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Le PS a adopté lundi  21 Avril 2008  sa nouvelle "déclaration de principes", un document* en 21 articles précédés d'un préambule. Elle sera soumise au débat et au vote des militants pour adoption à la Convention du PS du 14 juin. Il s'agit de la première phase de la préparation du Congrès
(7 au 9 novembre).
 
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Notre amie Ingrid à la Rochelle Aout 2007

 



 










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"Désirs d'Avenir Paris 16éme"

           
Rénover la gauche avec Ségolène Royal
 Le Pacte Rénovateur

Samedi 17 mai 2008

« Si les militants en décident ainsi, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du PS » , a déclaré Ségolène Royal, vendredi soir, à Paris. (Bouchon/Le Figaro)

L'ex-candidate à la présidentielle a officiellement annoncé hier, sa volonté de briguer la succession de François Hollande lors du prochain congrès du parti en novembre à Reims.

NE PAS se laisser distancer. Face à la forte poussée de Bertrand Delanoë dans les sondages et dans le cœur des sympathisants socialistes, Ségolène Royal accélère à nouveau. Hier soir à Paris, à l'occasion d'un « atelier citoyen » qui réunissait quelque 500 personnes dans une salle du XXe arrondissement, la concurrente de Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle s'est déclarée candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. « Si les militants en décident ainsi, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du PS » , a-t-elle indiqué, en clôture d'un long discours. Pas tout à fait improvisé mais tout de même « écrit dans le train qui la ramenait de Poitou-Charentes », indique-t-on dans son entourage.

Avant de se déclarer, Ségolène Royal a vigoureusement défendu sa méthode « participative » pour élaborer sa contribution au congrès de Reims en novembre. Consulter, débattre, écouter les citoyens, « c'est une démarche indispensable et rassembleuse (…), la seule capable de nous remettre en ordre de bataille », a plaidé Ségolène Royal. Installée au centre d'une salle en configuration « débat participatif » pas d'estrade, public en cercle la présidente de la région Poitou-Charentes a donné sa vision du PS. « Nous devons en faire le parti de toute la société française, engagé dans les luttes de son temps, responsable, moderne et capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale », a-t-elle proposé. Citant à plusieurs reprises François Mitterrand, Ségolène Royal a voulu se placer dans le sillage de la figure historique du PS en appelant les militants à « relancer la gauche comme il le faisait il y a 35 ans ».

 

« S'il ne bouge pas, le parti peut disparaître »

 

En se jouant notamment de la concurrence à laquelle Ségolène Royal a réservé plusieurs parties de son discours sans toutefois se livrer à des attaques ad hominem. « Le vrai risque, ce n'est pas l'affrontement, c'est que, sous prétexte de l'éviter, rien ne change », a-t-elle lancé. Voilà pour Pierre Moscovici et tous ceux qui, comme lui, plaident pour que le congrès de novembre ne se traduise pas par un affrontement des présidentiables. Quant à son principal rival, le maire de Paris, Bertrand Delanoë qui lui reproche de bâtir sa contribution en posant des questions, elle répond : « Nous avons aussi posé des diagnostics. »

De toute façon, la désormais candidate l'a assuré : « Il n'y a pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs puisque les militants n'en veulent pas. » Selon elle, « le PS est capable de dépasser les clivages qui l'affaiblissent dans des confrontations inutiles ». D'autant que la candidate a également annoncé hier soir bénéficier du soutien de vingt-cinq premiers secrétaires fédéraux du parti. À croire que Ségolène Royal s'est appliqué à elle-même l'analyse qu'elle formulait en début de semaine à propos du PS. « S'il ne bouge pas, le parti peut disparaître », a-t-elle même lancé. Hier soir, Ségolène Royal s'est enfin déclarée, quitte à emballer la course à la conquête du PS. Les grandes manœuvres ont bel et bien commencé.

par Pacte Rénovateur Paris 16 ajouter un commentaire créer un trackback
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Vendredi 16 mai 2008

RAchid : Les dernières statistiques font état d'une augmentation de 3,7 % du pouvoir d'achat en 2007 ? Comment interprétez-vous ce chiffre ?  

Thomas Piketty : D'abord, le chiffre publié par l'Insee est plus proche de 2 %. Pour comprendre ce genre de chiffres, il faut savoir que quand on parle d'augmentation du pouvoir d'achat, on oublie de diviser par la croissance de la population. Or celle-ci augmente de 0,5 % par an.  

En fait, le nombre de ménages augmente plus rapidement, car on a de plus de plus en personnes seules. Cela divise déjà par deux les estimations données sur l'augmentation du pouvoir d'achat.  

nantais : La loi TEPA défiscalisant et détaxant les heures supplémentaires ne crée-t-elle pas un effet d'aubaine pour les entreprises plutôt qu'une incitation à faire travailler davantage les salariés et donc à les rémunérer davantage ?   

Thomas Piketty : Pour l'instant, la seule chose qu'on sait, c'est qu'il y a un énorme effet d'aubaine. Les 6,5 milliards d'euros qui ont été budgétés par le gouvernement pour cette mesure ont été calculés sur la base des volumes d'heures supplémentaires qui étaient effectuées avant la réforme. Donc on sait que, de toute façon, ça coûtera 6,5 milliards d'euros. On dépense beaucoup d'argent pour des heures supplémentaires qui existaient déjà.  

La deuxième question, c'est de savoir s'il y aura des heures supplémentaires en plus, créées par cette réforme. On peut déjà dire que, d'une part, le rapport coût/bénéfice restera très défavorable, même si on a 10 % d'heures supplémentaires en plus, on aura déjà dépensé 6 milliards d'euros en plus, ce n'est pas rentable économiquement comme mesure.  

De plus, le plus probable est qu'il y aura surtout une utilisation de cette mesure non pas pour créer des emplois en plus, mais pour l'utiliser comme niche fiscale. Quand un employeur voudra payer une prime à un salarié, il va la maquiller en heure supplémentaire pour bénéficier de la niche fiscale. Tous les témoignages qu'on a vont dans cette direction. D'ailleurs, ils auraient bien tort de s'en priver.  

markhoz 1 : Peut-on vraiment prétendre que les avantages fiscaux profitent uniquement aux riches ? Pensez-vous que l'exonération des intérêts d'emprunts, les nouveaux taux de droits de succession ne profitent qu'aux "riches" ? Quels sont, selon vous, les revenus d'un "riche" ?   

Thomas Piketty : Pour prendre l'exemple des droits de succession, avant la réforme de 2007, il était possible de transmettre à ses enfants jusqu'à 500 000 euros de patrimoine sans payer d'impôt, pour un couple avec deux enfants. Ce qu'a changé la réforme, c'est qu'on va pouvoir transmettre 1,6 million d'euros de patrimoine sans payer d'impôt.  

Les personnes entre 500 000 et 1,6 million sont-elles toutes très riches ? Ça ne fait quand même pas beaucoup de monde. Concrètement, il y a aujourd'hui moins de 3 % des Français qui ont plus de 500 000 euros de patrimoine et moins de 1 % qui ont plus de 1,6 million d'euros. Donc les bénéficiaires de cette mesure font partie de ceux-ci, c'est quand même une minorité.  

Louise : On nous parle beaucoup de la hausse des produits alimentaires. Cela me semble un problème infiniment moins important que le coût des logements. Comment vont évoluer les prix de l'immobilier dans les années à venir ?  

Thomas Piketty : Je pense qu'effectivement le vrai problème est l'inflation sur le prix des actifs. Le vrai problème sur l'immobilier, c'est comment relancer la construction. Tant qu'on aura une offre de logements insuffisante, on aura une très forte inflation immobilière.  

C'est là que la mesure sur les intérêts d'emprunt n'est pas satisfaisante. On a déjà fait des expériences de ce type de subvention fiscale à l'immobilier, et cela n'a pas permis de relancer l'offre de logement. Ce genre de subvention a pour effet de doper l'inflation immobilière.  

Aujourd'hui, c'est sur une nouvelle politique de l'offre de logement, de la construction de nouveaux logements, qu'il faut réfléchir.

RACHID : Est-il possible d'inciter les entreprises à augmenter les salaires sans que cela nuise à leur compétitivité, notamment pour les PME ?  

Thomas Piketty : Déjà, une bonne solution est d'éviter d'avoir un système fiscal qui pèse trop lourdement sur les salaires. Le problème en France, par exemple, c'est que quand vous voulez augmenter d'un euro le salaire d'une caissière, vous allez payer des cotisations fiscales pour financer l'assurance-maladie, les allocations familiales, etc.  

Par contre, si vous dépensez un euro pour acheter une nouvelle machine pour remplacer la caissière, vous ne payez pas de cotisation sociale. Cela crée une distorsion dans le choix des entreprises : elles ont plus intérêt à remplacer les salariés par des machines qu'à augmenter les salaires et l'emploi. Ce dont on a besoin d'abord, c'est une réforme fiscale et du financement de la protection sociale.  

nmaillot : Les futurs gouvernements n'auront vraissemblablement pas les moyens de maintenir un niveau de salaire décent aux fonctionnaires. Ne va-t-on pas vers une paupérisation de la fonction publique ?  

Thomas Piketty : Je pense qu'on est dans une situation très perverse en ce qui concerne les fonctionnaires. D'un côté, ils sont objectivement mal payés et de l'autre, on les traite souvent de privilégiés en stigmatisant certains avantages annexes, comme la retraite par exemple. 

Il serait beaucoup plus sain, par exemple, d'avoir un système unifié de retraite pour le public et le privé, ce qui permettrait de dégager des marges de manœuvre pour mieux payer les fonctionnaires.  

Fkarrer : Y a-t-il une évolution parallèle entre le dit pouvoir d'achat et l'épargne des Français ? L'épargne est-elle un outil potentiel trop souvent ignoré des gouvernements pour relancer la consommation ?  

Thomas Piketty : Globalement, les deux évolutions sont parallèles. Mais on a observé au cours des quinze dernières années une augmentation de l'épargne de précaution des ménages, ce qui correspond notamment à un manque de confiance dans le système de retraite, et plus généralement, dans l'avenir.  

FANTOMAS : Y a-t-il un lien entre baisse des dépenses publiques et pouvoir d'achat ?  

Thomas Piketty : Tout dépend quelles dépenses publiques on baisse. Si l'on baisse des transferts sociaux, ça va diminuer le pouvoir d'achat des personnes qui en bénéficient. Tout dépend aussi de ce qu'on fait avec les économies provenant de cette baisse.  

jl : Quel impact peut-on attendre sur les prix et le pouvoir d'achat des mesures envisagées dans le domaine du commerce de détail ?  

Thomas Piketty : Le problème, c'est que pour l'instant les mesures envisagées sont surtout favorables aux grands distributeurs, et sans doute pas tellement aux consommateurs. Il faudrait aller beaucoup plus loin pour briser la situation d'oligopôle qu'on a en France entre les enseignes de la grande distribution.  

SR : Faut-il libéraliser totalement les procédures d'installation des hypermarchés ?  

Thomas Piketty : Totalement, certainement pas. Mais il faut les libéraliser. En pratique, ce qu'on constate, c'est que dans les commissions qui décident de l'ouverture de nouveaux commerces, les associations de consommateurs sont presque toujours favorables à ces ouvertures. Dans ces cas-là, il faudrait les laisser décider positivement.  

oleg : Que pensez vous des propositions de M. Hamon du Parti socialiste, qui prétend rendre du pouvoir d'achat en baissant de 2 % (!!) la TVA ? Franchement, est-ce bien sérieux ?  

Thomas Piketty : Il y a sans doute des façons de mieux cibler la baisse. Aujourd'hui, il y a un nouvel outil, créé en 2000 par la gauche, la prime pour l'emploi, qui permet de mieux cibler la baisse de TVA sur les ménages à revenus modestes.  

Le problème d'une baisse de TVA pour tout le monde, c'est que ça coûte très cher par rapport à l'effet obtenu en termes de relance du pouvoir d'achat.  

SR : Faut-il augmenter fortement le smic ? Y a-t-il un risque qu'il tire les salaires vers le bas ?  

Thomas Piketty :  Il ne faut pas laisser le smic filer vers le bas. Il faut qu'il augmente comme la moyenne des salaires. En même temps, le faire augmenter beaucoup plus vite que la moyenne des salaires serait dangereux, car cela conduirait à un tassement des rémunérations et des progressions de salaires.  

Fantomas : Le pouvoir d'achat est-il bien mesuré ?  

Thomas Piketty : Il est bien mesuré à condition qu'on comprenne exactement ce que l'Insee mesure. Il faut bien comprendre que l'augmentation du pouvoir d'achat mesurée par l'Insee est de toute façon extrêmement faible.  

Le pouvoir d'achat par habitant, d'après les chiffres de l'Insee, est supposé progresser d'à peine 1 % par an. Et certaines années, à peine 0,5 %.  

C'est une augmentation totalement invisible à l'œil nu. Surtout par comparaison aux périodes des "trente glorieuses" où le pouvoir d'achat progressait de 4 ou 5 % par an.  

De plus, une hausse moyenne insignifiante de 0,5 % ou 1 % dissimule le fait qu'une bonne partie des ménages connaissent des pertes nettes de pouvoir d'achat. Par exemple, ceux qui ont dû changer de logement et encaisser d'un seul coup toute la hausse accumulée des loyers depuis leur dernier déménagement.  

Bonnar : Quelles solutions s'offrent au gouvernement pour vraiment augmenter le pouvoir d'achat ?  

Thomas Piketty :  Les baisses ciblées de TVA ou l'augmentation de la prime pour l'emploi permettent, pour un coût raisonnable, de relancer de façon réelle le pouvoir d'achat. Malheureusement, ce n'est pas le choix qui a été fait.  

ola : Comment augmenter le pouvoir d'achat des retraités ?  

Thomas Piketty : Le plus important, c'est de clarifier les droits des retraités et les évolutions futures du montant de leur retraite. Et actuellement, personne ne comprend rien aux règles de calcul de la retraite, aux règles de son évolution.  

Il y a une absence de visibilité sur le calcul et le montant des droits à la retraite, qui est génératrice d'une très forte angoisse parmi les Français.  

Henri : Que pensez-vous du RSA ?  

Thomas Piketty : Ce serait bien, à condition que l'articulation avec la PPE [prime pour l'emploi] soit bien pensée, ce qui n'est pas le cas actuellement, car il est envisagé de financer le RSA [revenu de solidarité active] en abaissant la PPE. Ce qui reviendrait en gros à déshabiller les salariés pauvres à temps plein pour habiller les salariés pauvres à temps partiel. C'est une politique de Gribouille !  

SR : Que peut-on attendre de la commission Stiglitz sur les nouveaux indicateurs de bien-être ?  

Thomas Piketty : Pas grand-chose. Les chercheurs et les économistes, en général, n'attendent pas les injonctions des présidents de la République pour poursuivre leur réflexion sur les nouveaux indicateurs de croissance.  

jl : On parle toujours des moyennes, mais il existe de fortes disparités dans l'évolution des revenus au sein de la population. Qui sont les grands gagnants et les grands perdants ?  

Thomas Piketty : Les études les plus récentes, comme celle de Camille Landais, à l'Ecole d'économie de Paris, montrent que les gains de pouvoir d'achat sont très fortement concentrés parmi les plus hauts revenus.  

D'autre part, pour un même niveau de revenus, certaines personnes subissent des pertes de pouvoir d'achat plus fortes que les autres, par exemple s'ils ont dû prendre un nouveau logement, comme je le disais plus haut.  

Il faut sortir des évolutions moyennes et étudier les répartitions des gains de pouvoir d'achat.  

SR : Que vous inspire le chiffre de 1 200 milliards d'euros en 2007 pour le montant total de l'assurance-vie ?  

Thomas Piketty : C'est le signe d'une inquiétude, notamment par rapport aux retraites. On a en France une des plus fortes épargnes du monde, ce qui s'explique par le manque de lisibilité du système de retraite à long terme. Le pire, c'est que cette épargne est souvent mal placée.  

Il est urgent de refonder nos systèmes publics de retraite par répartition pour clarifier et sécuriser les droits des jeunes générations.  

SR : Faut-il repenser l'impôt sur le revenu ? Sa progressivité est-elle réelle ?  

Thomas Piketty : Il faut repenser profondément le système de l'impôt sur le revenu, qui est aujourd'hui truffé de niches fiscales qui remettent en cause le principe d'équité "à revenu égal, impôt égal" et qui minent l'idée même de progressivité. Tout le monde le dit, mais personne ne le fait.  

Et de nouvelles niches fiscales sont créées chaque année : heures supplémentaires, nouveau statut défiscalisé d'entrepreneur individuel proposé par la prétendue loi de modernisation de l'économie, etc.  

John Keynes : Le gouvernement parle de réformes. Mais la vraie réforme n'est-elle pas dans la remise à plat des niches fiscales ?  

Thomas Piketty : Bien sûr, mais pour cela, il faudrait déjà commencer par ne pas en créer de nouvelles.  

Fkarrer : La politique d'encouragement du travail des seniors est-elle pertinente ?  

Thomas Piketty : Aucune réforme du système des retraites ne réussira si l'on ne mène pas enfin une vraie politique d'encouragement et d'aide à l'emploi des seniors. 

par Désirs d'avenir Paris 16 ajouter un commentaire créer un trackback
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Jeudi 15 mai 2008

     


    David Assouline
    Sénateur de Paris

    Dominique Bertinotti
    Maire du 4ème arrondissement

    Co-Présidents du Pacte Rénovateur

    et
     
    l’équipe du Pacte Rénovateur


    vous convient à un Atelier Citoyen avec

    Ségolène Royal


    autour des questions de la consultation participative pour un Congrès utile et serein :

     
    • De quelle façon faut-il sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir ?

    • Avec quelles nouvelles règles les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme ?

    • Quelles nouvelles règles communes pour parvenir sereinement : à un Parti socialiste qui intègre toutes les nouvelles formes de militantisme, d’engagement citoyen, les réussites du travail des élus locaux et qui décide efficacement, avec le sens de la discipline collective ?




    Vendredi 16 Mai 2008 à 20h00

    La Bellevilloise
    20 rue Boyer - 75020 Paris
    Metro Gambetta (ligne 3) sortie Martin Nadaud et Ménilmontant (ligne 2)
    Bus 26, 61, 69, 96 - Parking Saint-Fargeau à proximité


    http://www.pacte-renovateur.com
    http://www.congresutileetserein.com



    Pacte Rénovateur : qui sommes nous ?

    Le Pacte Rénovateur rassemble les militantes et militants qui pensent qu’il faut partir des acquis de la campagne présidentielle, de l’exceptionnelle mobilisation populaire suscitée par Ségolène Royal et du vent de rénovation qu’elle a fait souffler sur les propositions et sur la démarche politique des socialistes, pour mener à bien l’effort collectif de rénovation du PS. Ses débats sont ouverts à tous les socialistes qui veulent y participer. Car nous voulons privilégier le débat sur le fond, avec la volonté de dépasser ainsi les stériles et anciennes divisions internes du PS. Nous restons en particulier attachés à la méthode citoyenne des débats participatifs pour permettre au PS de revenir au premier plan du combat pour préparer l’alternative à la politique de Nicolas Sarkozy.



    --

    Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association  Désirs  d'avenir :
    http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion 

    Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
    http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf
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    Mercredi 14 mai 2008

    Tribune de Gérard Collomb, maire de Lyon, et François Rebsamen, maire de Dijon sur le site www.congresutileetserein 
     
     
    Il y a quelques semaines, nous remportions les élections municipales et cantonales. Pendant plusieurs mois, nous avons, dans nos villes et dans nos cantons, dialogué avec les électeurs, avec les militants et les sympathisants du Parti socialiste et de la gauche entière. Nous connaissons leurs attentes, leurs espoirs mais aussi leurs impatiences et parfois leur scepticisme vis-à-vis de la politique en général y compris du Parti socialiste à qui ils ont pourtant apporté la victoire.

    Cette victoire nous engage. Les votes d'adhésion aux projets que nous avons présentés localement doivent maintenant trouver un débouché national dans une véritable réforme des analyses et du fonctionnement de notre parti. Le débouché, ce doit être un Parti socialiste qui écoute, qui innove, qui propose, qui sache fédérer autour de lui tous ceux qui veulent proposer une alternative à la politique menée aujourd'hui dans notre pays.

    C'est notre responsabilité historique de faire que la gauche ne se contente pas de belles victoires locales mais qu'elle sache les transformer en une victoire nationale. Elle doit donc commencer par s'interroger sur les raisons des ses défaites dans les scrutins nationaux.

    Il y avait incontestablement un élan dans la campagne de Ségolène Royal.

    Il a sans doute manqué un projet partagé collectivement par tout le Parti socialiste. Un projet qui ne puisse donner prise à la critique ,de n'être qu'une simple posture idéologique mais qui apparaisse aux yeux des français comme basé sur une analyse lucide de la société du 21e siècle, une appréhension en profondeur des grands problèmes auxquels elle se trouve confrontée.

    Les Français sont de plus en plus lassés par les formules toutes faites, entendues maintes fois et dont nos sympathisants et nos militants, eux-mêmes, comprennent qu'elles sont plus destinées à des positionnements internes au PS, que véritablement porteuses de solutions pour notre pays.

    C'est pourquoi il faut que, lors de notre congrès, le débat porte sur le fond, qu'il ne se réduise pas à une série de manœuvres tactiques qui, dans les couloirs et les arrière salles, se résumeraient d'abord en des querelles de personnes, masquées dans d'apparents débats de courants.

    Il faut que le Parti socialiste ait vis-à-vis de lui-même une grande exigence intellectuelle pour qu'il apparaisse aux yeux de tous les Français comme capable de répondre aux grands défis qui sont ceux de notre monde et de notre pays.

    La conjoncture est pour cela porteuse. Les solutions simplistes qui avaient été avancées par Nicolas SARKOZY pendant les présidentielles se heurtent en effet aujourd'hui au mur d'une réalité infiniment plus complexe. De même l'ultra libéralisme réduisant de plus en plus l'économie à de simples jeux financiers a montré ses limites dans la crise des subprime. Dans le même temps, quelques affaires retentissantes dans un certain nombre de nos entreprises ont montré que celles-ci ne pouvaient se passer d'un certain socle éthique.

    L'époque est donc propice aux socialistes pour offrir une nouvelle perspective à la société française.

    Encore convient-il qu'ils ne retombent pas dans leurs vieux démons en reprenant un discours archaïque.

    Pour cela, ils doivent pleinement assumer la mue intellectuelle qu'ils ont déjà en fait accomplie. Ils savent bien que les temps ont changé depuis que Karl Marx analysait le capitalisme de la société anglaise de La Fabrique.

    La critique que nous pouvons dresser de la société actuelle aurait plus de force si nous reconnaissions que nous entendons placer notre action dans le cadre d'une économie de marché, qu'il s'agit de réformer, non de briser.

    Au niveau local, cette révolution culturelle a déjà été menée. Nous savons ce qu'exige l'attractivité d'un territoire : l'interaction de services publics de qualité, de pôles d'innovation et de recherche de haut niveau et d'entreprises à forte valeur ajoutée, donc compétitives.
    Nos collectivités travaillent quotidiennement avec les entreprises pour leur développement et parce qu'il y va de l'intérêt général.

    Certes, nous sommes bien placés pour constater un certain nombre de dysfonctionnements de notre société.

    Ce sont en effet les élus locaux qui se trouvent en première ligne face aux problèmes d'exclusion, face aux problèmes de pouvoir d'achat d'un certain nombre de salariés ou de retraités. Mais nous savons aussi que pour résoudre ces problèmes il faut produire de la richesse. Car la production de richesse est la condition nécessaire à toute politique de redistribution.

    Nous savons que nous avons besoin d'une dynamique économique forte pour mener les politiques que nous mettons en place pour rééquilibrer nos villes, en finir avec les quartiers paupérisés et ghettoïsés, bref pour construire des territoires où nous rendrons possible un réel vouloir vivre ensemble.

    De même au niveau national, nous sommes dans notre rôle lorsque nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs victimes de délocalisations ou de licenciements.

    Mais la solidarité ainsi manifestée serait de pure forme si nous n'étions pas capables d'indiquer quelle politique pourrait nous permettre d'éviter de telles situations, une fois la gauche revenue au pouvoir.

    Cela demande que nous expliquions comment nous entendons faire muter économiquement notre pays pour qu'il demeure compétitif dans un contexte où de manière inéluctable, de grands pays sont en train d'émerger qui sont dès aujourd'hui de redoutables concurrents pour nos produits de base et qui commencent à le devenir même dans le domaine des technologies avancées.

    Pour sauvegarder notre compétitivité, il n'y a en fait qu'une seule solution : être dans tous les domaines, à la pointe de l'innovation !

    C'est là l'axe majeur qui doit sous-tendre toutes nos politiques. Il faut que notre université et notre recherche irriguent davantage notre économie. Il faut accroître l'efficacité de notre système scolaire et plus généralement, élever le niveau de formation de notre société tout entière.

    Il faut repérer les nouvelles tendances qui marqueront la société de demain afin d'anticiper les productions à développer.

    C'est dans une modernité ainsi retrouvée que nous pourrons garantir aux Français dans les faits et non dans les mots un pouvoir d'achat et une protection sociale élevés.

    Car nous le savons : toute promesse sociale qui ne serait pas basée sur une économie capable d'affronter la concurrence mondiale ne serait que pure démagogie.

    Cela, la plupart des Français aujourd'hui le comprennent. C'est pourquoi les Socialistes ne seront crédibles que le jour où leur discours sur l'économique, le social et le développement durable, apparaîtra comme ayant une véritable unité.

    Si le monde a changé d'un point de vue économique, la société française elle aussi a profondément muté. Là aussi, il faut que nous en analysions les changements.

    La société française s'est beaucoup fragmentée, nous devons en tenir compte. Le Parti socialiste, par exemple, parle volontiers de la nécessaire reconquête  des couches populaires. Les élus locaux peuvent témoigner combien ces couches sociales sont loin d'être aujourd'hui homogènes, quels clivages il peut y avoir à l'intérieur même de ces couches populaires.

    Entre exclus du monde du travail et salariés, entre Français issus de l'immigration et Français d'origine...

    Comment dépasser leurs divergences pour qu'ils se pensent demain un destin commun ?

    Dans le même temps, il doit aussi pouvoir s'adresser à un certain nombre de couches moyennes et supérieures qui se  reconnaissent dans les valeurs sociales ou sociétales dont nous sommes porteurs : reconnaissance de la différence, acceptation des différents modes de vie, ouverture sur le monde, mais qui sont en même temps soucieux de modernité et d'innovation parce qu'ils appartiennent aux secteurs les plus dynamiques de la société. Comment les associer à notre démarche ?

    Le Parti socialiste doit donc redevenir le creuset où les uns et les autres pourront se réinventer un avenir partagé.

    Réaliser une telle synthèse, demande du dialogue, de la concertation, de la démocratie participative, ce qu'ont pratiqué l'ensemble de nos candidats pendant la campagne récente. Ce n'est donc pas simplement le programme du Parti socialiste qu'il nous faut changer mais aussi ses formes de dialogue avec la société, ses modes de gouvernance. Il nous faut nous ouvrir davantage à toute la société.

    Les Elus de gauche qui ont réussi sont aussi ceux qui ont su renouveler leurs équipes, s'ouvrir à l'ensemble de la société et à sa diversité.

    Le changement du Parti socialiste doit être aussi d'ordre organisationnel de manière à ce que le plus grand nombre puisse se sentir associé à la mutation que nous souhaitons engager.

    Telles sont les premières réflexions qui peuvent, nous semble-t-il, être tirées des dernières élections et nous paraissent être un préambule au débat entamé par les socialistes. Sachons faire de notre réflexion et de notre congrès à la fois un moment de réflexion sérieux mais aussi enthousiaste. C'est comme cela que nous apparaîtrons utiles à notre pays, fidèles à nos idéaux, capables d'inventer un nouvel avenir.

    par Désirs d'avenir Paris 16 ajouter un commentaire créer un trackback
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    Agenda

    Vendredi 16 Mai 2008 : Atelier Citoyen

    David Assouline. 

    Dominique Bertinotti     

    Ségolène Royal

    Vendredi 16 Mai 2008 à 20h 

    La Bellevilloise
    20 rue Boyer - 75020 Paris
    Metro Gambetta (ligne 3) sortie Martin Nadaud et Ménilmontant (ligne 2)

    Atelier Citoyen autour des questions de la consultation participative pour un Congrès utile et serein :

    •    De quelle façon faut-il sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir ?

    •    Avec quelles nouvelles règles les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme ?

    •    Quelles nouvelles règles communes pour parvenir sereinement : à un Parti socialiste qui intègre toutes les nouvelles formes de militantisme, d'engagement citoyen, les réussites du travail des élus locaux et qui décide efficacement, avec le sens de la discipline collective ?

    www.congresutileetserein.com

    ****

    Dans le cadre de la consultation participative lancée par Ségolène Royal :
     Débat participatif sur la 
     question 10 :
    " Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d'engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider
    efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?

     

    le lundi 5 mai
    à 20h
    -FIAP- 30, rue Cabanis-75014-Salle Berlin
    (métro Saint
    Jacques ou Glacière)

    *  *  *
     

      ***
    REUNION SUR LE QUESTIONNAIRE DE SEGOLENE ROYAL
    DANS LE 16éme

    MERCREDI 16 AVRIL à 19h30
    A partir des 10 questions élaborées par Ségolène Royal et ses collaborateurs en vue du Congrès du Parti Socialiste

    Réunion organisée par Désirs d’avenir Paris 16 et Le Pacte Rénovateur
    S’inscrire :
     da-ps16@hotmail.fr

                                      

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