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Ecouter l'interview de Françoise Degois sur France Info, le 30 janvier.
Femme debout, de Françoise Degois,
Denoël, février 2009, 277 p.,
19 euros.
Le Mot de l'éditeur :
Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques. Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.
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Louis Petiet, Ségolène Royal et Christian Estrosi à l'issue de réunion sur Heuliez ce mardi 22 décembre.
Un accord vient d'être conclut sur le dossier Heuliez et la question du versement
par le Fonds Stratégique d'Investissement, bras armé de Bercy, des 10 millions d'euros de participation au capital du constructeur de véhicules électriques promis mais bloqués jusqu'ici. L'info
vient de tomber sur Twitter plus rapide que l'AFP.
Le débloquage des 10 millions d'euros de la part du gouvernement a été réalisé à l'issu d'une réunion à
laquelle participait Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, qui a apporté 5 millions d'euros, et Louis Petiet, le président de Bernard Krief Consulting (BKC), repreneur d'Heuliez, à Bercy à l'invitation de Christian
Estrosi, ministre de l'insdustrie.
Avant cette réunion, Ségolène Royal
s'est entretenue pendant une vingtaine de minutes avec Christian Estrosi. Rien n'a filtré de cette discussion d'après l'AFP. Une conférence de presse était prévue à la fin de la rencontre
mardi.
Toujours d'après Twitter, Ségolène Royal a remercié "très chaleureusement" Christian Estrosi et s'est félicitée qu'on ait pu "dépasser les clivages politiques" alors que 600 emplois industriels sont en jeux. Ainsi que le lancement des premiers véhicules électriques à 5000 € résulltants de l'appel à projet de la région Poitou-Charentes.
Le versement des 10 millions d'euros promis par l'Etat trainait depuis plusieurs mois, le ministre
de l'industrie exigeant des preuves tangibles de la part de Louis Petiet du versement de la part de son groupe BKC,
Bernard Kreif Consulting, soit 15 millions d'euros. Il avait pour sa part personnellement engagé et versé 1 millions d'euros.
Louis Petiet n'est pourtant
pas un inconnu pour Christian Estrosi et le gouvernement. Le président de BKC est en
effet maire et conseiller général UMP de Verneuil-sur-Avre dans l'Eure...
Il n'en est pas non plus à sa première reprise d'entreprise puisqu'il est le repreneur et le "sauveur" de très nombreuses entreprises industrielles françaises dans le décolletage (Walor), le
textile (DMC Tissus, DMC SA, Lil pour l'Autre), l'équipement aéronautique (Gema OPR, Walor Aerospace, Spiral Concord), l'équipement auto (Heuliez), la maintenance industrielle (Isotherma,
Ernault), la chaudronnerie (Isotec), la distribution (Soho, Sedao, Logiconfort Authentica), la publicité (Apache), les médias (Cap24), ....
Ainsi l'UMP aurait eu si peu confiance dans un élu UMP pourtant connu pour le
succès de ses reprises d'entreprises... Difficile à croire.
Il faut plutot comprendre que l'action de Ségolène Royal et l'avance prise par sa région en matière de voitures électriques
devait géner à l'Elysée.
En effet la région Poitou-Charentes lançait dès janvier 2008 un appel à projet
pour la réalisation d'une voiture électrique à bas coût (5000 €) qui aboutissait 9 mois plus tard
à la présentation de 3 prototypes au salon de l'automobile et à l'industrialisation de
ceux-ci. Depuis l'entreprise Véolia a notamment commandé l'un des véhicules
électriques d'Heuliez issu de cet appel à projet pour AutoLib le futur service parisien de véhicules en libre service, devenant l'un des premiers grands clients.

Ségolène Royal à Copenhague présente la Friendly, véhicule électrique d'Heuliez - © Désirs d'Avenir
Le gouvernement avait été nettement plus rapide pour faire débloquer les 7,5 millions d'euros de prise de participation
dans Dailymotion.
Là encore le service de diffusion et de partage de vidéo, entreprise à fort potentiel de l’économie numérique française, est dirigé par des proches du gouvernement en l'occurence par des
anciens des cabinets ministériels de la droite: Martin Rogard était ainsi
responsable du pôle multimédia au ministère de la Culture avant d'intégrer Dailymotion.
Mais il est vrai qu'il n'y avait pas 600 emplois en jeu dans la région Poitou-Charentes...
Richard Trois
Voilà une déclaration de l'ex-premier ministre et de l'actuel sénateur de la Vienne qui risque
d'embarasser fortement l'UMP de la région Poitou-Charentes et de laisser des
traces, à un peu plus de trois mois des élections régionales.

Interrogé sur le dossier Heuliez, par La
Nouvelle République, Jean-Pierre Raffarin massacre le constructeur automobile : « Le véhicule électrique ne marchera pas car les constructeurs ne
sont pas intéressés. C'est une gestion populiste et médiatique du dossier ». Voilà qui devrait plaire aux 600 salariés et leurs familles dont les emplois ont été sauvegardés par une
action offensive de la région Poitou-Charentes. Des propos qui risquent de peser lourd
localement.
Voilà qui devrait surtout plaire à Dominique Bussereau, l'actuel secrétaire d'Etat aux transports et qui
a été pressenti par l'UMP pour affronter Ségolène Royal en mars
prochain. D'autant qu'Heuliez est l'un des plus gros employeurs du département des Deux-Sèvres dont l'impact local est très fort. Et d'autant plus que l'UMP et le gouvernement ont tout fait pour s'attribuer les mérites de la mise en redressement judiciaire
par le tribunal de commerce de Niort en avril 2009.

Depuis les bonnes nouvelles s'accumulent pour Heuliez. En juillet 2009, le tribunal de commerce accepte l'offre de reprise de Bernard Krief Consulting qui promet de sauvegarder 600 emplois sur les 1000 (tandis que 200 à 300 personnes seraient ensuite embauchées au cours des trois prochaines années), avec un apport supplémentaire d'investisseurs asiatiques de 10 à 20
millions d'euros.
Et les investisseurs se bousculent. Il y a quelques jours, Midex Airlines (un transporteur de fret des Emirats arabes unis), séduit par les projets de voitures électriques d'Heuliez, a pris une participation de 40% dans l'entreprise pour 67 millions d'euros.
En attendant, l'entreprise se développe - les carnets de commandes sont pleins - et prévoit
déjà quatre modèles de véhicules électriques mis sur le marché dès 2010,
alors qu'un seul modèle avec la Friendly avait été jusqu'ici dévoilé. Ainsi un pick-up électrique, la Simply City Up, et qui vient d’être dévoilé au salon aéronautique de Dubaï (et qu'a présentée Ségolène Royal au
congrès des maires porte de Versailles) sera produit sur les lignes d'Heuliez dès décembre prochain et vendu à 5000 euros (avec les aides déductibles). S'ajouteront à la gamme, le Pélican, un
tricycle électrique déjà produit. et enfin une nouvelle version quatre portes de la Friendly, laquelle serait commercialisée à partir de la fin
de l’année prochaine.

Et Heuliez, en pleine euphorie, est également sur les rangs pour l'appel à projet de la Ville de Paris pour Autolib, un programme de véhicules électriques en libre service, qui doit être
lancé avant la fin de l'année, et qui représente un marché de 4000 véhicules. Et Heuliez de recevoir un soutient de poids avec Veolia Transport, qui a choisit de soutenir la Friendly dans cet appel à projet, pour qui ce véhicule dispose des atouts nécessaires pour se
positionner sur ce marché : "autonomie de 100 à 250 km, versions de une à quatre places, prix accessible et disponibilité dès 2010".
Dominique Bussereau qui se voulait en "Humble challenger" comme le titre Sud-Ouest, dans la campagne qui s'annonce, risque de devoir gérer les sorties à venir d'un Jean-Pierre Raffarin prêt à en
découdre "en descendant dans l'arène", face à celle qui lui a ravi la région en 2004. Quitte à mettre son parti dans l'embarras
Source nico7535
Après Mitterrand et prince Jean, quoi ? Devinez. On vous le donne en mille. Le retour de la burqa ! Bonne vieille burqa ! Inusable burqa, toute rapiécée mais pouvant encore faire de l'usage, que Besson ressortait du placard, dimanche soir, à RTL, en annonçant son souhait de lancer "un grand débat national". La burqa serait contraire "aux valeurs de l'identité nationale". Et Aphatie, la bouche en cul de poule, tout émerveillé de voir naître là, devant ses yeux zébaubis, le fumigène de la semaine de vacances : "c'est fort, ce que vous venez de dire. Vous pouvez répéter ?" (on ne sait jamais, des fois que l'AFP aurait mal entendu.)
Soyons précis : Besson a mis deux fers au feu. Si le coup de la burqa ne devait pas prendre, il a aussi souhaité, dans la même émission de RTL, que chaque écolier français ait l'occasion, une fois dans sa scolarité, de chanter La Marseillaise. Mais la burqa bat La Marseillaise. Aux radios du lundi matin, tout est pour la burqa, rien pour le sang impur. Une cartouche tirée pour rien, Besson. Fallait avoir confiance en vous !
Ah, leur obscène obsession de l'agenda ! L'agenda, depuis quelques mois, leur a un peu échappé, c'est vrai. Hortefeux, Mitterrand, Prince Jean : il urge de reprendre la main. Etre vigilants. On ne sait jamais d'où peut partir un mauvais coup. Tiens, ce malencontreux ripage du doigt de Jean-François Lamour, par exemple, qui a conduit à la malheureuse adoption d'une surtaxe de 10 % sur les profits bancaires. Fâcheuse adoption, d'autant plus qu'on ne dispose d'aucun véritable argument pour s'y opposer (il fallait voir Besson, justement, ou Guaino, à la même heure sur France 5, dimanche soir, ramer contre cette surtaxe). Aie. Danger. Si le système allait s'en emparer ? Vite, un contrefeu. Besson, où as-tu rangé la burqa ?
Daniel Schneidermann
"D'une rive à l'autre, l'euroméditerranée en questions »
Le 30 Novembre 2009
ouverture des portes à 18h30
Au Théatre Dejazet
41 bd du Temple
PARIS 3è
Métro République
Intervenants :
Antoine Sfeir, journaliste, directeur des Cahiers de l' Orient, président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient
Pascal Boniface, Directeur de l'Institut de relations internationales
Amiral Jean-François Coustières
Hakim El Karouï, essayiste
Sihem Belkhodja, directrice Artistique et Initiatrice du Printemps de la danse - Rencontres Chorégraphiques de Carthage
L'UPP sera animée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon.

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