S é g o l è n e
R o y a lDésirs d'Avenir Paris 16
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Adhérer à Désirs d'Avenir
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Ecouter l'interview de Françoise Degois sur France Info, le 30 janvier.
Femme debout, de Françoise Degois,
Denoël, février 2009, 277 p.,
19 euros.
Le Mot de l'éditeur :
Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques. Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.
S é g o l è n e
R o y a l

Il existe une France qui n'hérite aucun poste de ses parents et aucun privilège de sa naissance, une France qui se lève tôt sans gagner plus, travaille beaucoup et dépense moins. Il existe une France qui croit au partage, à l'école républicaine et au respect dû à chacun, une France qui ne se reconnaît pas dans le mépris des salariés et la traque des immigrés, une France qui n'oppose pas la liberté et l'égalité, une France qui se bat pour le maintien et la qualité des services publics en milieu rural et dans les quartiers populaires. Il existe une France qui croit que chacun doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.
Oui, il existe une France qui ne fait pas de la couleur de peau une injure ou de l'adresse une marque d'infamie. Une France qui n'accepte plus le regard que les medias portent sur elle, ce ton tantôt brutal tantôt paternaliste qu'on emploie pour lui parler, le silence qui entoure ses efforts au quotidien alors que le vacarme répercute à l'infini le superflu et l'accessoire pour faire diversion. Il existe une France qui se parle et s'entraide, s'écoute et dialogue dans les quartiers et les campagnes, cherche ensemble des solutions. Une France qui réfléchit, innove, rêve à demain en retroussant ses manches.
Oui, elle existe, cette France de la fraternité. Nous la vivons, nous, au quotidien, à la base, dans ce pays qui portait les espoirs de nos parents venus du Maroc et qu'ils nous ont appris à respecter, avec ces valeurs qu'ils nous ont transmises et qui nous ont permis de passer entre les gouttes acides de la violence et du désespoir.
Ces valeurs largement partagées et notre foi exigeante en la République, nous les transmettons depuis bien des années, d'abord à travers notre engagement associatif dans le quartier de La Paillade à Montpellier et le pays ariégeois, puis dans le monde politique. Nous avons rejoint la campagne de Ségolène Royal en 2007 parce qu'elle portait haut et fort les valeurs de cette France métissée dont nous sommes fiers. Nous avions alors lancé l'Appel des Quartiers dont Cités d'Avenir est aujourd'hui le prolongement.
Oui, nous sommes fiers d'être à ses côtés de jeunes élus fils d'ouvriers, Français à part entière et non sempiternellement « issus de l'immigration » (1ére, 2ème, 3ème génération... jusqu'à quand ce renvoi à la seule origine ?), des élus engagés, volontaires, sincères dont le jugement compte autant que celui de responsables plus capés.
Ségolène Royal a proposé que l'un d'entre nous, Kamel Chibli, entre au Bureau national du Parti Socialiste mais il semble que la porte de Solférino reste obstinément close et le « renouvellement par la preuve » pas de saison. Nous croyons, nous, à la parole politique, à la force des mots simples et justes qui touchent les coeurs, redonnent l'espoir et l'envie d'avancer, à la conformité nécessaire des actes et des promesses, loin des petits arrangements d'arrière-salle et des calculs d'appareil. Il n'y avait, dans cette proposition, aucun machiavélisme mais une grande cohérence.
Cela a, semble-t-il, échappé au petit cercle des commentateurs et des acteurs de la vie politique qui, se croyant perspicaces, prennent tout par le petit bout de la lorgnette, s'intoxiquant mutuellement sous le sceau des fausses confidences et des dîners en ville. Voilà comment la défection d'untel ou la mise à l'écart d'un autre deviennent une soit-disant traversée du désert voire une descente aux enfers ! Voilà comment le commentaire des petites phrases tient lieu d'analyse politique et comment 3.500 personnes mobilisées à Montpellier sont ignorées car cela contredit le récit d'un petit monde très parisien.
Oui, nous avons été blessés par le traitement médiatique et politique de la Fête de la Fraternité que nous avons organisée à Montpellier, le 19 septembre dernier. Blessés de voir le fossé entre ce que nous avons vécu et les commentaires qui ont suivi, sous la plume notamment de ceux qui n'y étaient pas. Blessés qu'on préfère s'intéresser à quelques absents plutôt qu'à tous ceux que rassemblait ce jour-là la conviction qu'une France nouvelle est possible et que Ségolène Royal en porte les valeurs. Oui, nous avons été choqués que pas un mot ne soit dit de nos débats sur l'éducation, sur la fraternité, et guère plus du solide discours politique de Ségolène Royal, de ses propositions pour sortir de la crise et redresser le pays. Blessés de cette morgue narcissique mais renforcés par cette journée formidable que nous sommes fiers d'avoir réussie. Elle a décuplé notre envie de persévérer, de persister et de signer, tête haute et plus que jamais aux côtés de celle qui a su regagner la confiance du peuple. Car le peuple, n'en déplaise à ceux qui le voient de très loin, ce n'est pas un gros mot. Et parler au peuple, ce n'est pas être populiste, c'est redonner à la République son centre de gravité.
Alors oui, nous le signons à nouveau ce pacte de fraternité autour de Ségolène Royal et de Désirs d'Avenir. Nous y mettons tout ce que nous sommes : notre histoire, le trajet de nos parents, notre volonté d'associer les habitants des quartiers à cette « révolution douce » qui ne se fera pas sans eux, notre espoir et notre détermination.
Et nous appelons à nous rejoindre dans ce fraternel combat toutes celles et tous ceux qui n'en peuvent plus et n'en veulent plus des dégâts de la droite sarkozyste, de l'impasse et des divisions où elle entraîne le pays, de ses mensonges et de ses passe-droits quotidiens, de son incompétence au bout du compte.
Beaucoup, aujourd'hui, ne croient plus un mot de ce que disent les politiques, de quelque bord qu'ils soient, et éprouvent un terrible sentiment de fatalité parce que la vie est de plus en plus difficile et parce que l'avenir semble désespérément bouché. Beaucoup, aussi, se détournent de notre parti parce qu'ils sont lassés de le voir prisonnier de ses querelles internes, obsédé de son pouvoir d'empêchement et oublieux de son devoir d'impulsion.
Au poison du seul contre tous et du repli sur soi nous voulons opposer le contre-poison d'une fraternité en actes. Au sarkozysme destructeur des services publics et protecteur des privilèges, incapable d'anticiper, d'accompagner, de protéger efficacement, nous voulons opposer un large mouvement populaire, citoyen, imaginatif et chaleureux, capable non seulement de s'opposer mais de proposer et d'ouvrir à la France un avenir partagé.
La droite sarkozyste est minoritaire dans le pays et, dans nos quartiers, le rejet est encore plus massif. Alors
n'hésitons pas : mettons nos intelligences et nos espérances en commun. Joignons sans exclusive les forces de toutes celles et tous ceux qui ont en commun ces valeurs de respect, de démocratie et
de justice sociale auxquelles nous sommes nombreux à croire. Et commençons par les mettre en pratique ici et maintenant dans un mouvement fraternel qui libère les énergies du pays et apporte des
réponses concrètes, collectivement réfléchies, aux attentes populaires et aux difficultés vécues par les Français. 2012, c'est demain.
Et ça commence aujourd'hui. Cette France réconciliée avec elle-même et avec l'action politique, forte des apports de chacun, nous la savons possible. Cette France nouvelle, bâtissons-la avec
passion, sans nous préoccuper d'autre chose que d'aller de l'avant et de tenir parole.
Source Mediapart : Brahim Abbou et Kamel Chibli
Il est de bon ton pour certains de noircir du papier ou des pages web avec des articles comptabilisants les pertes et les gains de Ségolène Royal en matière de soutien. C'est le jeu de l'année et puis au moins cela suscite des réactions des internautes.
Malheureusement, toute cette démarche qui semble "à charge" occulte le travail de fond et le revirement du Parti Socialiste et de sa direction actuelle par rapport à son attitude en novembre dernier à Reims ou rappellons le, la direction actuelle alors en motion A, C, D a combattu le texte qu'elle applique maintenant, ce qui est savoureux !
En effet, les idées "nouvelles" du PS viennent directement de celles exprimées dans la contribution "combattre et proposer" (avant la motion pour le congrès) portée par Ségolène Royal et devenue motion E portée
par le courant Espoir à Gauche que Ségolène Royal animait avec Gérard Collomb.
Martine Aubry et son staff ont posé aux militants
des questions(consultation militante du 1er octobre) issues directement des textes et idées de la motion défendue par Ségolène Royal telles que : parité, diversité, cumul des mandats, primaires
ouvertes, fonctionnement du PS, etc..
Et pas plus tard que samedi 10 octobre Martine Aubry elle même a dit devant la convention du PS pour les régionales, qu'au 2ème tour des régionales il faudra faire un rassemblement avec
les démocrates (Modem) si besoin pour battre la droite.
Tous ces thèmes sont présentés et défendus par Ségolène Royal depuis un long moment.
Ce qui est essentiel, c'est le fond et non de savoir si Peillon fait un pied de nez à Royal qui fait une grimace à Mignard.
La victoire idéologique de Ségolène Royal est indéniable et d'ailleurs certains de ses adversaires internes au PS avouent à demi-mot faire "du Ségolène".
Tout ce petit monde qui veut prouver qu'il existe sans elle et qui veut séduire Martine Aubry, reviendra le jour J à l'heure H auprès d'elle......c'est écrit.
Posté par lucasmich
"D'une rive à l'autre, l'euroméditerranée en questions »
Le 30 Novembre 2009
ouverture des portes à 18h30
Au Théatre Dejazet
41 bd du Temple
PARIS 3è
Métro République
Intervenants :
Antoine Sfeir, journaliste, directeur des Cahiers de l' Orient, président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient
Pascal Boniface, Directeur de l'Institut de relations internationales
Amiral Jean-François Coustières
Hakim El Karouï, essayiste
Sihem Belkhodja, directrice Artistique et Initiatrice du Printemps de la danse - Rencontres Chorégraphiques de Carthage
L'UPP sera animée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon.

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