S é g o l è n e
R o y a lDésirs d'Avenir Paris 16
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Ecouter l'interview de Françoise Degois sur France Info, le 30 janvier.
Femme debout, de Françoise Degois,
Denoël, février 2009, 277 p.,
19 euros.
Le Mot de l'éditeur :
Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques. Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.
S é g o l è n e
R o y a l
Voilà qu’on nous écrit qu’il faut que nous soyons des femmes et des hommes libres et pas des fans, des groupies qui vénèreraient leur idole ! Bref, on nous conseille d’arrêter d’être des décervelé(e)s si nous comprenons bien.
Eh bien ça suffit ! Ça suffit ce mépris et ce non-respect pour l’engagement de militantes et de militants qui
savent ce qu’ils font lorsqu’ils s’engagent derrière Ségolène Royal, qui savent pourquoi ils le font et comment ils le font. Ils ont et ils continuent à faire fonctionner leurs neurones, nous
disons bien, leurs neurones et non leurs humeurs.
Halte à ceux qui nous considèrent comme des illuminé(e)s ou des sectaires (tiens Emmanuelli l’avait déjà
dit !).
Bien piètre idée de qui nous sommes pour penser que nous avons besoin de vénération. Nous, nous avons besoin de la politique par la preuve, de celle qui offre une véritable démocratisation de notre parti à tous les échelons, d’une véritable rupture avec un fonctionnement pyramidal où la base est réduite à bien peu de chose.
Nous avons besoin d’une réflexion à gauche qui défriche, qui décoiffe, qui sorte des sentiers battus, qui provoque, qui fait avancer. C’est ça la rénovation.
Nous avons besoin d’un leader qui porte cette audace, cet enthousiasme, cette volonté de rénovation. Nous
regardons autour de nous. Désolé(e)s pour les autres : seule Ségolène Royal est porteuse de cette espérance.
Bien sûr qu’elle ne le fera pas seule, mais quel drôle d’exemple que de commencer par lui interdire la liberté de
ses choix, sa liberté d’apprécier d’aller à Marseille, à Dijon. Qui peut s’autoriser à lui dicter ses choix sinon ceux qui voudraient peut-être un retour à un président de la république
inaugurateur de chrysanthèmes ?
Alors oui, Ségolène Royal est dérangeante, dérangeante dans ses idées quand elle nous invite à nous emparer
de tous les thèmes y compris de ceux qu’on a laissés à la droite (la sécurité, la nation etc), dérangeante quand elle dit qu’un parti doit être un parti ouvert, de masse, démocratique, voire à
dépasser, dérangeante quand elle exprime très clairement sa volonté de ne pas laisser les militants qui la soutiennent être instrumentalisés.
Mais c’est tout cela, chers amis qui trouviez inopportune sa visite à Dijon, qui plait tant, qui fait que des foules entières sont, grâce à elle, revenues ou venues à des meetings recréant l’espoir que la gauche apporte de vraies réponses à leurs vrais problèmes. Cela n’est pas donné à tout le monde. N’en déplaise à certains.
Marianne et ses amis
A force de répéter en boucle que Ségolène Royal est isolée au PS et que sa cote de popularité est en baisse,
le succès de l’ex-candidate aux primaires socialistes de 2011 n'apparaît pas acquis. Même si personne ne se détache, un retour de DSK n'est pas à exclure, Ségolène Royal abordera cette primaire dans une situation plus complexe qu'en 2006. L'effet de surprise
et de nouveauté étant passé, elle affrontera certainement des candidats plus redoutables.
Mais en cas d'échec, pourrait-elle passer outre l'investiture socialiste et se présenter quand même ? Rien n'est à exclure, tant la détermination de l'ex-candidate est grande. Toutefois, pour
éviter ce scénario catastrophe, la direction du PS serait tentée d'organiser des primaires tardives pour empêcher Ségolène Royal de s'organiser. C'est le Point qui révèle l'information cette
semaine :
"C'est le cauchemar Rue de Solferino : Ségolène Royal, battue aux primaires internes du PS, se présente malgré tout à la présidentielle hors du parti. Pour l'éviter, une seule tactique :
retarder au maximum la tenue des primaires. "Si elles avaient lieu fin 2011, Ségolène n'aurait pas le temps de se retourner" explique un proche de Martine Aubry. Difficile, en effet, d'engranger
en quelques mois les signatures de 500 élus, d'organiser son réseau et d'accumuler un trésor de guerre"
.
Qui a dit qu'il y avait des rivalités au PS ?
Source : "Brèves du Point"
Voilà que depuis plusieurs semaines, ces messieurs s'expriment ça et là dans les médias pour dire leur déception de Ségolène Royal.
Cependant, quand je lis leurs explications, cela ne me convainc pas. En effet, je pense que toutes ces personnes soutenaient Ségolène Royal pour de mauvaises raisons. De mon point de vue, ces derniers voulaient la « gérer » et la modeler selon une image qui n'était pas la sienne.
Leur ressentiment ressemble souvent à quelque chose de l'ordre du dépit amoureux. Et actuellement, on s'aime, on se déteste puis on finit par se déchirer sur le WEB et sur les plateaux télé
(est-ce encore un effet de la télé-réalité ?). Nos dépités sont donc tendance !
Ceux qui ont fait le choix, comme moi, de soutenir Ségolène Royal en conscience et pour ses idées, ne risquent pas de finir comme eux. Pour moi, si elle ne réussit pas, ce ne sera pas elle qui aura échoué mais, un collectif qui n'aura pas réussi à faire partager aux français ses idées communes.
Certes, en France, les idées politiques sont portées par des personnalités. C'est ainsi que se passe la politique dans notre pays. Après, chacun choisit celle ou celui qui portera le mieux ses propres convictions.
Moi, j'ai choisi de soutenir Ségolène Royal jusqu'en 2012 parce que je crois, comme beaucoup d'autres, qu'elle est la seule qui peut porter nos idées jusqu'au sommet de l'état. C'est une femme déterminée et courageuse. Et tout comme BHL, c'est une chose que je considère importante. C'est aussi une grande politique quoiqu'en disent ses (nombreux) détracteurs. Présidente de région reconnue pour son action, elle a déjà aussi vécu une campagne présidentielle. Depuis, dans toutes ses interventions, je constate qu'elle en a fait une analyse critique et qu'elle a mis en place un plan d'actions pour nous permettre de faire mieux en 2012.
Alors messieurs les dépités de Ségolène, posez-vous les bonnes questions ! Quelles étaient vos véritables motivations pour la suivre ?
Le vrai travail de militant se fait dans l'ombre, sans rien en attendre si ce n'est la satisfaction qu'un jour ses idées triomphent.
C'est promis, il n'y aura pas dans l'entreprise de bons et de mauvais élèves. Quel sort sera réservé à la femme enceinte qui aura eu le malheur d'être en arrêt-maladie à cause d'une grossesse difficile et qui voudra, après son accouchement, s'occuper de son bébé ? Qu'adviendra-t-il de son emploi après une si longue absence ? Questions déplacées, bien sûr !Donc, récapitulons. L'Assemblée nationale discute cette semaine du projet de loi sur le travail dominical ; Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, promet de revenir à la charge pour permettre aux salariés en congé- maladie ou en congé-maternité de travailler de chez eux ; François Fillon commence à préparer l'opinion publique sur la nécessité de repousser l'âge de la retraite. La promesse du "travailler plus" est tenue, pour le reste... Rassurons-nous, toutes ces réformes "innovantes" vont "dans le sens de la modernité", martèle M. Lefebvre.
Il serait donc "moderne" d'en finir avec la coupure de fin de semaine, "moderne" de poursuivre son activité professionnelle entre deux tétées, "moderne", quoi qu'il arrive - un nouveau-né, une jambe cassée, une dépression, une maladie chronique, M. Lefebvre ne fait pas de différence - de ne jamais couper les ponts avec son entreprise. Dormons tranquille, tout cela - hormis l'âge de départ à la retraite - s'effectuera sur la base du "volontariat".
Quant aux médecins, ils devront rédiger un certificat médical autorisant une reprise du travail à domicile durant un congé-maladie ou un congé-maternité. Congés qu'ils auront eux-mêmes délivrés. A l'heure où le gouvernement demande à l'assurance-maladie de renforcer les contrôles sur les 12 % d'arrêt de travail jugés "injustifiés", il faudra inventer un nouveau type de contrôle pour vérifier le bien-fondé médical d'une reprise du travail à la maison. S'il y a des paresseux, pourquoi n'y aurait-il pas des stakhanovistes qui ne mesurent pas qu'ils se tuent à la tâche ; qu'en retravaillant de chez eux, le remède peut être pire que le mal. Cela devient compliqué et pas forcément rentable pour la Sécurité sociale.
Ceux qui auront accepté de travailler le dimanche et (ou) repris leur activité avant la fin de leur congé pourront toujours espérer une promotion. Mais attention, des chercheurs en économie et psychologie de l'université de Warwick (Grande-Bretagne) ont observé qu'une promotion professionnelle engendre plus de stress et réduit le temps consacré à aller voir un médecin.
Cette récente étude scientifique partait pourtant d'une hypothèse positive : parce qu'elle engendre une meilleure estime de soi, une progression du statut professionnel entraînerait une amélioration de la santé. Raté. "Nos recherches montrent que la santé mentale se détériore après une promotion et d'une façon qui va au-delà du simple court terme", constate l'un des chercheurs. Allez, c'est les vacances, reposez-vous ! Vous aurez bien le temps d'être moderne à la rentrée.
Sandrine Blanchard
"D'une rive à l'autre, l'euroméditerranée en questions »
Le 30 Novembre 2009
ouverture des portes à 18h30
Au Théatre Dejazet
41 bd du Temple
PARIS 3è
Métro République
Intervenants :
Antoine Sfeir, journaliste, directeur des Cahiers de l' Orient, président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient
Pascal Boniface, Directeur de l'Institut de relations internationales
Amiral Jean-François Coustières
Hakim El Karouï, essayiste
Sihem Belkhodja, directrice Artistique et Initiatrice du Printemps de la danse - Rencontres Chorégraphiques de Carthage
L'UPP sera animée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon.

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