D'après des résultats portant sur plus de la moitié des quelque cent fédérations départementales, la "déclaration de
principes", sorte de carte d'identité des socialistes du XXIè siècle, a été avalisée par 81,5% des militants.
La révision des statuts a recueilli autour de 76% des voix de ces mêmes fédérations.
Il y a eu "5 à 6% de votes contre, un peu plus pour les statuts que pour la déclaration de principes", selon Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande.
La nouvelle "déclaration de principes", qui compte 21 articles, conforte l'orientation réformiste du PS et se prononce pour "une économie sociale et écologique de marché".
L'abstention était considérée et comptabilisée comme un vote. Environ 8% des votants se sont abstenus sur la "déclaration de principes", 14% sur les modifications statutaires, selon des chiffres là encore provisoires.
La participation au vote, qui s'est déroulé jeudi dans les sections du parti, s'est élevée à environ 50%, un taux très voisin de celui enregistré en juin 2006 lors de l'approbation du projet socialiste pour l'élection présidentielle.
161.400 adhérents à jour de cotisation étaient appelés à ce scrutin, auxquels s'ajoutaient plusieurs dizaines de milliers d'autres susceptibles de voter après avoir acquitté leur arriéré de cotisation.
La nouvelle "déclaration de principes", qui compte 21 articles, conforte l'orientation réformiste du PS et se prononce pour "une économie sociale et écologique de marché".
Quant à la réforme des statuts, elle met le calendrier socialiste au diapason de l'échéance majeure de la vie politique française qu'est l'élection présidentielle.
Alors que jusqu'à présent, le PS tenait un congrès tous les trois ans, indépendamment des scrutins, désormais le parti organisera un congrès "au moins un an avant les échéances présidentielle et législative", qui sera suivi "au plus tard dans les trois mois" de la désignation du candidat à la présidentielle. Un autre congrès aura lieu "dans l'année qui suit ces mêmes échéances".
Il s'agit d'éviter de déconnecter la ligne politique du parti et le choix du candidat.
"Ce résultat est satisfaisant, l'objectif est atteint. Le PS se met au clair sur son identité, et les réformes statutaires sont très importantes", a commenté M. Le Foll.
Il a expliqué la mobilisation moyenne par le fait qu'"on savait qu'il y avait un accord" sur ces deux textes, et que donc "il n'y avait pas vraiment d'enjeu".
Les deux textes doivent être ratifiés au cours d'une Convention nationale le 14 juin. Quelques amendements (entre cinq et dix)
adoptés à l'unanimité par les conseils fédéraux pourraient y apporter des retouches. Ils seront soumis au vote de la Convention.
Sources Le Monde.fr
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