidat à la primaire, en lui faisant des notes et en lui disant qu’il fallait sortir du modèle reposant sur trois quarts de la production d’électricité d’origine nucléaire en France. J’ai aussi souligné qu’on ne s’était pas préparés à la transition énergétique.”

Quid du candidat ? “Il a écouté. Il est évident que l’aspect générationnel a joué sur le nucléaire, sur les questions sociétales, sur Hadopi… Ces sujets qui nous sont naturels, indique-t-elle encore, même si nous ne sommes pas des natives du numérique. Mais quand François dit qu’il veut mettre la jeunesse au coeur de son projet, c’est parce qu’il a bien compris qu’un jeune de 20 ans, donc né en 1992, n’a pas les mêmes référents que les nôtres. Nous, déjà, nous sommes nées avec la crise économique, donc on n’a nécessairement pas la même vision du monde que ceux qui sont nés pendant les Trente Glorieuses.”

“Plus réalistes et plus pragmatiques”

“On a un idéal inversé, embraye Najat Vallaud-Belkacem ; depuis qu’on est nées, il s’est toujours agi de sauver des usines, de sauver des emplois, de sauver notre système de retraite, notre sécurité sociale ; du coup ça nous donne forcément une autre vision des choses. D’une certaine façon, ça nous rend plus réalistes, avec un réalisme d’action, et plus pragmatiques.”

Le candidat, qui prend la conversation en cours, acquiesce : “Ma génération a été très marquée par les grands débats économiques et sociaux. D’ailleurs, ils ont été au coeur de cette campagne compte tenu de la dette, des déficits, de la croissance, des questions industrielles. La génération ici présente, sans écarter ces enjeux-là, s’est engagée depuis très longtemps sur des thèmes qui n’étaient pas nécessairement présents dans les débats de la gauche et du PS ces dix dernières années. Qu’il s’agisse des questions sur la culture, pour Aurélie ; de République ou de sécurité, pour Delphine ; et sans parler de ce qu’elles font aujourd’hui dans la campagne, ou encore des questions de société, pour Najat qui avait rédigé un rapport pour le PS ayant suscité adhésion et controverse…” “… du débat”, ajoute en riant la jeune femme qui avait travaillé la révision de la loi de bioéthique. Lui poursuit : “Et enfin des questions autour du numérique pour Fleur, au-delà de ce qu’elle avait pu faire avant, par rapport à l’intégration”, citant notamment son travail à la tête du Club XXIe siècle. “Cette nouvelle génération est porteuse de thèmes et elle a comme ambition de changer le pays. Pas simplement par les mécanismes économiques et sociaux, mais aussi par les mécanismes culturels, sociétaux.”

Des compliments du boss, une couve des Inrocks… En cette période sensible d’entre-deux-tours, ceci pourrait aiguiser des jalousies. “On ne va pas se faire que des amis…”, glisse l’une d’elles. Si certaines rappellent ou envoient un petit SMS pour policer une phrase, préciser leur pensée, elles affichent toutes une joie de participer à cette campagne autour de François Hollande. Elles appellent le candidat simplement “François” quand Ségolène Royal était “la Présidente” ou “la patronne” ; et quand Nicolas Sarkozy est désigné par ses conseillers et collaborateurs comme “le Président”.

Pourtant, au QG de campagne, toutes – soutiens d’autres candidats pendant la primaire – n’avaient pas spontanément des habitudes de travail avec le candidat socialiste, même si elles expliquent que “c’est vraiment sympa de travailler avec lui, précise Aurélie Filippetti, en plus c’est quelqu’un qui a de l’humour. On peut lui faire des notes ou ça se passe sous forme de discussions, c’est variable.” “Cela reste souvent très informel, renchérit Fleur Pellerin, François aime bien travailler de manière multicanale.” Cette façon de fonctionner qui colle aux pratiques de la nouvelle génération, iPhone et Blackberry à la main. “Il est très SMS”, conclut Najat Vallaud-Belkacem. Fini les réunions interminables, la nouvelle génération aime la souplesse et la réactivité. En toute parité. “Ce qui me frappe chez François, et ce n’est pas toujours le cas chez les responsables politiques de ce niveau-là, poursuit Najat Vallaud-Belkacem, c’est qu’il ne fait aucune distinction entre les hommes et les femmes.” “Najat a raison, reprend Aurélie Filippetti. François ne connaît pas l’exaltation viriliste du pouvoir, qui caractérise souvent les hommes politiques.” Les autres opinent. Aurélie Filippetti toujours :

“Il n’est pas celui qui va asséner sa vérité, il a beaucoup plus de respect pour toutes les expressions : celles des jeunes, des femmes… Il n’a pas du tout un rapport pathologique au pouvoir. Je suis très attachée à la laïcisation des rapports de pouvoir et François l’incarne bien.”

Et lui ? Ecoute-t-il davantage quand elles donnent des conseils ? “Pas plus, pas moins ! Ça dépend des personnes qui donnent des conseils, plaisante François Hollande. Mais c’est vrai qu’il y a des sensibilités qui tiennent à l’exercice des parcours, des mandats.”

Alors quid de l’après, s’il est élu le 6 mai ? Les quatre intéressées balaient la question d’un revers de la main, insistant sur “l’intérêt général”, plutôt que sur “leurs intérêts particuliers”. Une façon aussi de ne pas s’attirer les foudres du candidat qui a expressément et publiquement demandé à ses équipes de ne pas commencer à se distribuer les postes…

“Je ne supporte pas la gauche arrogante, affirme Delphine Batho, je suis une militante depuis toujours et d’une génération marquée par les désillusions du second septennat de Mitterrand, traumatisée par le 21 avril 2002, marquée par la défaite de 2007. Il faut toujours retenir ces leçons-là. Sinon vive la ‘douche glacée’ évoquée par François Hollande sur France Inter !”

Pourtant, au moment où le candidat répète qu’il constituera un gouvernement paritaire, n’ont-elles pas des chances d’exister après le 6 mai ? “Cette génération devra lutter, devra combattre parce que c’est un équilibre un gouvernement”, assure-t-il. “Nous avons besoin de personnes expérimentées comme celles qui n’ont jamais exercé de responsabilités : ça va être une conjugaison. Ce n’est pas simple d’y parvenir. Mais c’est vrai que pour cette génération, la parité peut présenter un avantage : le renouvellement est plutôt favorable aux femmes.” Quand toutes ont souffert d’un procès en incompétence parce qu’elles ont vite été propulsées dans les institutions politiques du PS au moment où celui-ci avait besoin de jeunes femmes pour renouveler son personnel politique, Aurélie Filippetti rebondit sur les propos du candidat : “Disons qu’il y a rééquilibrage. C’est plus juste… parce qu’avant, il y avait vraiment un plafond de verre.” En somme, pas question de se traîner pour de nouvelles années l’étiquette “jeunes et jolies mais incompétentes”.

“A cette génération aussi, poursuit François Hollande, femmes comme hommes, d’être exemplaires et de changer la relation au pouvoir. A cette nouvelle équipe, si elle est constituée, de changer les pratiques, les modes de relation avec le pays. C’est un enjeu.”

Pour lui, tout est donc à réinventer dans l’exercice du pouvoir. “Les femmes inventent peut-être plus que les hommes dans ce domaine. Les hommes restent toujours dans la réplique. C’est vrai… Nous avons une culture de la répétition, du modèle. Enfin, c’est très tendancieux de dire que les femmes sont comme ça, les hommes comme-ci, mais je trouve que les femmes, parce que justement il n’y a pas d’exemple tutélaire, sont plus libres dans l’exercice de la responsabilité.”

A quelques jours de cette fin de campagne, lui ont-elles demandé quelque chose ? “Non, c’est vrai, elles ne m’ont rien demandé, ça tombe bien.” Une génération sans ambition ? Ou plus modeste ? “C’est amusant, commente Fleur Pellerin, c’est quelque chose de connu en relations humaines. Au moment des promotions, les hommes tournent autour du bureau du président directeur général, lui proposent de boire un café, alors que les femmes n’ont pas du tout ce type de réflexes. Les DRH les incitent à les adopter, à réseauter. C’est un peu du machisme à rebours que je fais, mais les hommes ont plus le réflexe de se mettre en avant au moment où se prennent les décisions importantes en matière de promotion.” Comme dans un train Lille-Paris, après un meeting Hollande-Aubry, où certains caciques du PS parlent des postes qu’ils aimeraient occuper en cas de victoire le 6 mai ? “Personne n’a osé, homme ou femme, me parler de sa place”, sourit François Hollande. Surpris ? “Oui, oui”, répète-t-il songeur. Ils ont compris que ce n’était pas le moment”, avant de conclure, sous les regards complices des jeunes femmes : “Intelligemment, aucune de ces quatre personnes-là ne l’a fait.”

 
par Marion Mourgue

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 17:02

401233_3090739421492_1054179794_3117880_2063985341_n-239x30.jpgMardi 15 mai, François Hollande est devenu officiellement le 7e Président de la 5e République. Le discours qu’il a prononcé lors de la cérémonie d’investiture a été à la hauteur des enjeux : l’heure est à la mobilisation de toutes les énergies pour engager le redressement de la France et redonner un sens à la construction européenne.

 

 Conformément aux usages républicains, François Hollande a été reçu, après la cérémonie officielle, à l’Hôtel de Ville de Paris. L’occasion pour le nouveau Président de la République d’exprimer son attachement à Paris et aux valeurs universelles dont notre capitale est porteuse. Les élus du Conseil de Paris et les Maires d’arrondissement étaient présents dans leur grande majorité, toutes appartenances politiques confondues. On ne peut que regretter le refus de Monsieur Goasguen et d’autres élus UMP de participer à ce rendez-vous républicain, alors même que nos concitoyens aspirent à une démocratie apaisée.

 

La formation du nouveau gouvernement, sous la conduite de Jean-Marc Ayrault, marque le début du changement que les Français ont majoritairement choisi, le 6 mai dernier. Pour la première fois dans l’histoire de la République, c’est un gouvernement entièrement paritaire : 17 femmes et 17 hommes. C’est le gouvernement du renouveau, qui permet l’accession aux responsabilités d’une nouvelle génération et de nouveaux talents : l’arrivée de Manuel Valls au Ministère de l’Intérieur en est l’un des principaux symboles. C’est aussi un gouvernement qui entame son action sous le signe de l’exemplarité : tous les ministres ont signé une « charte de déontologie » et ont adopté le principe de la réduction de 30% de leur rémunération, rompant ainsi avec les dérives que nous avons connues par le passé.

 

Avec mon suppléant, Gérard Langlois, je suis fière de porter les couleurs de la majorité présidentielle dans notre circonscription et de vous appeler à donner à ce nouveau gouvernement les moyens d’agir, par vos votes, les 10 et 17 juin prochains.


Annie Novelli
Candidate aux élections législatives dans la 14e circonscription de Paris

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