S é g o l è n e
R o y a lDésirs d'Avenir Paris 16
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Ecouter l'interview de Françoise Degois sur France Info, le 30 janvier.
Femme debout, de Françoise Degois,
Denoël, février 2009, 277 p.,
19 euros.
Le Mot de l'éditeur :
Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques. Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.
S é g o l è n e
R o y a l
Cher(e)s ami(e)s,
Après le succès de notre Fête de la Fraternité à Montpellier qui a réuni 3 000 personnes, Ségolène Royal nous invite à poursuivre le cycle de nos Universités Populaires et
Participatives se déroulant à Paris au Théâtre Dejazet.
Nous avons le plaisir de vous inviter à la prochaine UPP de ce nouveau cycle
"Bilan et perspectives
de la politique de Barack Obama"

avec
Bernard-Henri Lévy
Invité de
Ségolène Royal
Lundi 5 octobre à 20h30 au Théâtre Dejazet
41 boulevard du Temple - Paris 3ème
Métro République
Le 4 novembre
2008, un immense espoir s'est levé : Barack Obama est devenu le 44è Président des Etats-Unis d'Amérique. Près de 150 ans après l'abolition officielle de l'esclavage dans ce pays, un demi-siècle
après la fin de la ségrégation raciale et la suppression des lois Jim Crow de sinistre mémoire, un Afro-Américain prend la tête de la première puissance mondiale. Il concrétise ainsi le rêve
de Martin Luther King, ce rêve "qu'un jour, sur les rouges
collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité". Le président démocrate s'est attelé à une tâche immense: relever l'Amérique, affaiblie par la crise, et décrédibilisée au
yeux de la communauté internationale par les errements des années Bush.
Après les premiers succès (retrait progressif des troupes d'Irak, rapprochement entre le Rwanda et le Congo à son initiative,...), le nouveau président se heurte aux premiers écueils de la gouvernance mondiale. Provocations permanentes du pouvoir iranien malgré la main tendue d'Obama, émancipation de l'allié de toujours, Israël, qui freine des quatre fers dans la mise en place du processus de paix au Proche-Orient, enlisement de la grande réforme du système de santé lancée sur le plan intérieur : les difficultés s'amoncèlent pour le président fraîchement élu.
Un an après, quel bilan peut-on tirer de son action? Bernard-Henri Lévy, grand spécialiste des Etats-Unis, auteur de l'essai "American vertigo" (Grasset, 2006) qui relate son voyage au cœur de ce pays-continent aux visages multiples, tentera de nous apporter son éclairage sur la première année de l'ère Obama.
Quels sont ses moyens d'action? Quelles perspectives pour la suite de son mandat? Quel rôle peut jouer l'Europe face à cette Amérique nouvelle? Voici quelques unes des thématiques que nous vous proposons d'aborder lors de ce débat
Bernard-Henri Lévy répondra ensuite aux questions du public ; vous pouvez donc les envoyer dès maintenant soit par courrier postal soit par mél.
Pour envoyer vos questions
Par courrier : Association Désirs d’avenir, 95 Bd Raspail – 75006 Paris
Par mail : contact@desirsdavenir.org
L'ouverture des portes se fera à 20h précises.
Nous vous y attendons nombreux.
Une interview des animateurs de Jeunes d’avenir, réalisée par Elizabeth Husson de DA Paris
Parlez-nous de la naissance de JDA
JDA est né à l’issue de la campagne présidentielle de 2007.
Après cette campagne riche que nous avions vécue tous ensemble auprès de Ségolène Royal, au sein de Ségosphère, nous avions la volonté de continuer ce mouvement.
Ségosphère a connu une histoire brève mais forte. Parti de quelques membres fin 2006, le site Internet a comptabilisé plus de 10 000 membres en mai 2007 dont plus des deux tiers sont ensuite passés du militantisme virtuel au militantisme réel, si l'on peut ainsi dire.
Cette aventure reste importante pour nous. Il faut cependant aller de l’avant et construire un mouvement fort qui incarne les valeurs de sincérité, de transparence et de rénovation auxquelles nous adhérons.
Il était très important pour nous d'être un relais, un trait d’union, entre Ségolène et la jeunesse. Ça a été notre rôle tout au long de la campagne. C'est notre mission aujourd’hui. Nous sommes là pour relayer les questions relatives à la jeunesse auprès de l'équipe de Ségolène à travers notre démarche participative mais aussi pour relayer les propositions de Ségolène auprès des jeunes.
A la naissance de Ségosphère il y avait une volonté ferme de réintroduire les jeunes dans le débat politique, d'aller vers les plus "dépolitisés". Cela doit rester notre rôle.
L’idée de nous associer à Désirs
d’Avenir était naturelle pour nous, Ségosphère ayant toujours été très proche de DA dans sa manière de fonctionner. (Lire la
suite)
Biographie Jean-Paul Jaud
Pionnier de la télévision moderne, il a participé à l'aventure de la création de Canal+. Depuis deux ans, il se consacre à l'écriture cinématographique.
Après s'être voué au sport, Jean-Paul Jaud porte son attention vers l'écologie. Homme de télévision avant
tout, il commence par réaliser Le Noël des bergers et Les quatre saisons du berger pour la télévision, en 1992. Suivent Quatre saisons entre Marennes et Oléron (1997), Football : du rêve à la
réalité (1998), Quatre saisons pour un festin (1999), Les quatres saisons d'Yquem (2001). Sorti le 5 novembre dernier, 'Nos enfants nous accuseront' connaît un succès retentissant. Sans peur
d'affronter une réalité dramatique, Jean-Paul Jaud s'attaque aux dangers de l'agriculture chimique. http://www.
Biographie Dominique Belpomme
Dominique Belpomme est professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades.
Président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, qu’il a fondé en 1984, il est internationalement connu pour ses travaux de recherche. Il a notamment beaucoup
étudié les impacts de notre environnement sur l'apparition des cancers. Initiateur de l’Appel de Paris (2004) – déclaration internationale sur les dangers de la pollution chimique – et
coordonateur du Mémorandum de l’Appel de Paris (2006) – qui détaille les solutions techniques pour lutter contre les effets toxiques des polluants, le Pr. Belpomme s’est fait connaître auprès du
grand public pour ses prises de position fortes en faveur de la préservation de l’environnement et de la santé. Etant l’un des rares experts en santé environnementale auprès de différentes
instances européennes, il a été désigné pour représenter la communauté scientifique, en janvier 2005 à Bruxelles, lors de la séance inaugurale du Parlement européen destinée à présenter aux
parlementaires le projet de règlement REACH. On doit aussi à Dominique Belpomme la formulation du concept de santé durable, image en miroir du concept de développement durable et le concept de
prévention environnementale qui lui est associé. Ces deux concepts ont été formulés et explicités dans le Mémorandum de l’Appel de Paris ainsi que dans plusieurs articles et livres grand
public
Biographie de Paul François
Gravement malade suite à l’inhalation d’un désherbant, ce céréalier de Charente s’apprête à poursuivre en
justice le fabricant américain Monsanto.
L'accident a changé sa vie. Il faisait chaud, ce 27 avril 2004, près de Ruffec, dans ce coin de Charente du Nord, où Paul François, céréalier de 44 ans, cultive 240 hectares de terres. Blé, maïs et colza. Le gaz a surgi de la cuve, un récipient en résine posé sur un tracteur bleu. Les ailes déployées, l'engin ressemble de loin à une grosse libellule. Le «pulvé» permet de traiter les champs sur trente mètres de large. La cuve était restée exposée en plein soleil. Paul voulait vérifier qu'elle était bien «rincée». Il n'a pas fait la bonne manip. «Une odeur très forte est sortie, qui m'a chauffé tout le corps.» Paul a été littéralement gazé par le monochlorobenzène. Une molécule qui entre dans la composition du désherbant qu'il utilise pour traiter ses champs, le Lasso. Paul est rentré chez lui prendre une douche. Son état s'est dégradé. Après, ce sont ses proches qui lui ont raconté. Depuis, Paul n'est guère remonté sur son tracteur.
Au début du mois de novembre, après une longue bataille, le tribunal des affaires sociales (TASS) d'Angoulême a reconnu le lien entre la maladie, qui le frappe depuis quatre ans, et l'inhalation du désherbant. Le 1er décembre, l'organisme de sécurité sociale agricole a fait appel du jugement. L'année prochaine, Paul devrait ferrailler contre Monsanto, le fabricant du Lasso, devant le tribunal de grande instance de Lyon. Epaulé par François Lafforgue, avocat d'un cabinet qui s'est illustré dans des affaires de santé publique et de maladie professionnelle : amiante, légionellose. «Il a fallu surmonter beaucoup d'obstacles pour qu'on puisse caractériser le lien», dit l'avocat. Les obstacles, Paul François les écarte méthodiquement, même s'il a conscience de s'attaquer à gros. A l'écouter, on se dit que le conglomérat américain Monsanto n'a pas eu de chance de tomber sur un gars comme lui.
Chemise et lunettes noires, on pourrait le confondre avec un citadin. «Je ne me reconnais pas dans le terme d'"agrimanager"», souffle-t-il. Chez lui, on est loin des personnages campés dans la Vie moderne de Depardon. Pas la tête du paysan typique qui nous ramène tous à nos origines. Ce cinquième d'une famille de six enfants, à la scolarité difficile, est le seul à travailler dans la partie. Il a repris l'exploitation gérée par son père. Il est presque gêné par le chemin «boueux» qui mène à sa maison. Dans son bureau, pas grand-chose pour rappeler la ferme. Un ordi, et, affiché au mur, un plan de ses terres.
Paul François est atypique dans le milieu rural. «Il a parlé pour ceux qui ne parlent pas»,dit sa soeur Marie. «Pendant très longtemps, les agriculteurs ne souhaitaient pas qu'on évoque leurs problèmes de santé pour qu'on ne les traite pas de pollueurs», rapporte un spécialiste. Pas lui. Quand le réalisateur Jean-Paul Jaud, auteur de Nos enfants nous accuseront, un documentaire qui évoque l'empoisonnement des campagnes par la chimie agricole, l'invite pour l'avant-première à Paris, il n'hésite pas. «Il a expliqué son action. C'est un acte citoyen et exemplaire. Si lui peut le faire, tout le monde peut le faire», dit le réalisateur.
La maladie, Paul la détaille, comme pour mieux la combattre. Pourtant, l'écouter dresser la liste des affections dont il a souffert a de quoi vous tourner la tête. D'abord l'amnésie, l'insuffisance respiratoire, les problèmes d'élocution. Cinq semaines après l'accident apparaissent les vertiges. Cinq mois après l'inhalation, il a des absences sur sa moissonneuse-batteuse. «Je n'étais pas cohérent dans mes propos. Mes proches ne me reconnaissaient plus, je devenais irritable. Le matin, je donnais des consignes qui n'étaient pas celles du soir.» Son état empire. Il tombe à plusieurs reprises dans le coma. C'est sa femme, une ancienne infirmière «tenace», qui pousse les médecins à faire analyser des échantillons d'urine et de sang. Ils trouvent, pratiquement un an après l'accident, du chlorophénol. «On est censés ne pas en avoir», dit Paul.
Le corps médical rechigne à établir le lien avec l'inhalation du Lasso. Les médecins pensent plutôt dépression. Au début, il accepte l'idée. Le centre antipoison refuse de le recevoir. Un médecin le soupçonne de se «droguer». «Cela l'a mis en colère», explique un scientifique. «Je voyais autour de moi une suspicion malsaine», dit Paul. Heureusement, des experts trouvent son cas étrange, lui viennent en aide, l'aident à rédiger ses conclusions. «Il était tout seul, isolé», raconte le toxicologue Henri Pézerat. Sans cette main tendue, ces chercheurs qui ont pris sur «leur temps personnel», il ne sait pas où son combat en serait aujourd'hui.
Comment va-t-il maintenant ? Immunodéficient, il a fait trois septicémies depuis le début de l'année. «Je m'estime coriace», assure-t-il. On lui demande s'il craint pour l'avenir. Il répond : «Un médecin m'a dit : "Vous devriez déjà être mort."»
Depuis le jugement, il a découvert la puissance des médias capables de lui trouver une place dans un train complet rien qu'en claquant des doigts, ou saturer son portable d'appels. «Je me suis dit, il faut vite que je revienne sur ma ferme. Il faut rester lucide.» Dans la rue, à Ruffec, on le reconnaît, le félicite. Il se fait chambrer, aussi. Répond la même phrase : «Je ne suis pas passé à Qui veut gagner des millions.» Il souhaite pouvoir toucher d'autres agriculteurs qui souffrent des mêmes maux mais n'osent pas se battre.
Paul François est un pur produit de l'agriculture intensive. Il rappelle dans quoi il a baigné : «Nos parents ont donné l'indépendance alimentaire à l'Europe dans les années 70 et ils l'ont fait grâce à la chimie.» Mais il en est persuadé : «Si les firmes voulaient jouer le jeu, on pourrait utiliser les produits phytosanitaires sans faire courir de grands risques à l'environnement.» Son engagement ? Son père était, comme lui, un type «débrouillard, toujours en recherche, et pas à s'installer dans un truc», comme dit sa soeur Marie. «Il a un regard assez avant-gardiste, l'esprit ouvert, battant», dit le maire de Ruffec. Et il a des aïeux vendéens, des gens qui, selon Marie, se révèlent dans l'adversité. Vice -président de la communauté de communes, plutôt centre droit, il a repris la charge «environnement», se bat désormais pour faire respecter l'assainissement. Il a toujours voulu éviter toute récupération syndicale, «dépolitiser» son problème. Mais il l'assure : «Si on continue à exploiter nos terres avec de plus en plus de produits chimiques, on va dans le mur.» Il ne veut pas entendre le discours : «Tu as été empoisonné, tu devrais faire de l'agriculture bio.» Avant son accident, il utilisait déjà la rotation des terres, qui «fait du bien au sol» ; récupérait du fumier. Il compte aussi se mettre au trèfle. Et quand vous le quittez, il dit qu'il a promis à sa famille et à des amis d'être là tôt ce soir, pour préparer un pot-au-feu.
Avant l'accident, il était bon vivant. Il a un peu repris du poil de la bête. Il a deux filles, de 13 et 17 ans, qui pourraient gérer l'exploitation dans une démarche de développement durable. Son père Alphonse, 81 ans, ancien syndicaliste, observe sa lutte de loin. Il est, dit Paul, «fier de mon combat, inquiet pour ma santé». Paul François en 4 dates 1964: Naissance à Ruffec. 27 avril 2004: Inhalation du Lasso. 29 décembre 2004: Coma à son domicile. 3 novembre 2008: Reconnaissance de sa maladie professionnelle.
"D'une rive à l'autre, l'euroméditerranée en questions »
Le 30 Novembre 2009
ouverture des portes à 18h30
Au Théatre Dejazet
41 bd du Temple
PARIS 3è
Métro République
Intervenants :
Antoine Sfeir, journaliste, directeur des Cahiers de l' Orient, président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient
Pascal Boniface, Directeur de l'Institut de relations internationales
Amiral Jean-François Coustières
Hakim El Karouï, essayiste
Sihem Belkhodja, directrice Artistique et Initiatrice du Printemps de la danse - Rencontres Chorégraphiques de Carthage
L'UPP sera animée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon.

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