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  • : Blog des militants et sympathisants de Désirs d' Avenir du 16ème arrondissement de Paris, laboratoire d'idées et soutien de Ségolène Royal
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A lire, A voir....

Ecouter l'interview de Françoise Degois sur France Info, le 30 janvier.

 Femme debout, de Françoise Degois, Denoël, février 2009, 277 p.,
19 euros
.

 



  
 Si la gauche veut des idées

Le Mot de l'éditeur :

Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques. Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.



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                    Désirs d'Avenir Paris 16


Parti Socialiste

Vendredi 27 novembre 2009
Cher(e)s Ami(e)s, Cher(e)s Camarades,

 C’est autour de la belle ambition d’une complète rénovation de notre parti qu’est né « L’Espoir à Gauche, fiers d’être socialistes ».

C’est parce que nous avons voulu porter un projet politique novateur, prônant ouvertement le rassemblement, une éthique du débat et une réflexion politique que nous nous sommes depuis plus d’un an mobilisés et rassemblés.

 Cette ambition reste plus que jamais d’actualité. L’Espoir à Gauche est en effet plus qu’un courant : il symbolise, pour toutes celles et tous ceux qui s’y sont retrouvés, un état d’esprit. Aussi devons-nous, tout mettre en œuvre, tout entreprendre pour préserver et prolonger cette démarche.

 Les évènements de ces derniers jours, plus encore, les déclarations inacceptables qui les ont entourés ont pu faire douter de notre capacité à y réussir. Pour notre part, au moment même où progressent plusieurs de nos idées, notamment la démocratie participative et le dépassement du PS, nous sommes plus que jamais soucieux de défendre ces valeurs.

Cette ambition de rénovation qui nous a réunis, nous devons aussi nous l’appliquer à nous-mêmes. Nous souhaitons que la consultation des membres de l’Espoir à Gauche s’étende à l’ensemble des signataires de la motion pour définir la manière dont nous voulons travailler ensemble. Et parce que l’organisation d’une telle consultation à l’approche d’une grande bataille politique serait source de nouvelles querelles, nous souhaitons que cette consultation ait lieu après les Régionales .

 Si l’Espoir à Gauche n’appartient à personne, c’est parce qu’il appartient à tous. Nous veillerons à un fonctionnement collégial dans le respect de tous.
L’avenir d’Espoir à gauche est entre les mains de ses militants et nous souhaitons qu’ils reprennent la parole en Avril. Et c’est toutes et tous qui doivent pouvoir décider de l’avenir de notre rassemblement.

D’ici là, aucun vote d’appareil n’a de sens ni de valeur.

C’est ensemble, avec les militants, que nous dépasserons les querelles médiatiques pour retrouver les bases d’un fonctionnement apaisé et serein qui mettra la politique au premier plan.

                                              Najat BELKACEM, Jean-Louis BIANCO, Gaëtan GORCE .
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Mardi 24 novembre 2009


 

Organisée et portée par le Rassemblement, c’est-à-dire des personnalités issues du Parti Socialiste, des Verts, d’Europe Ecologie, des anciens communistes, du Modem, du Parti radical de gauche,  il était convenu entre nous d’annoncer la naissance de ce lieu de convergences politiques, www.le-rassemblement.fr“.
C’est l’orientation stratégique que nous avions choisie de porter. Du Rassemblement pourrait se lancer des passerelles, s’établir un débat, se construire des positions communes pour préparer, dans la sincérité, la transparence, la confrontation mais aussi le désir d’avancer en commun, un projet capable de conduire à la victoire en 2012.
Ce débat que nous avons voulu, renouait le dialogue avec les syndicats, les associations, les élus locaux, les praticiens, les intellectuels, chercheurs, universitaires, essayistes, les personnalités de la société civile qui le souhaitaient. Ils avaient tous répondu présents.
Comme l’a montré le sondage publié dans Libération le lundi matin, ce Rassemblement, seule nouveauté réelle à gauche et dans le camp des progressistes depuis longtemps, est attendu des femmes et des hommes de gauche, et assez largement plébiscité.
Beaucoup de nos concitoyens pensent que c’est à travers lui que pourra se construire un avenir, c’est-à-dire d'abord un espoir de battre Sarkozy en 2012, puis de conduire une politique de transformation sociale et de régénération démocratique et républicaine.
Sa tenue nous conférait une responsabilité particulière. Pour que le Rassemblement social, écologique et démocrate puisse voir le jour et produire ses effets politiques, un certain nombre d’écueils étaient à éviter, qui avaient été discutés entre nous et acceptés par tous.

 

Le premier écueil, était qu'il fallait tout faire pour ne pas apparaître comme hostiles à nos formations politiques respectives et  donc éviter que notre Rassemblement soit perçu essentiellement à travers le prisme de lectures internes à la gauche, et en particulier au Parti Socialiste. Nous sommes des militants politiques. Pour ce qui nous concerne nous sommes des socialistes, engagés dans notre Parti, pour beaucoup d'entre vous dans la campagne des régionales qui va commencer. Nous ne voulions pas faire craindre à nos amis politiques et syndicaux d’être instrumentalisés dans un débat interne au Parti socialiste.
Mais qu'il soit compris à partir d’un nouveau lieu, sans concurrence avec les partis existants, porté à égalité de droits et de devoirs par les uns et par les autres, et dont l'objet est de préparer la victoire de 2012 contre la droite.
Nous assumons d’être l’opposition à la direction actuelle issue du Congrès de Reims. Nous assumons notre désaccord sur la stratégie d’alliance. Mais notre Rassemblement n’était pas et ne pouvait pas être un rassemblement contre le Parti et contre sa direction, ce qui aurait été le minorer et le dénaturer.  La démarche que nous entreprenions était déjà assez courageuse et nouvelle pour que nous soyons attentifs à ne pas en faire d’abord un cadeau à nos adversaires, la droite.  C ’est pourquoi, alors que la rencontre de Marseille était organisée par l’Espoir à Gauche, la rencontre de Dijon l’était par le Rassemblement social, écologique et démocrate.
C’est pourquoi aussi nous avions réussi à inviter à ce titre, et à aucun autre, tous les responsables syndicaux et associatifs qui, pour la plupart, auraient renoncé si l’invitation à débattre avait été portée par un courant.

Le second écueil était, pour pouvoir travailler librement sur le fond, d’éviter de donner l’impression que ce Rassemblement était au service d’une personnalité. Comme vous le savez, les différents partenaires réunis dans notre Rassemblement et avec qui nous voulons dialoguer appartiennent à des formations politiques qui non seulement vont sous leur propre couleur aux élections régionales au premier tour, ce que nous regrettons, mais qui pourront avoir des candidats différents à l’élection présidentielle, au moins au premier tour. Ce qu'en ont pensé nos partenaires ...

 

Par ailleurs, dans les mouvements syndicaux et associatifs, une réserve était évidente concernant cette question. C’est pourquoi nous avions demandé que les présidentiables ne soient pas présents.
Dix jours avant Dijon, la direction collective de notre courant avait dans son ensemble, traité ce point, qui avait été rendu nécessaire par le désir de François Bayrou de se rendre à Dijon.
Nous avions tous acté la position que nous avions énoncée au nom du collectif, à savoir qu'à ce stade il fallait établir la même règle pour tous. Nous réfléchissions déjà à une formule qui permette d’inviter ensemble, les personnalités candidates à nos travaux. Mais nous savions et redoutions d’importer dans notre travail une logique, celle de la Vème  République , qui depuis longtemps détruit la vie à gauche et dans notre Parti.
C’était l’engagement que nous avions pris, en votre nom, auprès de nos invités politiques, syndicaux et associatifs.
Daniel Cohn-Bendit avait encore déclaré le vendredi dans le Figaro qu’il n’était pas candidat à la présidentielle. François Bayrou , qui souhaitait venir, a compris et respecté cette démarche. C’est ainsi que les autres présidentiables socialistes, dont l'aura médiatique aurait été susceptible de dénaturer le consensus de la rencontre, n’ont pas été invités.

 

Le troisième écueil était de donner l’impression que nous voulions nous substituer aux partis existants et créer une nouvelle formation.

 

En d'autres termes, que le débat soit centré sur des questions d'appareil, ou une photographie, ce qui était le reproche adressé à la rencontre de Marseille, et non pas sur des questions de fond qui préoccupent nos concitoyens. C’est pourquoi nous avions choisi une formule ouverte, de débats sur le fond, et de construction ouverte sur le mouvement social, mais aussi d’être très offensifs à l’égard de la droite et de poser le débat face à elle.
En choisissant de commencer nos rencontres par l’école, nous avions non seulement un lieu de convergences à construire, une bataille idéologique à mener, mais aussi une opposition à faire valoir à la droite de Nicolas Sarkozy. C’est ainsi que nous entrons dans Dijon: l’identité nationale, pour nous, c’est le projet républicain. Ce n’est pas une France qui se définit par rapport à ses étrangers ou ses immigrés, mais par rapport à un ensemble de valeurs, justice sociale, liberté du jugement, émancipation des personnes, laïcité, universalisme, Droits de l’homme et du citoyen, civisme et donc d’abord par rapport à son école.
En faisant cela nous étions utiles à notre camp, nous trouvions l’espace d’une réaffirmation de nos valeurs, d’une construction commune et d’un affrontement de fond avec la droite. Nous trouvions aussi l’occasion, dans la fidélité à notre histoire et à nos valeurs, de tracer les chemins d’une gauche moderne qui veut la réforme parce qu’elle sait que l’école, le monde enseignant, la société doivent bouger pour mieux atteindre les objectifs de justice que nous leur fixons. Nous avions préparé, durant de longues semaines de travail, d’échanges et de confrontations, les orientations communes que nous avons pu présenter ensemble à l’issue de la journée.

 

 
Considérer que Dijon était une réunion de courant est donc une erreur. Il est nécessaire de prendre en considération la patience, le respect, la méticulosité qu’il faut pour construire à plusieurs, collectivement, quelque chose de neuf et mettre en œuvre la stratégie d’alliance, de projet et de rénovation que nous portons.
Il en va du respect de la parole qu’en votre nom, pour réussir cette journée, nous avions donné, et qui résultait de nos délibérations collectives validées par tous. Il est exclu de prendre le risque, une fois de plus, et cela a coûté assez cher à la gauche lorsqu’elle gouvernait, de mépriser le mouvement social, associatif, les intellectuels et même nos partenaires.
Considérer que la rencontre de Dijon était seulement une réunion de courant consiste à affaiblir la logique d’affirmation de valeurs et de combat contre la droite que nous voulions mettre en œuvre dans cette journée. C’est avoir sciemment ignoré les règles collectives, négligé le travail de fond et la construction collective. C’est avoir décidé de faire passer nos réflexions et nos orientations communes au second plan.

 

Quant à notre courant, l’espoir à gauche, qu’en est-il?

 

Chacune et chacun d’entre nous mesure bien la diversité des trajets et des cultures réunis dans notre motion. Celle-ci ne s’est pas constituée autour d’une seule personne. Il demeure donc que pour une très grande majorité d'entre nous, c'est l'adhésion à une cohérence politique collective qui a fondé notre démarche commune. C’est cela qui a présidé à la naissance du courant « l’espoir à gauche » le 31 janvier 2009.
Par ailleurs, dans le respect de nos règles démocratiques, les assemblées générales militantes de motion ont élu, dans chaque département, les délégués au congrès; ceux ci ont à nouveau voté, en assemblée générale de motion au Congrès, pour élire leurs représentants au conseil national, titulaires et suppléants. Puis les militants ont à nouveau voté pour élire leurs premiers secrétaires fédéraux dans chaque département. A tous les niveaux, de la section, pour les commissions administratives, puis des fédérations, pour les conseils fédéraux et les bureaux fédéraux, les assemblées générales de la motion E ont voté pour élire leurs représentants; enfin, les membres du conseil national ont voté au terme du processus pour désigner en leur sein leurs représentants au Bureau national.
Il n’y a pas d’un côté une logique militante et de l’autre une logique d'appareil. Tous les responsables de notre collectif ont été élus par les militants et à ce titre méritent un égal respect.

 

Après le vote pour désigner la première secrétaire nationale dans les conditions pénibles que l’on sait, nous avons décidé de transformer notre motion en courant pour que tous nos amis puissent trouver un cadre commun et prolonger notre action politique, faire vivre nos orientations et défendre, dans la vie interne, élections européennes, puis régionales, nos camarades.
C’est pourquoi nous avons préparé un site et lancé, en janvier 2009, l’espoir à gauche à Paris, reprenant le titre de notre motion. Nous avons veillé sans cesse à ce que tout le monde puisse se sentir partie prenante de notre regroupement en invitant aux réunions de direction des camarades non élus au bureau national. Tel était le sens que nous voulions imprimer à notre organisation. Nous étions tous animés d'une même volonté de rassemblement pour nous renforcer, conscients que nous étions de nos différences issues de la diversité de nos histoires.

 

Nous avons réussi d’abord à créer notre courant dont le lancement a été un succès, puis à organiser nos premiers Ateliers à Marseille dont plus d’un  pourtant doutait, et qui furent une très belle réussite. Même si nous avons porté seuls ces initiatives, à la fois pour le travail, l’organisation ou même le financement, nous avons toujours avancé et associé tout le monde
Ayant créé et maintenu le cadre collectif qui est le notre, nous ne pouvons que nous réjouir du souhait de responsables historiques de notre motion de s'investir à nouveau dans ce cadre pour y occuper toute leur place. Mais il est de notre responsabilité de rappeler que nous sommes une motion de militants socialistes et que les responsabilités qui peuvent être les nôtres résultent à chaque étape d’un vote des militants dans des réunions de militants où chacun doit faire valoir son travail, son mérite, sa cohérence, son respect, sa responsabilité.
Etant donné à la fois la réussite de notre vie commune depuis un an et celle du lancement du Rassemblement, il nous semble que les différents camarades qui ont participé et assumé leur tache méritent le soutien et la solidarité de tous les membres de notre courant.
Mais ce qui a été décidé par les militants, qui ont pu désigner à nouveaux cette année leurs mandataires par des votes comme leurs candidats aux régionales, ne peut être défait que par eux.
C’est pourquoi, vous comprendrez qu’aujourd’hui il est de notre responsabilité de réunir les mandataires de notre courant et les élus au conseil national, seules instances démocratiques élues par les militants, notre Parlement, afin qu’ils se prononcent sur la confiance qu’il convient d’apporter à leur direction, à son travail et à la stratégie du Rassemblement et de travail sur le projet que nous avions mis en place.
Pour le reste, nous réaffirmons qu’il est nécessaire de porter le projet politique et les alliances qui permettront à la fois d’ouvrir une nouvelle époque de la gauche française et de battre Sarkozy. Les deux sont liés: si nous ne nous remettons pas en mouvement, si nous reproduisons les mêmes discours et conservons la même stratégie d’alliances, nous échouerons à nouveau non seulement dans la conquête mais aussi dans l’exercice du pouvoir.
Pour nous, militants socialistes, cela passe par un travail de passerelles avec les autres forces qui pourront composer la majorité progressiste de demain et un travail sur le fond pour identifier les divergences, construire les cohérences, avancer dans la clarté en mobilisant la société et ses forces vives. C’est pourquoi l’espoir à gauche doit continuer, avec vous tous, de porter sa cohérence intellectuelle, sa volonté de rénovation et sa stratégie d’alliances. Aussi nous demanderons, en confiance, aux militants mandataires fédéraux et membres du Conseil National  d’affirmer par leur vote l’unité de l’espoir à gauche pour réussir le Rassemblement.

 

                                                                                                                    Amitiés socialistes.
                                                                         Vincent Peillon et François Rebsamen

 



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Dimanche 18 octobre 2009

Il existe une France qui n'hérite aucun poste de ses parents et aucun privilège de sa naissance, une France qui se lève tôt sans gagner plus, travaille beaucoup et dépense moins. Il existe une France qui croit au partage, à l'école républicaine et au respect dû à chacun, une France qui ne se reconnaît pas dans le mépris des salariés et la traque des immigrés, une France qui n'oppose pas la liberté et l'égalité, une France qui se bat pour le maintien et la qualité des services publics en milieu rural et dans les quartiers populaires. Il existe une France qui croit que chacun doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.

 

Oui, il existe une France qui ne fait pas de la couleur de peau une injure ou de l'adresse une marque d'infamie. Une France qui n'accepte plus le regard que les medias portent sur elle, ce ton tantôt brutal tantôt paternaliste qu'on emploie pour lui parler, le silence qui entoure ses efforts au quotidien alors que le vacarme répercute à l'infini le superflu et l'accessoire pour faire diversion. Il existe une France qui se parle et s'entraide, s'écoute et dialogue dans les quartiers et les campagnes, cherche ensemble des solutions. Une France qui réfléchit, innove, rêve à demain en retroussant ses manches.

 

Oui, elle existe, cette France de la fraternité. Nous la vivons, nous, au quotidien, à la base, dans ce pays qui portait les espoirs de nos parents venus du Maroc et qu'ils nous ont appris à respecter, avec ces valeurs qu'ils nous ont transmises et qui nous ont permis de passer entre les gouttes acides de la violence et du désespoir.

 

Ces valeurs largement partagées et notre foi exigeante en la République, nous les transmettons depuis bien des années, d'abord à travers notre engagement associatif dans le quartier de La Paillade à Montpellier et le pays ariégeois, puis dans le monde politique. Nous avons rejoint la campagne de Ségolène Royal en 2007 parce qu'elle portait haut et fort les valeurs de cette France métissée dont nous sommes fiers. Nous avions alors lancé l'Appel des Quartiers dont Cités d'Avenir est aujourd'hui le prolongement.

 

Oui, nous sommes fiers d'être à ses côtés de jeunes élus fils d'ouvriers, Français à part entière et non sempiternellement « issus de l'immigration » (1ére, 2ème, 3ème génération... jusqu'à quand ce renvoi à la seule origine ?), des élus engagés, volontaires, sincères dont le jugement compte autant que celui de responsables plus capés.

 

Ségolène Royal a proposé que l'un d'entre nous, Kamel Chibli, entre au Bureau national du Parti Socialiste mais il semble que la porte de Solférino reste obstinément close et le « renouvellement par la preuve » pas de saison. Nous croyons, nous, à la parole politique, à la force des mots simples et justes qui touchent les coeurs, redonnent l'espoir et l'envie d'avancer, à la conformité nécessaire des actes et des promesses, loin des petits arrangements d'arrière-salle et des calculs d'appareil. Il n'y avait, dans cette proposition, aucun machiavélisme mais une grande cohérence.

 

Cela a, semble-t-il, échappé au petit cercle des commentateurs et des acteurs de la vie politique qui, se croyant perspicaces, prennent tout par le petit bout de la lorgnette, s'intoxiquant mutuellement sous le sceau des fausses confidences et des dîners en ville. Voilà comment la défection d'untel ou la mise à l'écart d'un autre deviennent une soit-disant traversée du désert voire une descente aux enfers ! Voilà comment le commentaire des petites phrases tient lieu d'analyse politique et comment 3.500 personnes mobilisées à Montpellier sont ignorées car cela contredit le récit d'un petit monde très parisien.

 

Oui, nous avons été blessés par le traitement médiatique et politique de la Fête de la Fraternité que nous avons organisée à Montpellier, le 19 septembre dernier. Blessés de voir le fossé entre ce que nous avons vécu et les commentaires qui ont suivi, sous la plume notamment de ceux qui n'y étaient pas. Blessés qu'on préfère s'intéresser à quelques absents plutôt qu'à tous ceux que rassemblait ce jour-là la conviction qu'une France nouvelle est possible et que Ségolène Royal en porte les valeurs. Oui, nous avons été choqués que pas un mot ne soit dit de nos débats sur l'éducation, sur la fraternité, et guère plus du solide discours politique de Ségolène Royal, de ses propositions pour sortir de la crise et redresser le pays. Blessés de cette morgue narcissique mais renforcés par cette journée formidable que nous sommes fiers d'avoir réussie. Elle a décuplé notre envie de persévérer, de persister et de signer, tête haute et plus que jamais aux côtés de celle qui a su regagner la confiance du peuple. Car le peuple, n'en déplaise à ceux qui le voient de très loin, ce n'est pas un gros mot. Et parler au peuple, ce n'est pas être populiste, c'est redonner à la République son centre de gravité.

 

Alors oui, nous le signons à nouveau ce pacte de fraternité autour de Ségolène Royal et de Désirs d'Avenir. Nous y mettons tout ce que nous sommes : notre histoire, le trajet de nos parents, notre volonté d'associer les habitants des quartiers à cette « révolution douce » qui ne se fera pas sans eux, notre espoir et notre détermination.

 

Et nous appelons à nous rejoindre dans ce fraternel combat toutes celles et tous ceux qui n'en peuvent plus et n'en veulent plus des dégâts de la droite sarkozyste, de l'impasse et des divisions où elle entraîne le pays, de ses mensonges et de ses passe-droits quotidiens, de son incompétence au bout du compte.

 

Beaucoup, aujourd'hui, ne croient plus un mot de ce que disent les politiques, de quelque bord qu'ils soient, et éprouvent un terrible sentiment de fatalité parce que la vie est de plus en plus difficile et parce que l'avenir semble désespérément bouché. Beaucoup, aussi, se détournent de notre parti parce qu'ils sont lassés de le voir prisonnier de ses querelles internes, obsédé de son pouvoir d'empêchement et oublieux de son devoir d'impulsion.

 

Au poison du seul contre tous et du repli sur soi nous voulons opposer le contre-poison d'une fraternité en actes. Au sarkozysme destructeur des services publics et protecteur des privilèges, incapable d'anticiper, d'accompagner, de protéger efficacement, nous voulons opposer un large mouvement populaire, citoyen, imaginatif et chaleureux, capable non seulement de s'opposer mais de proposer et d'ouvrir à la France un avenir partagé.

 

La droite sarkozyste est minoritaire dans le pays et, dans nos quartiers, le rejet est encore plus massif. Alors n'hésitons pas : mettons nos intelligences et nos espérances en commun. Joignons sans exclusive les forces de toutes celles et tous ceux qui ont en commun ces valeurs de respect, de démocratie et de justice sociale auxquelles nous sommes nombreux à croire. Et commençons par les mettre en pratique ici et maintenant dans un mouvement fraternel qui libère les énergies du pays et apporte des réponses concrètes, collectivement réfléchies, aux attentes populaires et aux difficultés vécues par les Français. 2012, c'est demain.


Et ça commence aujourd'hui. Cette France réconciliée avec elle-même et avec l'action politique, forte des apports de chacun, nous la savons possible. Cette France nouvelle, bâtissons-la avec passion, sans nous préoccuper d'autre chose que d'aller de l'avant et de tenir parol
e.

                                                                                         Source Mediapart : Brahim Abbou et Kamel Chibli

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Samedi 17 octobre 2009

Il est de bon ton pour certains de noircir du papier ou des pages web avec des articles comptabilisants les pertes et les gains de Ségolène Royal en matière de soutien. C'est le jeu de l'année et puis au moins cela suscite des réactions des internautes.

Malheureusement, toute cette démarche qui semble "à charge" occulte le travail de fond et le revirement du Parti Socialiste et de sa direction actuelle par rapport à son attitude en novembre dernier à Reims ou rappellons le, la direction actuelle alors en motion A, C, D a combattu le texte qu'elle applique maintenant, ce qui est savoureux !

En effet, les idées "nouvelles" du PS viennent directement de celles exprimées dans la contribution "combattre et proposer" (avant la motion pour le congrès) portée par Ségolène Royal et devenue motion E portée par le courant Espoir à Gauche que Ségolène Royal animait avec Gérard Collomb.

Martine Aubry et son staff ont posé aux militants des questions(consultation militante du 1er octobre) issues directement des textes et idées de la motion défendue par Ségolène Royal telles que : parité, diversité, cumul des mandats, primaires ouvertes, fonctionnement du PS, etc..

Et pas plus tard que samedi 10 octobre Martine Aubry elle même a dit devant la convention du PS pour les régionales, qu'au 2ème tour des régionales il faudra faire un rassemblement avec les démocrates (Modem) si besoin pour battre la droite.

Tous ces thèmes sont présentés et défendus par Ségolène Royal depuis un long moment.

Ce qui est essentiel, c'est le fond et non de savoir si Peillon fait un pied de nez à Royal qui fait une grimace à Mignard.

La victoire idéologique de Ségolène Royal est indéniable et d'ailleurs certains de ses adversaires internes au PS avouent à demi-mot faire "du Ségolène".

Tout ce petit monde qui veut prouver qu'il existe sans elle et qui veut séduire Martine Aubry, reviendra le jour J à l'heure H auprès d'elle......c'est écrit.

                                                                                                    Posté par  
lucasmich

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Dimanche 4 octobre 2009

PARTI SOCIALISTE
Fédération de la Vienne
   
COMMUNIQUE
  
Voici les résultats du scrutin de désignation de la tête de liste socialiste pour les élections régionales par les militant(e)s de la Vienne qui a eu lieu le 1° octobre 2009 :
 
Inscrits : 1225
 
Votants :  623 (50,86 %)
 
Blancs et nuls : 27
 
Exprimés : 596
 
Ont obtenu :
 
Marie Christine NICOLAS : 75 (12,58%)
 
Ségolène ROYAL : 521 (87,42%)
 
Par ailleurs, les militant(e)s se sont exprimés sur la rénovation du Parti Socialiste à travers une consultation portant sur 11 questions : l'organisation de primaires pour désigner le ou la candidat(e) de la gauche pour les élections présidentielles, le non-cumul des mandat, la parité, le renouvellement et les diversités, la démocratie interne et les règles d'éthique : les militant(e)s socialistes ont répondu oui majoritairement à l'ensemble des questions posées.
 
 
                                                                    Jean-François Macaire
                                                                    Premier secrétaire fédéral

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Agenda

  INVITATION

UPP
Université populaire participative
 

"D'une rive à l'autre, l'euroméditerranée en questions »

Le 30 Novembre 2009
ouverture des portes  à 18h30

 
 Au Théatre Dejazet
41 bd du Temple
PARIS 3è
Métro République


 Intervenants :

Antoine Sfeir, journaliste, directeur des Cahiers de l' Orient, président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient

Pascal Boniface, Directeur de l'Institut de relations internationales

Amiral Jean-François Coustières

Hakim El Karouï, essayiste

Sihem Belkhodja, directrice Artistique et Initiatrice du Printemps de la danse - Rencontres Chorégraphiques de Carthage


L'UPP sera animée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon.



 







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Evénements




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 






 
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