S é g o l è n e  R o y a l
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Mercredi 23 juillet 2008
Chères amies, Chers amis,

La réforme des institutions a été adoptée hier par le Congrès réuni à Versailles.

Ce n’est pas la victoire de la démocratie, c’est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés.

C’est Robert Badinter, l’ancien président du Conseil constitutionnel, qui a le mieux exposé les raisons de ne pas voter ce texte et souligné l’occasion perdue de mettre fin à la « monocratie » qui caractérise aujourd’hui notre régime . 
 Lire :   http://pacte-renovateur16.over-blog.com/
Où sont les garanties et les moyens d'indépendance de la presse ? Aujourd'hui, on constate la mainmise des groupes financiers proches du pouvoir sur les principaux médias, et la tentative de mise sous tutelle du service public de l'audiovisuel. Où est le mandat unique qui permettrait au Parlement d’être plus représentatif de la société française ? Il manque aussi ces deux autres piliers que sont la démocratie sociale - on a vu récemment la façon humiliante dont Nicolas Sarkozy traite les syndicats - et la démocratie territoriale, avec une nouvelle étape de décentralisation qui permettrait à l'État d'être plus efficace.

Certains reprochent à la gauche d’être dans une « opposition pavlovienne ». Mais c’est la droite qui conduit une politique dure, dogmatique, brutale et cela, de façon systématique ! C’est le régime du mépris généralisé, comme je le disais dans une
interview au Parisien.

Alors non, il n’était pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques. Un seul socialiste a voté en faveur de la réforme. Comme par hasard, celui-là même qui m’a violemment attaquée quand je me contentais de dire la vérité sur Nicolas Sarkozy. Saura-t-on le prix payé pour ce vote ? Quelle dépendance et pourquoi ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût. Bravo, en tous cas, aux élus radicaux qui ont résisté à la pression.

Question plus importante : qui, pendant ce temps-là, se soucie de la vie quotidienne des Français, sur laquelle cette réforme institutionnelle n’aura aucun effet ? Cet été, ils vont passer moins de temps en vacances que l’an dernier et sont déjà préoccupés par les factures de la rentrée.

À ce sujet, je retiens deux faits marquants dans l’actualité. L’insee nous apprend que le nombre de Français pauvres a encore augmenté. Ce sont aujourd’hui 7,9 millions de personnes qui gagnent moins de 880 euros par mois. Presque 14 % de la population. C’est énorme et inquiétant.

À l’autre bout de la chaîne, les plus riches voient leurs revenus augmenter sans arrêt. Le nombre d’assujettis à l’impôt sur la fortune est maintenant de 548 000 foyers. Mais, comble du comble, les recettes que l’impôt sur la fortune apporte à l’État ont baissé de presque 6 % par rapport à l’an dernier. Les avantages fiscaux accordés par la droite aux plus riches portent leurs fruits. Au détriment de tous les autres…

Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, ne baissons pas les bras pour combattre ce système politique.

À bientôt,

Ségolène Royal


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Lundi 21 juillet 2008

Posté par l’équipe de Ségolène Royal sur le site www.desirsdavenir.org

Depuis hier, les démocrates américains, sous la houlette de leur candidat Barack Obama, se sont lancés dans une grande opération qu’ils appellent « Listening to America » (À l’écoute de l’Amérique).

Pour construire le programme des quatre prochaines années (et qui servira de socle à Barack Obama dans sa campagne présidentielle contre John McCain), ils font appel aux Américains et leur demandent « d’écrire un nouveau chapitre dans l’histoire du parti démocrate ».

C’est la première fois qu’une consultation de ce type est organisée outre-Atlantique.

Voilà ce qu’annonce le site internet d’Obama :
«
Every four years, the Democratic Party assembles a platform that outlines the party's position on a variety of issues. Traditionally, the platform is written by paid professionals and then presented to the American people.
This year, that's going to change.
From Saturday, July 19th to Sunday, July 27th, everyday people all across America will hold Platform Meetings in their homes, or in their local churches and even coffee shops, to help build the Democratic Party's platform for change from the bottom up.
Attend a Platform Meeting and tell us what matters to you, so we can incorporate your ideas into the party's platform.
» *

Pour vous aider à traduire le texte (voir traduction complète ci-dessous), nous vous proposons quelques mots de vocabulaire :

Platform meetings : « débats participatifs »
Party’s platform : « pacte présidentiel »
Incorporate your ideas into the party’s platform : « cahiers d’espérance ».

Tout cela semble familier ? Vous avez déjà entendu ces termes, ici, en France ? Peut-être en 2007 pendant la campagne présidentielle ?

Oui, la démarche de Barack Obama nous rappelle, à nous, la « démocratie participative » que Ségolène Royal a défendue – et qu’elle défend toujours. Décriée par nos adversaires et encore méprisée par certains dirigeants politiques de l’Hexagone, cette nouvelle forme de gouvernement est pourtant de plus en plus à l’ordre du jour des grandes démocraties occidentales.

Depuis le début de sa campagne, Barack Obama tente de redonner aux citoyens une voix que leurs dirigeants ne peuvent (ou ne veulent ?) plus entendre. Ce faisant, il élabore un programme politique qui sera d’autant plus efficace que tous auront contribué à le construire.

Notons qu’aux États-Unis, personne ne raille cette méthode novatrice…

---------
* Traduction :

« Tous les quatre ans, le parti démocrate élabore un programme politique qui présente les positions du parti sur les enjeux actuels. La tradition veut que ce programme soit écrit par des professionnels, puis présentée au peuple américain.
Cette année, tout cela va changer.
Du samedi 19 juillet au dimanche 27 juillet, les Américains, aux quatre coins du pays, pourront tenir des « débats participatifs » chez eux, dans leurs lieux de culte ou même dans les cafés, pour participer ensemble à l’élaboration du programme démocrate du changement.
Prenez part à un « débat participatif » et dites-nous ce qui compte pour vous, pour que nous puissions intégrer vos idées dans le programme politique du parti. »

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Dimanche 20 juillet 2008

Interview de Ségolène Royal parue dans "Le parisien Dimanche"

SÉGOLÈNE ROYAL vient de signer avec le sociologue Alain Touraine un livre chez Grasset : « Si la gauche veut des idées ». Elle l'a dédicacé hier chez elle, à Saintes (Charente-Maritime). L'ex-candidate à l'élection présidentielle - aujourd'hui candidate au poste de premier secrétaire du PS - suit son chemin sans s'occuper de ceux qui, même à gauche, la décrivent comme de plus en plus isolée.

Elle se veut sans concessions envers l'actuelle majorité, et surtout Nicolas Sarkozy. Son souhait : que la révision constitutionnelle - qui sera soumise demain à Versailles aux députés et sénateurs réunis en Congrès - échoue. Selon elle, c'est un texte « médiocre ». La tentative de proposer in extremis à la gauche et au centre une dose de proportionnelle pour les futures législatives ? « Un os à ronger », réplique-t-elle, cinglante. Une censure systématique ? « Je ne fais que mon devoir d'opposante. »

Malgré les ultimes concessions du gouvernement, pensez-vous que le PS doit, demain à Versailles, dire non à la révision constitutionnelle ?

Ségolène Royal.
Pour que la France se réforme, il faut un Parlement plus représentatif de la société française, et surtout un Parlement - Assemblée nationale et Sénat - où chacun se consacrerait à plein-temps à sa tâche. Le mandat unique s'impose donc, et il n'en est malheureusement pas question dans le texte.

Par ailleurs, il y manque tant de choses !... Où sont les garanties et les moyens d'indépendance de la presse ? Aujourd'hui, que constate-t-on en effet ? Une mainmise des groupes financiers proches du pouvoir sur les principaux médias, et la tentative de mise sous tutelle du service public de l'audiovisuel. Il manque aussi ces deux autres piliers que sont la démocratie sociale - on a vu récemment la façon humiliante dont Nicolas Sarkozy traite les syndicats - et la démocratie territoriale, avec une nouvelle étape de décentralisation qui permettrait à l'Etat d'être plus efficace. Il ne serait donc pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques.

« Je tiens à remercier la police »

Et si on proposait in extremis au PS et au MoDem une petite dose de proportionnelle pour les législatives ?

Il s'agit de mieux faire fonctionner la République, et il y aurait des bouts d'amendement lâchés comme un os à ronger à la gauche et au centre au dernier moment par le président de la République. Ces méthodes ne sont pas sérieuses.

Si la révision échoue demain à Versailles, pourra-t-on parler d'une victoire du PS ?

Non. On pourra simplement parler d'un échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre.

Nicolas Sarkozy ironise beaucoup sur vous : « Celle-là, si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer. Elle est vraiment trop. »

Il a dû faire un lapsus. Il a dû penser : « Elle est vraiment top. Si elle n'existait pas, elle manquerait beaucoup. » (éclats de rire) A ce niveau d'agressivité de la droite, je fais le choix de l'humour !

Que savez-vous des enquêtes menées après les cambriolages dont vous avez été victime ?

Il n'y a pas eu de cambriolages mais, pour la seconde fois, une mise à sac de mon domicile et six vols d'ordinateurs dans mon entourage proche. Je suis très étonnée que l'Elysée ait diffusé à la presse de fausses informations. Le procureur doit rester le seul habilité à communiquer. Mon avocat est en contact avec la direction de la PJ, et je tiens à remercier la police de son travail minutieux et attentif.

« L'incroyable désinvolture du président vis-à-vis de son Premier ministre... »

On laisse entendre que votre appartement ne serait pas fermé comme il devrait l'être...

Je suis une mère de famille, je vis avec mes enfants. Comme tout un chacun, j'aspire à leur sécurité. Maintenant, les intrusions, ça suffit.

Le Premier ministre souffre d'une sciatique, et Nicolas Sarkozy a laissé entendre par ailleurs qu'il serait remplacé en 2009...

C'est un manque de respect et une incroyable désinvolture de la part du chef de l'Etat vis-à-vis de son Premier ministre. Tout le monde, il est vrai, est malmené. La justice n'est pas respectée, le Parlement non plus. Les syndicats sont piétinés, les services publics négligés. Les agriculteurs et les pêcheurs ont été insultés. Et les forces armées - contraintes de défiler le 14 Juillet devant Bachar el-Assad sans aucune excuse de sa part pour les soldats massacrés au Drakkar - ont été bafouées. C'est le régime du mépris généralisé, qui produit une déchirure institutionnelle, sociale et humaine.

Que vous inspire l'état du PS ?

Le PS est la seule organisation politique qui prépare son congrès de façon aussi sérieuse même si, sans doute, les Français trouvent tout cela long et compliqué. Pour ma part, avec tous ceux qui ont travaillé avec moi, nous faisons des propositions très concrètes sur la réforme des retraites, la révolution fiscale, la réforme énergétique, etc. Notre contribution - qui a déjà reçu sur notre site plus de 6 000 signatures - s'engage très clairement sur le mandat unique des parlementaires. Et nous nous prononçons sur les stratégies d'alliance : il faudra, le moment venu, non seulement rassembler toute la gauche, mais attirer à nous tous les démocrates et aussi toutes celles et ceux qui veulent que la France retrouve une espérance. Nous faisons aussi le décryptage de la vraie nature du sarkozysme, avec ses amis du club du Fouquet's, ces milliardaires qui ont reçu des chèques de remboursement d'impôts pendant que la majorité des Français est aujourd'hui en difficulté et que de plus en plus de catégories sociales, qui se croyaient à l'abri, sont fragilisées. Le PS, pour être moderne, doit répondre sans tabous aux défis d'aujourd'hui. Dans le livre que je viens de publier - avec Alain Touraine -, nous nous sommes tous deux longuement arrêtés sur les questions économiques. Par exemple, le pouvoir doit cesser de camoufler son impuissance en imputant tout à la mondialisation. Il y a un autre modèle économique possible, et d'autres choix sociaux sécurisants.

L'accord dont bénéficie Bernard Tapie, dans l'interminable feuilleton du Crédit lyonnais, vous heurte-t-il ?

Le pouvoir doit s'expliquer. Tapie a-t-il bénéficié d'arrangements personnels hors normes ? Si oui, pour quelles raisons ? Pour contourner la justice de droit commun au profit d'une procédure d'arbitrage, il a fallu l'accord du gouvernement. Je note que François Bayrou - qui connaît bien Jean Peyrelevade, ancien patron du Crédit lyonnais - demande, lui aussi, une commission d'enquête.

« Personne ne peut exercer sur moi un quelconque chantage »

Etes-vous inquiète de ce qui s'est passé sur le site nucléaire du Tricastin ?

La filière nucléaire est, par définition, une filière à risques. Mais ils doivent être maîtrisés, contrôlés et transparents. En tout cas, cela prouve qu'il faut impérativement garder le secteur de l'énergie et la filière nucléaire sous le contrôle de l'Etat. Parce que la sécurité nucléaire - qui impose des investissements à long terme - doit relever de la puissance publique, et pas de la loi du profit à court terme. De ce point de vue, la fusion Gaz de France-Suez, soi-disant faite pour concurrencer EDF et faire baisser les prix, ce qui est un leurre, m'inquiète.

Vous qui êtes un censeur de l'action du président de la République, et qui critiquez tant son action...

Attendez !... Quand la gauche ne réagit pas, les gens disent : mais où est-elle ? Quand je remplis mon rôle d'opposant en disant des choses justes et sans concessions de forme, je ne fais que mon devoir. Nombreux sont les Français qui m'encouragent dans cette voie car ils veulent que Nicolas Sarkozy arrête les dégâts. En plus, je ne fais pas que combattre : je propose.

Vous en avez déconcerté plus d'un au moment de la libération d'Ingrid Betancourt. Nicolas Sarkozy, avez-vous dit, n'y est pour rien. Et c'est tout...

Est-ce faux ?

Ingrid Betancourt a remercié le président...

Répondez-moi. Les propos que j'ai tenus sont-ils faux, excessifs ?

Vous ne regrettez donc pas vos propos ?

Si le responsable politique qui dit la vérité subit un lynchage médiatique parce qu'il a exprimé en termes simples et directs la vérité des faits, c'est curieux. Je ne dépends d'aucun groupe financier. Je n'ai personne à placer. Je n'ai jamais rien fait de malhonnête dans ma vie. Donc, personne ne peut exercer sur moi un quelconque chantage : je continuerai à dire la vérité comme je la vois et comme les très nombreux Français que je rencontre me la disent avec une profonde exaspération et un besoin d'espoir auquel je veux répondre.  

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Samedi 12 juillet 2008

Ségolène Royal


Chères amies, chers amis,

Le 27 juin dernier, je n'ai pas été victime d'un cambriolage, j'ai été l'objet d'une volonté délibérée de déstabilisation. Et ce, à la veille d’un discours politique important, où je mettais en cause la mainmise du clan Sarkozy sur la France.

Ce ne sont pas des voleurs qui sont venus à mon domicile : on ne m'a même pas volé une boucle d’oreille ! La police elle-même a déclaré mercredi 11 juillet qu’il s’agissait d’une « mise à sac ».

Il fallait que les visiteurs sachent à quelle heure précise j'allais rentrer à mon domicile, à quelle heure précise il n'y avait personne dans l'appartement. C'est un travail de professionnel, maîtrisé, organisé.

Les « visiteurs » ont fouillé mon domicile. Ils ont trouvé la précédente plainte que j'avais déposée. Ils l'ont déchirée et ils l'ont laissée bien en évidence sur un meuble. C’est une mise en scène préméditée.

C'est la troisième fois que mon domicile est visité. La première c'était en août 2006, déjà à la veille d'un discours important, drôle de coïncidence.

Alors, je vous le dit, ce n'est pas d’une affaire personnelle dont je vous parle. C'est une affaire politique d'une extrême gravité. C’est un scandale dans une démocratie comme la France. Dans une démocratie on ne peut pas accepter cela, on ne peut pas le passer sous silence. De même, on ne peut pas accepter que d’autres responsables politiques - comme Olivier Besancenot - aient fait l’objet d’une surveillance. Le climat est lourd dans notre démocratie.

Volonté délibérée de déstabilisation mais volonté de qui ?

J’ai dit qu’il y avait une drôle de coïncidence, que l’on visite mon domicile à la veille d’un discours politique important. Deux choses me paraissent scandaleuses : d'abord la passivité des autorités de l’Etat, ensuite les insultes du Premier ministre et de l’UMP.

La passivité de l’Etat a été injustifiable. Vous connaissez un pays démocratique dans lequel le domicile d’un responsable de l’opposition est mis à sac trois fois ? Cela fait quinze jours que le pouvoir est parfaitement au courant de ce qui s'est passé. La police est venue et a fait un travail admirable ; le Procureur est resté jusqu'à 3 heures du matin. Le ministère de la Justice et le pouvoir sont donc parfaitement au courant. Et il y a eu des articles de presse dès le lendemain des faits.

Or que se passe-t-il ? Même pas une réaction officielle, même pas un coup de téléphone, rien. Tout se passe comme si on voulait nier ce qui s'est passé. Comme si c'était sans importance et sans gravité. Dans n'importe quelle démocratie, le pouvoir aurait condamné cette mise à sac avec force.

En moins de deux ans, il y a eu six violations de domiciles, concernant des membres de mon équipe ou moi-même. Jamais les coupables n’ont été arrêtés.

Et puis la deuxième chose qui me scandalise, c'est la réaction de la droite à mes propos. Il n’y a pas eu un seul responsable de droite pour reconnaître la gravité de cette affaire. Ils ont voulu me déstabiliser pour me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus. Ils n’y parviendront pas.

En ce qui concerne les révélations sur les empreintes digitales d’une jeune femme retrouvées chez moi, lors de la « visite » de mon appartement en 2006, je vous renvoie au communiqué de Jean-Pierre Mignard, Président de Désirs d’avenir, que vous trouverez ci-dessous.

Sachez qu’on ne m’arrêtera pas. Je continuerai avec vous, et avec d’autres, à dénoncer la mainmise du clan Sarkozy sur tous les pouvoirs. On ne fera pas taire la gauche. Croyez-moi.



À très bientôt,

Ségolène Royal


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Communiqué de Maître Jean-Pierre Mignard,
avocat à la Cour d’Appel de Paris


« Informé par les seules agences de presse de récents développements dans l'enquête sur la mise à sac de l'appartement de Madame Royal, j'ai repris contact avec le Procureur de la République de Nanterre, Monsieur Philippe Courroye.

Il m'a confirmé que des empreintes digitales d'une jeune femme d'un pays des Balkans correspondraient à celles retrouvées dans le domicile de Madame Royal lors de la visite avec effraction de 2006.

Une nouvelle technique appropriée aurait permis maintenant ce qui n'était pas possible hier : procéder à une comparaison approfondie des empreintes.

Nous faisons à cela les observations suivantes :

- la protestation de Madame Royal aura déjà et au moins servi à la réouverture de son dossier classé. Sans cela cette première infraction serait définitivement tombée dans l'oubli. On peut s'en étonner, s'agissant quand même d'une visite avec effraction commise dans des circonstances troublantes au domicile d'une candidate à l'élection présidentielle.

- la personne suspectée serait notoirement connue des services de police pour avoir écumé les appartements de la Région parisienne.

- aucun vol n'a été commis chez Madame Royal lors de cette visite. Même une montre qui avait disparu lors de l'intrusion dans l'appartement a été retrouvée et aucune déclaration de vol à l'assurance n'a été déposée.

- la suspecte, présentée comme délinquante d'habitude, « rompue au cambriolage de droit commun », aurait donc ce soir-là exercé son activité habituelle à titre bénévole, mue par la seule curiosité. C'est assurément une originalité.

J'ai demandé à Monsieur le Procureur de la République d'être dorénavant la seule personne autorisée à communiquer dans ce dossier, le cabinet de Monsieur le Président de la République, n'étant pas en charge de l'enquête préliminaire.
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Agenda





le  vendredi 29 août à 14h30 ouverture de 
 l'Université d'été à La Rochelle
en présence de Ségolène Royal
-
Télécharger le programme de l'Université d'été en pdf

* * *
le vendredi 29, vers 18 heures,
 pot amical autour de Ségolène Royal 
à la Salle de l'Oratoire
 (rue Albert 1er – près de la Place de Verdun),
à 5 mn à pied du port de La Rochelle. 

* * *
Samedi 27 septembre
de 18 à 22 heures
au Zénith de Paris
Nous nous retrouverons pour
un Rassemblement de la Fraternité
 Avec Ségolène Royal

* * * 






 
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