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Ecouter l'interview de Françoise Degois sur France Info, le 30 janvier.
Femme debout, de Françoise Degois,
Denoël, février 2009, 277 p.,
19 euros.
Le Mot de l'éditeur :
Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques. Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.
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On connaissait déjà le journal Libération pour ses problèmes de dénombrement lors d'un meeting de Martine Aubry à la veille de l'élection du premier secrétaire du PS en novembre dernier. En effet, le journaliste avait annoncé sans rougir que 1.000 personnes étaient présentes chez Martine (chiffre contesté dans les commentaires de mon article d'alors par une militante présente ce soir là) puis était venu s'expliquer sans se démonter qu'il avait "un peu surestimé" en comptant "à la louche" mais-qu'il-ne-se-contentait-pas-de-compter-les-places-assises et allait jusque sur le trottoir compter les fumeurs (et probablement aussi chez les voisins d'en face...).
Maintenant, on a droit à la division par deux (normal, après la multiplication en CE1, un an plus tard en CE2, on passe aux divisions). En effet, la dépêche AFP annonçant 250 personnes, des journaux comme Le Parisien et une radio comme Europe1 se sont empressés de reprendre l'information en titrant sur la solituuuude© de Ségolène Royal !
Problème : il y avait deux fois plus de personnes hier au théâtre Dejazet. Tout simplement parce que l'orchestre était "comble" (sic Christophe Barbier sur son twitter) et que l'orchestre fait largement 350 places voire 400, dans un théâtre en comptant 700. Si on ajoute les personnes présentes au balcon que l'on voit sur cette vidéo et les organisateurs trainant -comme c'est toujours le cas- dans les couloirs et dans les allées, il n'est pas difficile d'arriver sans peiner à 450-500 personnes.
Pourquoi alors ce chiffre de 200 personnes ? Il faudrait leur demander. En tout cas, on peut tout à fait comprendre pourquoi certains organes de presse se sont empressés de le relayer. Le "ségo-bashing" est une mode. Et actuellement c'est la tendance automnale "Royal solitude™". Les alliés politiques s'en vont, les équipes s'en vont. Du coup, on titre sur le départ de certaines personnes mais pas sur l'arrivée d'autres et maintenant... fatalement... il faut faire du buzz autour d'un pseudo vide militant. Et quelque chose me dit qu'on n'a pas fini d'en entendre parler, histoire de meubler un peu le temps politique avant les régionales.
Etonnamment, en juillet dernier, lorsque la presse ne titrait pas encore sur la solitude politique de Royal (mode *vacances d'été* oblige), l'Université Participative sur les pesticides avait attiré autant de monde que celle de lundi, et personne n'avait commenté l'affluence.
Honnêtement, 500 personnes à Poitiers ce week end, une salle bien remplie pour une réunion militante dans sa région le 3 octobre, entre 400 et 500 personnes à Dejazet hier... on a connu leader socialiste plus seul.
PS : Au moment où j'écris ces lignes, un mail de l'équipe de Ségolène Royal (oui, oui, elle a une équipe) informe les militants que "Outre les images qui parlent d’elles mêmes, à défaut d’être présents et lucides il y a deux manières assez simple de vérifier ces chiffres. L'orchestre de la salle du Théâtre Dejazet compte 400 places et celles-ci étaient toutes occupées. Si l'on compte les personnes installées aux balcons, il y avait 620 personnes.
Car les règles simples de sécurité imposent au théâtre de tenir exactement le compte des entrées et des sorties en cours de soirée et le directeur du théâtre a fait ce pointage."
Vous pouvez retrouver la réaction complète de l'équipe de Royal sur le site Retablirlaverite.org (très utile ce truc décidemment).
Source le Post
Pourquoi la défense d'Hortefeux ne tient pas
Accusé de dérapage, le ministre de l'Intérieur a pris à plusieurs reprises la parole pour expliquer en quoi ses propos n'avaient rien de raciste. Problème: ce qui est visible sur la vidéo lui donne tort.
- L'entourage du ministre affirme que celui-ci "fait référence au nombre de clichés déjà pris avec des Auvergnats", après qu'il eut été "assailli" de demandes de la part de ces derniers pour poser avec eux.
Faux. Sur la vidéo, on peut entendre que la conversation ne porte plus sur les Auvergnats mais bien sur l'origine du militant. Ainsi, un participant parle de l'intégration, un autre affirme qu'il (le militant) parle arabe. Enfin, juste avant que Brice Hortefeux ne prononce sa fameuse phrase ("Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. Allez, bon courage…"), on entend une femme dire "c'est notre petit arabe".
Il n'est donc plus du tout question des Auvergnats ici.
- La majorité dénonce une "campagne de dénigrement " qui prouverait, selon Xavier Bertrand, "que la gauche est prête à tout pour nous nuire".
Faux. Lemonde.fr a publié la vidéo, a interrogé le jeune militant, a appelé le ministère de l'Intérieur. En bref, Lemonde.fr a fait un travail journalistique. La gauche n'a instrumentalisé personne, elle n'a fait que réagir aux propos du ministre.
Toujours en colère contre ses anciens amis du Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon ne cesse de pester contre une gauche trop timide, munie d'un programme en demi-teinte. Le sénateur de l'Essonne, qui a créé son Parti de gauche, entend proposer une ligne de rupture avec le capitalisme, mais via les urnes. Pour lui, la crise économique que traverse le système capitaliste indique qu'"un monde est fini", celui du libéralisme. Candidat du Front de gauche aux européennes, en alliance avec le PCF, il tente d'attirer les électeurs déçus du PS. Et espère faire la différence avec un Olivier Besancenot.
Après un 1er Mai réussi, comment analysez-vous la crise sociale que connaît le pays ? Reflète-t-elle pour vous une colère globale ?
Oui. Mais il faut être lucide sur cette colère. Les gens ont peur de ne pas avoir d'avenir. Ils sont révoltés car ils trouvent que les conséquences de cette crise sont injustes. Mais annoncer tous les jours la révolution, c'est de la manipulation. Il y avait bien plus de violence dans les années 1970. Moi, je vois aujourd'hui un monde qui part en petits morceaux. Et un grand désarroi. Il y a donc une immense disponibilité envers la gauche. Elle est pourtant absente. Voila le drame.
Soutenez-vous la démarche d'Olivier Besancenot qui appelle à une marche nationale des sans-emploi ?
Cela me trouble un peu. Le politique n'a pas à surgir, comme ça, dans le mouvement social, en donnant des consignes. Les syndicats, par leur unité, ont levé le couvercle de la résignation sociale. Notre responsabilité est de lever la résignation politique. Le lien du social au politique n'est pas mécanique. Regardez la Guadeloupe. Ce qu'a fait le LKP est remarquable mais le mouvement social s'est arrêté aux portes du politique. A nous d'offrir une alternative politique plutôt que de faire des surenchères avec les syndicats.
Partagez-vous le pronostic de Dominique de Villepin, celui d'un "risque révolutionnaire" ?
Il voit ça comme un risque ; pour moi, c'est plutôt une chance. Sinon, comment le pays va-t-il sortir du trou noir ? Les gens qui perdent leur travail ont un vécu de bêtes prises au piège ; ils se demandent comment finir de payer la maison ou les études des gamins. Les chefs politiques leur parlent une langue étrangère, tellement loin de la réalité ! Ils se comportent en commentateurs et non en acteurs. La plupart d'entre eux ne sont pas mentalement préparés à cette crise. Ils ont bien vécu les vingt glorieuses du libéralisme. Ils ont du mal à admettre ce qui arrive. Ils sont dans le même état de sidération que celui dans lequel la gauche s'est trouvée après l'effondrement du mur de Berlin : une incapacité à nommer ce qui se passe, à proposer autre chose. Ils ne parviennent pas à comprendre que le monde d'hier est bel et bien fini.
Qui mettez-vous derrière ces "ils" ?
Tous les "importants". Mais d'abord Nicolas Sarkozy. La droite, il faut le reconnaître, a un vrai chef de guerre. Il a le sens des situations de lutte, pense tout en termes de combat, et projette toute son énergie sur un seul objectif : "Profiter de la crise" - ce sont ses mots - pour faire ce qu'il appelle des "réformes structurelles". Il est dans une logique de confrontation sociale. Mais il n'est pas sorti du cadre et sa vision pour la France est très datée : les années Reagan.
François Bayrou annonce qu'il est entré en résistance contre le sarkozysme. Pourrait-il un jour devenir votre allié ?
C'est un homme qui tient tête. Il exprime des valeurs utiles à notre temps. Mais son programme économique est de droite et il ne s'en cache pas. N'oublions pas les leçons de l'histoire : l'illusion centriste a été mortelle pour la gauche partout où elle a été pratiquée en Europe.
C'est un avertissement en direction de vos anciens amis socialistes ?
Ah ! mes amis socialistes. Ils sont toujours entre deux chaises : Martine Aubry est archaïquement sociale-démocrate. Elle vit dans un monde qui n'existe plus : celui du compromis social entre capital et travail dans le cadre de l'Etat nation. Le PS pense que le capitalisme a oublié le social et qu'il suffit d'en mettre un peu pour avoir une société plus juste. Combien de temps cette bulle d'illusions va-t-elle mettre pour éclater ? Quand on vit une récession d'une telle ampleur, on ne peut plus faire croire qu'un petit coup de croissance à l'ancienne suffira à panser les plaies. Je prône l'insurrection civique pour tout changer et organiser la transformation autour de trois axes : la planification écologique, la refondation républicaine et un nouveau partage des richesses.
Dans vos prises de position récentes, vous semblez plus indulgent envers Ségolène Royal...
Ce qui me plaît chez elle, c'est qu'elle cogne. Elle a une forme d'obstination contre Sarkozy qui est plutôt roborative. La gauche ne cogne pas assez, car le parti dominant, le PS, est dans la connivence. Voyez son positionnement européen : des promesses pour une Europe plus sociale incompatibles avec le traité de Lisbonne qu'il soutient comme Sarkozy. Un autre exemple : quand le PS continue à cultiver l'illusion qu'il veut mettre en place une régulation du capitalisme, de quoi parle-t-il ? De l'OMC et du FMI, deux institutions dont le coeur des politiques est le contraire de ce qu'il faut faire !
Vous trouvez la gauche en petite forme face à la droite ?
Hélas, oui. A droite, ils assument la situation, ils se battent. A gauche, le PS est tétanisé. A droite, la relève est flamboyante : Villepin le romantique, Bayrou le Quichotte. La gauche dominante est terne. La droite a mis les bottes, les sociaux-démocrates sont en pantoufles.
L'émiettement de la gauche n'est-il pas une opportunité pour Nicolas Sarkozy ?
Bien sûr que si. C'est la raison pour laquelle j'ai essayé de rassembler ce qu'on appelle l'autre gauche et proposé de bâtir un bloc politique qui assume sa
diversité et qui, avec un programme anticapitaliste, essaie de construire une nouvelle majorité politique. Les communistes ont aussi cette vision. Ils ont joué le jeu, pas Besancenot. Le NPA a
choisi la voie d'un parti d'avant- garde qui se construit dans la délimitation politique avec le reste de la gauche. Si on avait réussi un rassemblement large, on pouvait espérer passer devant le
PS aux européennes et construire un programme de rassemblement de toute la gauche sur une ligne de rupture. Cette perspective est reportée. Mais si, malgré tout, le Front de gauche crée une
dynamique et rassemble largement, comme je le vois dans le Sud-Ouest, on aura réussi. Après, mon objectif est de poursuivre ce front, un peu comme Die Linke en Allemagne.
Elie Guedj pour Evene.fr - Avril 2009
Avec les séquestrations de patrons et les dernières violences, ont ressurgi les effluves du radicalisme des années 1970. Au lieu d'interroger la moralité de ces actions, peut-être serait-il
préférable de les interpréter à l'aune du mode de revendication le plus institutionnel et, paradoxalement, actuellement le plus déprécié par les pouvoirs publics : la grève.
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Zoom
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"D'une rive à l'autre, l'euroméditerranée en questions »
Le 30 Novembre 2009
ouverture des portes à 18h30
Au Théatre Dejazet
41 bd du Temple
PARIS 3è
Métro République
Intervenants :
Antoine Sfeir, journaliste, directeur des Cahiers de l' Orient, président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient
Pascal Boniface, Directeur de l'Institut de relations internationales
Amiral Jean-François Coustières
Hakim El Karouï, essayiste
Sihem Belkhodja, directrice Artistique et Initiatrice du Printemps de la danse - Rencontres Chorégraphiques de Carthage
L'UPP sera animée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon.

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