Les propos de Ségolène Royal sur la libération d'Ingrid Bétancourt ne cessent d'alimenter une polémique.
Avec cette fausse polémique, on peut vraiment se demander de quoi l'UMP veut détourner notre attention puisque les propos initiaux
de Ségolène Royal "Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien dans cette libération." ne diffèrent guère de ceux de Claude Guéant qui a déclaré "Dans cette opération précise, les Français n'ont pas pris
part."
Cette polémique ne serait-elle pas qu'une petite manipulation politicienne de la part de l'UMP servant non seulement à
égratigner un leader de l'opposition mais aussi à dissimuler des "loupés" de la majorité? Décryptage d'une polémique organisée....
Que cache cette polémique montée en épingle?
Hypothèse 1: les gaffes de François Fillon au Québec
Samedi une allusion de François Fillon au «Vive le Québec libre» du général de Gaulle a été
qualifiée de «grave entorse au protocole diplomatique» par un grand quotidien anglophone canadien.
En rappelant le souvenir «déplaisant» de la visite du Général Charles de Gaulle, il y a 41 ans «M. Fillon s'est mêlé
inutilement et imprudemment de questions d'unité nationale qui ne le concernant en rien», a fulminé le quotidien de référence The Globe and Mail dans un éditorial.
Rappelant que le Premier ministre français a également qualifié de «pays», la province francophone du Québec, le Globe and Mail estime que «sa conduite constitue une grave entorse au
protocole diplomatique».
Hypothèse 2 : La probable venue de Nicolas Sarkozy au JO de Pékin
Alors qu'il y a quelques mois, Nicolas Sarkozy avait évoqué la possibilité d'un boycott des
JO, Nicolas Sarkozy va très probablement annoncer, en marge du G8 au Japon la semaine prochaine, qu'il se rendra à Pékin le 8 août pour la cérémonie d'ouverture des Jeux
olympiques, selon nombre de ses amis politiques de l'UMP. Pour le Point, cela s'appelle "un exemple de "Real
Politik"" ou "une volte-face diplomatique."
Hypothèse 3 : le mauvais sondage de Nicolas Sarkozy
La côte de Nicolas Sarkozy perd quatre points par rapport au mois de juin, à 33%, selon le baromètre TNS-Sofres pour Le Figaro Magazine rendu public jeudi 3
juillet. 65% des sondés ne font pas confiance au président de la République.
33% des personnes interrogées déclarent faire "tout à fait" (5%) ou "plutôt" (28%) confiance à Nicolas Sarkozy pour "résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement". 65% (+4) ne
lui font "plutôt pas" (28%) ou "pas du tout" (37%) confiance.
Rappel de la polémique
Après la libération d'Ingrid Bétancourt (mercredi soir), Ségolène Royal a affirmé au micro de RTL ne
souhaiter "ni polémique ni récupération politique"... juste avant de préciser: "Tout le monde le sait, c'est une opération colombienne rondement menée qui a bien
marché, qui prouve que les négociations avec les Farc étaient inutiles et n'avaient débouché sur rien"
Ces propos lui ont valu une volée de bois verte de la part de l'UMP
Le Premier ministre a estimé jeudi que la socialiste Ségolène Royal a fait preuve «d'un manque de
dignité totale» «Elle était comme une petite fille dans une cour de récréation», a également jugé
M.Fillon.
Quant à l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a estimé de son côté que les propos de Mme Royal relèvent «de
polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires» et «d'agitation politique».
«On ne critique pas le président de la République française sur des terres extérieures à la France», a-t-il
soutenu.
Lors du conseil national de l'UMP ce samedi, Xavier Bertrand et Christain Estrosi en ont rajouté dans la polémique : Xavier
Bertrand,le ministre du travail a qualifié sa prise de position sur la libération d'Ingrid Betancourt de "honte".
"Ségolène Royal a l'humanité d'un bigorneau", a renchéri le secrétaire-adjoint du parti, Christian Estrosi
Ségolène Royal a réagi en dénoncant "des opérations politiciennes totalement dérisoire".
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