contact

da.ps16@gmail.com

 

Adhérer à Désirs d'Avenir 
 
Cliquez ici !

 

Présentation

  • : Blog des militants et sympathisants de Désirs d' Avenir du 16ème arrondissement de Paris, laboratoire d'idées et soutien de Ségolène Royal
  • Recommander ce blog

A lire, A voir....

Ecouter l'interview de Françoise Degois sur France Info, le 30 janvier.

 Femme debout, de Françoise Degois, Denoël, février 2009, 277 p.,
19 euros
.

 



  
 Si la gauche veut des idées

Le Mot de l'éditeur :

Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques. Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.



Recommander

                                S é g o l è n e  R o y a l
                    Désirs d'Avenir Paris 16


Ségolène Royal

Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 18:37


espoir-copie-1.jpg

Avec la réforme territoriale, ne pensez-vous pas que la région va en fait prendre le pas sur les départements ?

Tout le monde -Etat, région, département -en sortira affaibli. La bonne réforme est celle qui clarifie les compétences. Or, c'est le contraire. Déjà, elle ne va pas permettre de baisser les coûts. En Poitou-Charentes, nous compterons, d'après nos calculs, plus de 80 conseillers territoriaux au lieu des 55  conseillers régionaux actuels. Où allons-nous les mettre ? L'hémicycle de la région ne pourra pas tous les accueillir. Je ne vois pas non plus comment ces élus à double casquette trouveront le temps de siéger à toutes les réunions en lien avec le département et la région. A moins qu'on ne les professionnalise et que l'on renonce à garder des élus ancrés dans les territoires. Et puis, la région doit rester un espace de projet. Gérer l'action sociale à son niveau n'a aucun sens.

Un récent sondage met en évidence le manque de notoriété des présidents de région. Les conseillers territoriaux ne peuvent-ils pas y remédier ?

Il y a quelques exceptions dans ce sondage, dont la région Poitou-Charentes ! Ce n'est pas un hasard, mais le fruit du non-cumul des mandats. Renoncer à mon mandat parlementaire m'a permis de me consacrer à plein temps à ma région. Mon prédécesseur avait pris l'habitude de déléguer l'action régionale à des intermédiaires, jusqu'à faire oublier que nous sommes élus au suffrage universel direct. J'y ai mis fin en prenant des initiatives pour rapprocher la région de la population comme le financement du permis de conduire des jeunes en apprentissage.

Nous n'en restons pas moins pris, nous présidents de région, dans un système infernal de cofinancements qui nous pose un problème de lisibilité.

La réforme, qui doit encadrer ces fameux cofinancements, pourrait donc avoir du bon ?

Le gouvernement UMP fait le contraire de ce qu'il affirme. Il n'y a aucune clarification. Il prétend spécialiser les collectivités territoriales dans leurs compétences et multiplie les pressions pour que l'on vienne en aide à l'Etat impécunieux. Le préfet de la région Poitou-Charentes exerce un chantage infernal pour obtenir notre cofinancement au TGV.

La création de conseillers territoriaux ne va-t-elle pas dans le sens de la proximité que vous prônez ?

Je ne crois pas. C'est une réforme purement politicienne. Nicolas Sarkozy veut émietter la gauche et empêcher l'émergence de présidents de région forts. Il cherche avant tout à détruire le seul contre-pouvoir qui subsiste en France, celui des collectivités territoriales. Une réforme vraiment moderne serait d'élire les conseillers sur des listes régionales. Or le gouvernement préconise tout le contraire : il invente une nouvelle circonscription électorale, une nouvelle strate qui s'ajoutera et entrera en conflit avec les communes et les intercommunalités.

La suppression de la taxe professionnelle enlève du pouvoir fiscal aux régions. En avez-vous évalué les effets ?

En Poitou-Charentes, cette réforme va nous faire passer de 103 millions d'euros de recettes fiscales à 63 millions. On nous annonce des contreparties et des compensations, mais on n'en a pas la garantie. Ce qui est pervers dans cette réforme, c'est qu'on supprime une taxe sur toutes les entreprises, y compris celles qui ne sont pas délocalisables. La vraie modernité économique, c'est d'aider davantage les entreprises qui sont confrontées à la compétition internationale, les PME qui doivent croître, celles qui innovent. Nous avons affaire à une réforme aveugle qui supprime la taxe professionnelle des entreprises n'ayant aucune difficulté. Même les hypermarchés n'en paieront plus. C'est une absurdité. Et puis la perte de pouvoir fiscal des régions représente une perte de responsabilité des élus. Les collectivités ne doivent pas devenir les simples gestionnaires d'une dotation fixée au sommet par l'Etat. Mais la fiscalité n'est pas le seul levier d'action sur le développement économique. Les banques doivent être placées devant leurs responsabilités. Je suis scandalisée de voir qu'elles n'interviennent toujours pas en faveur des entreprises qui investissent et innovent dans la croissance verte.

La droite tire à boulets rouges sur les hausses d'impôt. Vous qui n'y avez pas touché, reprendrez-vous cet argument à votre compte dans votre campagne ?

J'observe que dans la région que je préside nous n'avons pas augmenté les impôts. Nous avons supprimé les dépenses inutiles pour financer toutes les actions nouvelles, en faveur de la croissance verte notamment. Contrairement à ce qu'elle dit, la droite a énormément augmenté les impôts. Pas moins de vingt taxes supplémentaires ont été créées au niveau national, dont la taxe carbone que les Français rejettent très majoritairement. Il y a donc quand même une singulière arnaque à s'en prendre aux collectivités territoriales et une certaine maladresse aussi. Mon adversaire Dominique Bussereau a augmenté de 26 % les impôts de son département, le plus riche de la région. S'il avait mieux géré, il n'aurait pas eu à le faire.

Les régions sont invitées à Copenhague. Pourront-elles y faire autre chose que de la figuration ?

Mais elles n'y feront pas de la figuration ! Rien ne se fait sans les collectivités locales. C'est le fameux principe, énoncé lors du premier sommet de la Terre à Stockholm en 1972 : « penser global, agir local ». Les Etats s'engagent sur des objectifs, certes, mais sur le terrain, ce sont les particuliers, les entreprises, les communes et, bien sûr, les régions qui agissent : la voiture électrique, c'est un projet de ma région, la maison écologique à moins de 80.000 euros aussi. Les collectivités interviennent aussi par la commande publique. Elles peuvent donc être très efficaces, mais c'est souvent l'Etat qui freine. Une chose est certaine, toutes les initiatives que nous avons lancées, sur les éco-industries, le plan photovoltaïque, le lycée Kyoto, toutes prouvent qu'un autre modèle de développement économique, social et humain est possible.

Malgré toutes ces actions, vous n'avez pu rallier les Verts à votre liste pour les prochaines régionales…

Certains ont quand même décidé de nous rejoindre dès le premier tour. Et ma porte reste ouverte. Sur le terrain, leur électorat ne comprend pas la position prise par les Verts. Je suis allée au-delà de leur programme de 2004. Les élus Verts sortants étaient d'ailleurs pour l'union. C'est une question de cohérence pour eux. Ils ne peuvent pas avoir autant participé à une majorité régionale reconnue comme exemplaire -Poitou-Charentes a été invitée à Copenhague -et faire cavalier seul. C'est une erreur de la part des appareils politiques.

En mars, quels sont vos critères pour parler d'un succès de la gauche ?

Conserver les régions serait déjà un succès. Le principal risque, c'est l'abstention, car les électeurs se sentent très loin de leurs représentants. Je constate une forte contestation de la démocratie représentative. D'où l'importance de la démocratie participative et des jurys citoyens, que nous avons créés en Poitou-Charentes.

Vous ne serez ni à Marseille pour le congrès des présidents de région, ni à Tours samedi pour la réunion du PS sur les listes régionales.  Pourquoi ?

Ma campagne pour les régionales est lancée. Ma place est sur le terrain, c'est là que je suis le plus utile.  La réunion de samedi est destinée à valider des listes qu'on connaît déjà. Ma présence n'est pas indispensable. Et puis la liste que je conduirai est déjà dans une phase d'élargissement. Je suis toute entière à ma tâche de présidente de région, là où je dois être.


                                                                                                 Les Echos - ACTUALITE / 

Par Désirs d'avenir Paris 16 - Ecrire un commentaire
Publié dans : Ségolène Royal - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 13:50



Marielle de Sarnez pour le Modem a
donc répondu à la proposition d'ouverture très concrète formulée par Ségolène Royal. La réponse est  négative et symptomatique de ce qu'est la parole politique dans notre beau pays.

Les uns et les autres parlent de la nécessité de faire une large alliance face à une droite décomplexée, mais aucun ne la met réellement en place préférant attendre de savoir au soir du premier tout ce que l'on pourra réellement négocier comme places sur la liste en tête. Ça c'est de la politique politicienne à l'ancienne! Croyez-vous que les électeurs du PS au premier tour ne savent pas qu'ils risquent de voir leur liste accueillir des membres du Modem ensuite? Ils s'en doutent mais ils ne le savent pas.
Avec Ségolène Royal les choses sont claires dès le départ: l'objectif est de construire une large alliance ac-en-ciel. Une large alliance pas construite précipitamment entre les deux tours mais proposées aux citoyens, en toute transparence, dès le premier tour. Pour qu'ils puissent comprendre la démarche et la cohérence.

Ce n'est donc pas le choix, a-priori, fait par la classe politique qui préfère encore s'en tenir à la rhétorique politicienne, aux circonvolutions du langage, permettant de faire croire qu'on est ouvert avec tout le monde, alors qu'on ne s'alliera avec personne. Chacun préférant se compter pour bomber le torse ensuite, ou pas, quand les négociations débuteront pour la liste finale.
C'est donc une excellente nouvelle pour sarkozy qui voit son opposition toujours émiettée et incapable de s'unir pour lui faire face. Merci à Ségolène Royal de continuer à faire de la politique autrement et lutter contre ce conservatisme des appareils politiques qui paralysent notre pays.

                                                                                 Par Asse 42

Par Désirs d'avenir Paris 16 - Ecrire un commentaire
Publié dans : Ségolène Royal - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 16:00

 

INVITATION
Ségolène Royal vous invite
à l'Université populaire participative
"D'une rive à l'autre, l'Euro-Méditerranée en questions"
Animée par Najat Vallaud-Belkacem
Lundi 30 novembre, à 18h30, Théâtre Dejazet

 

 

 

Chères amies, chers amis,

Parlant de la Méditerranée, l'historien Fernand Braudel disait qu'elle était "(...) mille choses à la fois. Non pas un paysage, mais d'innombrables paysages. Non pas une mer, mais une succession de mers. Non pas une civilisation, mais plusieurs civilisations superposées... La Méditerranée est un carrefour antique. Depuis des millénaires, tout conflue vers cette mer, bouleversant et enrichissant son histoire (...)"

La Méditerranée, est un carrefour de civilisations, un espace riche de son infini diversité, riche aussi de ses contradictions. Espace de paix, de tolérance, d'amitiés, qui a vu vivre sur les mêmes terres musulmans, juifs, chrétiens ; mais aussi espace de tensions, de rivalités et trop souvent de guerres. Entre fraternité et incompréhensions, la Méditerranée est la ligne de crête sur laquelle Orient et Occident ne cessent, depuis des siècles de s'enrichir mutuellement et de s'affronter.

Comme tant de fois dans son histoire, la Méditerranée est aujourd'hui à un croisement. Et du visage qu'elle prendra, dépend d'une certaine façon l'équilibre du monde. Car ce qui s'y joue est ni plus ni moins que l'avenir des relations entre le Nord et le Sud, entre l'Orient et l'Occident. Ce qui s'y joue, c'est l'issue du combat contre l'intolérance, la peur de l'Autre et toutes les formes de fondamentalismes.

Au moment où certains érigent des murs et des barrières humaines, culturelles ou économiques, au moment où des Cassandre insinuent le doute sur la possibilité d'une harmonie entre les différentes rives de la Méditerranée, il est plus important que jamais d'en rappeler la vocation historique. Berceau des trois monothéismes, point d'émergence d'un humanisme puisant sa source à Athènes, Jérusalem et dans la civilisation islamique des Lumières, la Méditerranée doit renouer avec ce qu'elle est au plus profond d'elle-même : un lieu d'échanges, de circulation et d'hybridation. Un lieu de métissage exceptionnellement riche.

Porte de l'Europe vers le Sud et l'Orient, point de rencontre naturel de l'Afrique avec l'Europe, la Méditerranée est notre avenir commun.

Cette université populaire sera l'occasion d'éclairer l'histoire singulière des relations entre l'Europe et l'ensemble du monde méditerranéen, l'occasion aussi de mettre en lumière les défis stratégiques, économiques, sociaux, culturels ou environnementaux que toutes ses rives ont en partage. Un an et demi après le lancement au forceps de l'Union pour la Méditerranée, quel bilan peut-on d'ores et déjà dresser ? Quels projets devons-nous faire naître ? Autant de questions auxquelles répondront les intervenants exceptionnels qui nous font l'honneur de leur présence.

Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement. Ce succès, c'est d'abord le vôtre.

                                                                                           Am
itiés sincères,

                                                                                          Ségolène Royal

Programme

Ouverture par Ségolène Royal

Intervenants


Antoine Sfeir, Directeur des Cahiers de l'Orient, Président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient, professeur en relations internationales au CELSA.

Pascal Boniface, geopolitologue, fondateur et dirigeant de l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS)

Hakim El Karroui, essayiste, fondateur du Club XXIème siècle

Jean-François de Coustières, Amiral

Sihem Belkhodja, directrice des rencontres chorégraphiques de Carthage et Initiatrice du Printemps de la danse

 

 

Par Désirs d'avenir Paris 16 - Ecrire un commentaire
Publié dans : Ségolène Royal - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 20:53


Vous ne vous êtes pas réjouie du renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel…
Ségolène Royal.
Il est dommage que la justice n’ait pas eu les moyens d’être rendue plus tôt.
L’exemplarité doit être la première valeur d’un dirigeant politique. Mais le temps a passé et, pour ne pas altérer l’image de la France ni celle de la fonction présidentielle, je pense que la tranquillité doit être accordée à Jacques Chirac. Cette affaire vient de démontrer l’utilité du juge d’instruction pour que la justice soit la même pour tous.

Vous avez dit être favorable au débat sur l’identité nationale lancé par Eric Besson. Etes-vous prête à y participer ?

C’est un débat dont j’ai repris l’initiative en 2006, comme le prouvent les textes de mes discours qu’on peut lire sur le site Désirs d’avenir. Je n’ai donc pas attendu aujourd’hui pour donner ma vision de cette question centrale.

Pendant la présidentielle de 2007, vous aviez parlé du drapeau tricolore, chanté « la Marseillaise » dans les meetings. Pour vous, l’identité nationale passe par ces symboles forts ?

Il y a beaucoup de choses dans la nation : l’histoire, les valeurs, les symboles, mais aussi l’avenir. L’identité nationale ne se forge pas uniquement dans la fascination du passé. Je n’ai pas cette approche très conservatrice. Mais je crois que l’identité nationale française se réfère essentiellement à la Révolution française, c’est-à-dire la lutte contre les privilèges, la question des libertés, des solidarités, de la fraternité. Ce débat, je ne le crains pas. Car il peut mettre en valeur les clivages entre l’instrumentalisation d’une identité nationale définie de manière restrictive, qui se confondrait avec une forme de nationalisme, et une identité nationale qui, elle, est bien ancrée sur les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité.

Est-ce une mise en cause de la politique de Sarkozy ?

Bien sûr. Quand une politique creuse les inégalités, cela porte atteinte au ciment de la nation. Ce qui met en cause l’identité nationale, c’est cette politique et sa succession de scandales qui dégradent l’image de la France à l’étranger. Ce sont les conséquences d’une politique au service des privilèges, du népotisme, de politiques fiscales injustes… Garantir l’égalité réelle, voilà le premier fondement de l’identité nationale.

Etes-vous d’accord pour sanctionner les atteintes au drapeau tricolore et à « la Marseillaise » ?

Il faut reconquérir les symboles de la nation. C’est pourquoi j’ai souhaité faire chanter « la Marseillaise » dans mes meetings, revendiquer le drapeau tricolore qui appartient à tous, pas seulement à la droite. Les socialistes étaient gênés, c’est un comble ! La nation est à l’origine un concept de gauche. Mais je le répète, il est aussi grave et même plus grave de porter atteinte à l’égalité entre les Français que de porter atteinte au drapeau ou à l’hymne national, parfois d’ailleurs parce qu’on est déçu que la nation ne tienne pas sa promesse républicaine. Si M. Sarkozy veut encore faire une loi, je lui propose un vrai sujet : l’égalité entre tous les Français.

La gauche devrait-elle s’emparer de ce débat ?
Le moment choisi par la droite pour lancer ce débat montre que c’est une opération de diversion pour sortir d’une mauvaise passe, alors que les élections régionales se profilent. C’est aussi une tentative de récupérer un certain électorat. Ce qui est condamnable, c’est le moment et la façon dont le débat est lancé. En revanche, la gauche ne doit pas rejeter ce débat, et encore moins le craindre.

La burqa menace-t-elle l’identité nationale ?

La burqa ne doit pas être acceptée sur le territoire français. Faut-il pour autant faire une loi ? Je ne le pense pas. Cela risquerait de susciter un effet provocateur et de multiplier le port de la burqa. Il faut faire attention à ne pas instrumentaliser cela.

Le gouvernement gère-t-il bien le dossier de la souffrance au travail ?

A-t-on déjà vu dans le passé des suicides dus au travail d’une telle ampleur ? Où est la valeur travail prônée par Nicolas Sarkozy ? Il y a une montée dramatique de la précarité dans le monde du travail, une intensification des dégâts du libéralisme et de formes brutales de management, des mutations forcées parce que le dialogue social n’a pas été facilité. On pourrait imaginer un système de bonus-malus pour encourager à investir dans la qualité du travail et du dialogue social. Les entreprises qui investissent dans l’amélioration des conditions de travail pourraient bénéficier de bonus. En fonction du nombre d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, d’autres au contraire pourraient avoir un malus. Le système actuel n’est pas assez efficace et incitatif. On pourrait aussi rendre facilement accessibles à tous les rapports des inspecteurs du travail. Et, surtout, faire un plan d’urgence pour la médecine du travail.

Des familles de soldats français tués en Afghanistan en août 2008 portent plainte. Qu’en pensez-vous ?

Il faut avoir le courage de dire qu’il n’y a, hélas ! pas de guerre sans victime. Ce risque est la grandeur et la servitude du métier militaire. Ceux qui s’engagent dans l’armée savent qu’ils risquent leur vie. Mais je comprends le désarroi des familles qui ont perdu un proche.

Comment expliquer que le PS ne soit pas plus haut dans l’opinion, avec le contexte que vous décrivez ?

Il faut le demander aux actuels dirigeants du PS. Ils ont voulu la direction, ils l’ont. C’est donc à eux de faire en sorte que le PS soit beaucoup plus présent dans le débat public, plus à l’offensive sur la défense des valeurs et des propositions.

François Bayrou a révélé cette semaine que vous vous étiez rencontrés pour discuter. Etes-vous prêts à travailler ensemble ?

Je trouve normal que les dirigeants politiques puissent se parler. On a échangé, il m’a fait part de son projet de parlement de l’alternance et je suis bien sûr tout à fait disponible pour travailler avec lui comme avec d’autres.

Vous seriez prête aussi à rencontrer Dominique de Villepin qui appelle à une « alternative républicaine » ?

Je ne veux pas réduire ma démarche politique à des rencontres individuelles même si je suis attentive à tous ceux qui se dressent contre les dérives d’une droite dure.

On a parlé de votre solitude, des rangs qui s’éclaircissent autour de vous…

Il ne faut pas confondre solitude et liberté. Ceux qui disent cela n’ont pas compris que la politique évoluait. Je suis une femme bien ancrée dans sa famille politique mais en même temps une femme libre qui a la capacité de fédérer autour d’elle des hommes et des femmes qui viennent débattre sur des sujets de fond et travailler sur des propositions pour la France. Quel autre leader politique a une équipe capable d’animer toutes les trois semaines des universités populaires qui rassemblent plusieurs centaines de personnes, comme nous le faisons avec Désirs d’avenir ? C’est ma façon de faire de la politique, en plus de mes responsabilités d’élue à la tête de la région Poitou-Charentes pour en faire une région exemplaire dans le domaine de l’excellence environnementale et de la création d’entreprises, sans augmenter les impôts.

                                                                                                   Source Le Parisien
Par Désirs d'avenir Paris 16 - Ecrire un commentaire
Publié dans : Ségolène Royal - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 09:39
Ségolène Royal anime une «Université populaire et participative» sur le travail
Ségolène Royal anime une «Université populaire et participative» sur le travail/Maud Descamps/20minutes.fr

Elle animait ce mercredi soir une «Université populaire et participative» sur le mal-être dans les entreprises...

Dès son arrivée, à la mairie du 4e arrondissement de Paris, Ségolène Royal est assaillie par une nuée de journalistes. Elle est aussitôt interrogée sur le débat sur l'identité nationale. Il s'agit pour elle d'une «opération de diversion et une opération de conquête d'un certain électorat avant les élections régionales» de mars, mais ce débat «fondamental» doit avoir lieu, ajoute-elle avant d'entrer dans la mairie.
 
Des bonus-malus dans les entreprises
 
Elle animait ,  ce mercredi soir, une «Université populaire et participative» sur le travail. L'occasion, selon elle, de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. La présidente du Poitou-Charente réclame la mise en place de bonus-malus dans les entreprises.

 
La salle, au premier étage de la mairie, est pleine à craquer. Les sympathisants de
Désir d'avenir peinent à trouver un siège. Ségolène Royal entre, suivie par les caméras. La salle se lève. Véritable ovation pour la présidente de la région Poitou-Charente. «Je viens de Bourges, mais je suis en vacances à Paris, alors je suis venue l'écouter», confie Amélie, 32 ans, «Pour moi, il est logique qu'elle s'exprime sur ce sujet», ajoute-t-elle.
 
Un thème qui nous concerne tous
 
Souriante, dans un tailleur gris, l'ex-candidate à la présidence française prend place derrière le pupitre. A ses côtés, des chefs d'entreprises, des syndicalistes, des chercheurs, mais aussi des écrivains et journalistes, spécialistes du mal-être dans les entreprises. Mais aucune tête connue
du parti Socialiste.
 
«C'est un thème d'actualité qui nous concerne tous», confie un des sympathisants, faisant référence
aux récents suicides chez France Telecom. «Je suis venu écouter Ségolène Royal bien sûr, mais aussi les spécialistes qui sont venus débattre sur le sujet», ajoute-t-il. Le calme se fait dans la salle. Les débats qui doivent durer jusqu'à tard dans la soirée, commencent par la projection d'un extrait du film « J'ai très mal au travail », de Jean-Michel Carré.

                                                                                                                                           Source 20 Minutes
Par Désirs d'avenir Paris 16 - Ecrire un commentaire
Publié dans : Ségolène Royal - Voir les 1 commentaires - Recommander

Agenda

  INVITATION

UPP
Université populaire participative
 

"D'une rive à l'autre, l'euroméditerranée en questions »

Le 30 Novembre 2009
ouverture des portes  à 18h30

 
 Au Théatre Dejazet
41 bd du Temple
PARIS 3è
Métro République


 Intervenants :

Antoine Sfeir, journaliste, directeur des Cahiers de l' Orient, président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient

Pascal Boniface, Directeur de l'Institut de relations internationales

Amiral Jean-François Coustières

Hakim El Karouï, essayiste

Sihem Belkhodja, directrice Artistique et Initiatrice du Printemps de la danse - Rencontres Chorégraphiques de Carthage


L'UPP sera animée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon.



 







****




Evénements




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 






 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés