S é g o l è n e  R o y a l
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Vendredi 20 juin 2008

Bertrand Delanoë, maire de Paris et candidat officieux aux plus hautes fonctions, a publié un livre, dans lequel il se déclare "libéral". Martine Aubry, maire de Lille et candidate officieuse aux plus hautes fonctions, l'a publiquement épinglé : "Ceux qui ont honte de se dire socialistes n'ont rien à faire dans notre parti."

Invité à signer son livre dans une librairie de Lille, Bertrand Delanoë a pris le chemin de fer. Arrivé à destination, qui voit-il sur le quai ? Martine Aubry ! Surprise, embrassades. Le voyageur, très ému, se fait offrir un tee-shirt "Bienvenue chez les Ch'tis", qu'il n'a même pas le temps d'enfiler : quelques milliers de journalistes et photographes, se trouvant là par hasard, entourent les tourtereaux. Lesquels ne supportent pas cette surexposition médiatique et le font savoir. "Ce n'est pas dans notre culture", dit Bertrand, approuvé par Martine. "Ils forment un joli couple", constate une militante socialiste.

Déjà, on parle de mariage. Il ne faudrait pas que le tribunal de grande instance de Lille vienne encore nous l'annuler, celui-là, pour quelque mensonge.

Robert Solé  pour Le Monde
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Vendredi 20 juin 2008
 
Nous vous entretenions dimanche dernier de la polémique opposant Bertrand Denanoë et Ségolène Royal à propos de l’usage du mot "libéral". Transmise par notre ami et conseiller général des Bouches-du-Rhône, Alexandre Medvedowsky, une intervention magistrale du député européen PS Vincent Peillon, au micro de RFI, rappelle de façon limpide les rapports entre socialisme et libéralisme.

À la question "Libéral, c’est un gros mot chez les socialistes ?",

Peillon répond :
"Pour répondre à cette question, il faut opérer un détour par l’histoire des idées. En 1830, la devise du mouvement socialiste, alors en pleine éclosion, était "Plus de libéralisme impuissant".
Le libéralisme - entendu comme la doctrine de l’émancipation de la personne, des droits de l’individu, de 1789 - se voyait en effet contesté par ceux-là même qui avaient mené, depuis une trentaine d’années, le combat pour les libertés. Pourquoi une telle évolution ? Parce que ces intellectuels se sont rendus compte que revendiquer uniquement les libertés ne suffisait pas : seuls quelques-uns jouissaient des libertés acquises quand une majorité en était écartée. Ces militants des libertés ont ainsi jugé nécessaire de compléter la doctrine libérale par la notion d’égalité. Or, le socialisme, ce n’est rien d’autre que cette même idée. Ce n’est rien d’autre que le constat qu’il faille créer les conditions de la liberté pour que chacun puisse être réellement libre. Autrement dit, c’est précisément pour réaliser ces libertés qu’on a construit le socialisme ! Sans l’intervention de la puissance publique, les politiques d’éducation de masse, etc., nous serions dans ce que Maurice Merleau-Ponty appelait la "mystification libérale
" : les libertés pour quelques-uns et pas pour les autres.

Le socialisme n’est ainsi en rien l’antithèse du libéralisme, mais son dépassement.*

Je l’ai souvent dit, il ne faut donc pas laisser les libertés aux libéraux : ce serait une erreur majeure, tant stratégique qu’historique ! Malgré cela, cette doctrine - qui inclut la visée des libertés mais qui n’oublie pas que, pour que les gens soient libres, il faut mettre en œuvre un certain nombre de choses - porte un nom : et ça s’appelle le socialisme ! Il n’y a donc pas de raison de s’appeler aujourd’hui "libéraux" : c’est une question qui a été réglée en 1830... (...) tant que l’on ne répondra pas dans notre société à la demande d’égalité - notre problème majeur depuis 30 ans -, on restera dans la mystification de libertés qui ne valent que pour quelques-uns : est-il nécessaire de rappeler que seule la moitié des enfants partent en vacances, que le système éducatif est en
échec, ... ?"
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Vendredi 20 juin 2008

Laurent Fabius soutiendra officiellement les Reconstructeurs ©
JEAN AYISSI / AFP

  Ce n'est pas une surprise. Juste une confirmation. Laurent Fabius soutiendra officiellement les "Reconstructeurs", assemblage hétéroclite de sensibilités, mais tous partisans du "ni Royal ni Delanoë" , au congrès PS de Reims, en novembre prochain. "Je vais soutenir le mouvement qu'on appelle des Reconstructeurs, des gens qui n'ont pas toujours travaillé ensemble au sein du Parti socialiste, parfois même qui se sont combattus, mais qui veulent que le parti soit solidement ancré à gauche", a-t-il expliqué sur i-Télé. Les proches de l'ancien Premier ministre sont l'un des éléments moteurs de ce groupe qui, depuis ses débuts, rassemble aussi ceux de Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Arnaud Montebourg.

Ciblant implicitement Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, en lutte sur la pertinence de la revendication libérale pour le PS, Laurent Fabius a salué sur i-Télé un mouvement qui "ne se pose pas des problèmes métaphysiques auxquels personne ne comprend rien". Il a aussi appelé à éviter "de trop présidentialiser les choses" en évitant "les bagarres, les petites phrases". "Il faut que le PS laisse un peu tomber les affaires d'ego et qu'il s'occupe du fond."

Des proches de DSK rejoignent Delanoë

Tandis que les fabiusiens se regroupent sous une même bannière, le camp des strauss-kahniens se fissure. Dans un texte commun, 13 d'entre eux rejettent la démarche des Reconstructeurs. En peine de trouver la "cohérence" de ce pôle, les anciens ministres Alain Richard, Catherine Tasca, Claude Évin et Charles Josselin, les députés Patricia Adam et Pierre Bourguignon, les maires de Rennes et Grenoble, Daniel Delaveau et Michel Destot, et le secrétaire national Alain Bergounioux ont annoncé jeudi qu'ils ne signeraient pas la contribution présentée par Socialisme et Démocratie, dont le premier signataire est pourtant Pierre Moscovici, un proche de DSK en lice pour devenir premier secrétaire.

Pire, ils vont "vraisemblablement" signer "celle de Bertrand Delanoë", comme ils le font savoir dans un texte commun regroupant 10 propositions sur l'orientation que doit prendre, selon eux, le PS. Une prise de position qui obéit à un timing précis, puisqu'une rencontre est prévue le jour-même à Lille entre le maire de Paris et Martine Aubry. "Nous avions indiqué clairement, au sein de Socialisme et Démocratie, depuis plusieurs semaines, que le dialogue devait être conduit de manière privilégiée avec Bertrand Delanoë pour ouvrir la voie à une motion majoritaire authentiquement rénovatrice." Delanoë, plus authentiquement rénovateur que les Reconstructeurs ? Ces derniers apprécieront.

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Jeudi 19 juin 2008

Plusieurs militaires de haut rang qualifient d'"imposture" le Livre blanc de la défense : "La nouvelle orientation en faveur du satellitaire ou de la création d'un 'commandement interarmées de l'espace font figure de gadgets", dénoncent-ils.

  Dans une tribune parue dans Le Figaro, jeudi 19 juin, un groupe d'officiers supérieurs et généraux
des trois armées (terre, air, mer), surnommé "Surcouf", critique les mesures présentées mardi dans le Livre blanc de la défense.
Le groupe, tenu à l'anonymat, estime que "l'Europe en général, et la France en particulier diminuent leur effort de défense au moment même où chacun les augmente (les dépenses militaires mondiales ont progressé de 45% en dix ans)."
Ils réclament "une analyse 'priorisante' des arbitrages, entre la défense et les autres budgets, et à l'intérieur du budget de la défense".
Selon eux, le Livre blanc n'en fournit pas "l'armature conceptuelle" puisqu'au titre des menaces, "il retient à la fois l'attentat terroriste, la guerre haute densité, le désordre dans le tiers-monde et la pandémie grippale".

"Il y a comme une imposture"


Pour le groupe 'Surcouf', "la nouvelle orientation en faveur du satellitaire ou de la création d'un 'commandement interarmées de l'espace' font figure de gadgets, lorsqu'on connaît les besoins réels et actuels des armées".
Les "avancées" que le Livre blanc présente, ressemblent, d'après ces militaires de haut rang, "à des lubies parce qu'elles ne sont pas sérieusement argumentées en termes d'arbitrage (alors que l'on voit les intérêts industriels qu'elles servent)".
"Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées à peine compensée par d'hypothétiques innovations technologiques et organisationnelles: il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l'efficacité de l'instrument militaire", écrivent-ils encore.
Sources : nouvel obs.com

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Agenda





le  vendredi 29 août à 14h30 ouverture de 
 l'Université d'été à La Rochelle
en présence de Ségolène Royal
-
Télécharger le programme de l'Université d'été en pdf

* * *
le vendredi 29, vers 18 heures,
 pot amical autour de Ségolène Royal 
à la Salle de l'Oratoire
 (rue Albert 1er – près de la Place de Verdun),
à 5 mn à pied du port de La Rochelle. 

* * *
Samedi 27 septembre
de 18 à 22 heures
au Zénith de Paris
Nous nous retrouverons pour
un Rassemblement de la Fraternité
 Avec Ségolène Royal

* * * 






 
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