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  • : Blog des militants et sympathisants de Désirs d' Avenir du 16ème arrondissement de Paris, laboratoire d'idées et soutien de Ségolène Royal
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A lire, A voir....

Ecouter l'interview de Françoise Degois sur France Info, le 30 janvier.

 Femme debout, de Françoise Degois, Denoël, février 2009, 277 p.,
19 euros
.

 



  
 Si la gauche veut des idées

Le Mot de l'éditeur :

Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques. Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.



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                    Désirs d'Avenir Paris 16


Analyse

Samedi 31 octobre 2009
 
   



Sur cette question, ne convient-il pas de commencer par le commencement, c'est-à-dire par une généalogie ; bref : par l'histoire.

D'aussi loin que l'on remonte dans l'existence de la France, au regnum francorum (le royaume des francs), on a un pays composite. Composite ethniquement ; composite linguistiquement ; composite culturellement.
  • Composite ethniquement. Avec des Celtes, des Latins, des Germains, leurs sous-groupes et leurs mixtes (Gallo-romains et Francs) et ce, depuis déjà quelques siècles, mais aussi avec des « petits nouveaux », comme les Vikings (les Normands) au Xe siècle. Sans oublier quelques traces laissées par les incursions des Huns et des Arabes avant ce siècle.
  • Composite linguistiquement. Au nord et à l'est du regnum francorum on parle des langues germaniques ; à l'ouest du celtique ; dans le grand sud l'occitan, la langue des francs, celle du roi et de son « administration », n'étant que celle du cœur franc du royaume, en gros entre Somme et Loire.
  • Composite culturellement. Comme le montrent la cohabitation et la coexistence à l'intérieur du royaume de deux systèmes juridiques : celui du droit coutumier au nord de la Loire et celui du droit romain au sud. Les diverses hérésies du Moyen-Âge, cathare, vaudoise, le protestantisme au XVIe siècle et le judaïsme toujours confortent aussi ce composite culturel. Résultat : comme le dit Mirabeau, en 1789, « La France n'est qu'un agrégat de peuples désunis ».
Si donc on a l'idée que « l'identité nationale » est une donnée de base, fixée, pour ne pas dire figée dans son unité, alors, on peut dire que l'identité nationale de la France, c'est de ne pas en avoir ! Sa position géo-politique de finistère de l'immense Eurasie, avec autant de frontières ouvertes sur le grand large que de frontières terrestres, fait qu'elle ne peut pas faire autrement que d'être constamment et incessamment ouverte et accueillante aux autres.

Illustration : Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa

Dernière preuve manifeste de cela : un fils d'immigré hongrois récent, Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa devient Président de la République française. Qu'il veuille « défendre l'identité nationale » en dit long sur sa méconnaissance profonde de l'histoire de France, à moins que cela relève de cette vérité sociologique qui veut que ce sont toujours les derniers arrivés - les parvenus - dans un groupe social ou dans une nation qui veulent fermer la porte derrière eux !
Mais par-delà cet exemple très particulier de l'ouverture accueillante aux autres caractéristique de notre France, revenons à notre cheminement historique pour retrouver 1789 : la Révolution française.
Certes, ce n'est pas Elle qui fait la conscience nationale ; elle existait déjà depuis longtemps, elle était dans les réponses de Jeanne d'Arc à ses juges (« j'ai compris que mes voix étaient pour le roi de France »), mais c'est Elle qui fait la conception ouverte et donc laborieuse et difficile de la Nation, celle que Renan croira devoir encore expliciter en 1882 face à la conception allemande de la nation :
« Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l'avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l'on comprend malgré les diversités de race et de langue. Je disais tout à l'heure “avoir souffert ensemble” ; oui, la souffrance en commun unit plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun.
Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. »
Tout est dit et bien dit de ce qu'est et doit être la Nation française : « une grande solidarité », « malgré les diversités de race et de langue » et l'on peut ajouter « de religion ».

Les riches qui émigrent, plus étrangers à la Nation que les travailleurs immigrés

C'est dire que les industriels et autres riches capitalistes qui préfèrent habiter la Belgique ou ailleurs pour préserver leur cher fric sont bien plus étrangers à la Nation que les travailleurs immigrés - avec ou sans papiers - qui vendent pour pas cher leur force de travail pour contribuer à ce que ladite Nation perdure dans son développement.
Plus largement, c'est dire que la Nation, depuis 1789, est populaire, appartient au peuple, qui l'a toujours défendue, chaque fois qu'elle était menacée dans son existence-même, en 1815, en 1870/1, en 1914, dans la Résistance.
Le peuple, dans ses profondeurs, n'a jamais manqué à la Nation. On ne peut pas en dire autant de ce qu'il est convenu de nommer ses élites et ses dirigeants socio-économiques qui ont préféré la capitulation à la Commune, Hitler au Front populaire, la Collaboration à la Résistance.

La captation honteuse de l'héritage national par la droite

Oui ! Ce n'est que par une captation honteuse de l'héritage national que la droite se réclame et réclame l'exclusivité des valeurs de la Nation. C'est sans aucun doute à cause de cela que le pouvoir de droite veut imposer une conception figée de la Nation sous le nom d » « identité nationale », alors que la Nation, la vraie, celle issue de la volonté populaire de vivre ensemble, est toujours ouverte, pour ne pas dire généreuse, même si cela est et sera toujours difficile.
Car il est toujours très difficile d'accepter au quotidien que son concitoyen, présent ou futur, soit différent de soi, par sa couleur de peau, par ses mœurs, par sa culture, par sa religion. Mais c'est la grandeur historique et politique de la Nation-France que d'avoir fait et de continuer à faire que la peur individuelle et subjective de la différence de l'autre ne l'emporte pas définitivement sur la nécessité de la « grande solidarité » évoquée ci-dessus par Renan.
C'est pourquoi la gauche a tout à gagner à être fidèle à la logique nationale revivifiée par la Révolution française, celle de l'ouverture et de la construction indéfinies de la Nation présente sur les cinq continents, tout le contraire d'une « identité nationale » définie et donc définitivement figée.
C'est cela aussi être progressiste !
                                                                                                                       Daniel Teysseire -Historien
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Vendredi 30 octobre 2009

 

 

Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle avait su reprendre le combat idéologique de la gauche en réintroduisant le débat sur nos valeurs. Elle l’a fait notamment sur la démocratie, sur la nation mais aussi sur la valeur travail.

 

La droite libérale avait tenté de s’approprier cette valeur travail en faisant croire que la gauche défendait une société sans travail, une société d’assistés vivant sur l’effort de quelques uns.  Or tout le combat de la gauche depuis le XIXè.s porte sur le travail. C’est grâce au travail de la masse des salariés que notre société dispose d’un niveau de vie élevé. La gauche a défendu la reconnaissance de ce travail, l’humanisation du travail, et la juste répartition des fruits de ce travail.

La valeur travail que défend la droite libérale repose sur l’effort sans conditions « travailler plus » et sa valeur marchande « pour gagner plus ».  Ce ne sont pas les valeurs de la gauche qui défend le travail comme un effort partagé pour une société plus juste.

 

L’Université populaire et participative du 29 octobre organisée par Désirs d’avenir a permis de faire le point sur la situation du travail dans un monde dominée par l’idéologie libérale grâce aux interventions d’experts mais aussi aux témoignages d’ouvriers, de salariés.

Pour accroître les profits des entreprises dans une compétition internationale les conditions de travail se sont dégradées. Les cadences se sont accrues pour dégager sur le travail plus de profits pour le capitalisme financier. La déshumanisation s’est renforcée avec la mise à l’écart des salariés ne répondant pas aux nouvelles cadences. Elle se révèle aussi par un isolement des salariés dans une forme totalitaire du management des entreprises. Les cadres subissent la pression des dirigeants pour accroître les cadences. Les salariés acceptent ces cadences par peur du chômage. La solidarité dans l’entreprise décroît par l’atomisation des salariés de moins en moins syndicalisés.

 

Comme dans les autres domaines, le discours à gauche sur le travail est fondamental pour ne pas laisser à la droite imposer ses valeurs et construire une société basée sur ces valeurs libérales.

Philippe Allard

 

 

« cette émancipation sociale, cette émancipation économique suppose un prolétariat libre, éduqué, éclairé, elle suppose par conséquent une démocratie organisée et agissante où toutes les forces, où toutes les idées d'avenir peuvent se développer, elle suppose en même temps une série de réformes qui, en ajoutant aujourd'hui un peu de bien-être, un peu de garantie, un peu de lumière à la vie des salariés, leur permettent de regarder plus loin, de lever les yeux vers l'avenir et de préparer un ordre nouveau. »

Jean Jaurès, discours devant la Chambre des députés, 1902.

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Lundi 26 octobre 2009




Les Verts et Europe Ecologie auraient-ils gagné la bataille des idées, ainsi que celle des esprits ? Il ne se passe plus une semaine sans que de nouvelles défections en leur faveur ne soient annoncées avec tambours et trompettes, hier le socialiste Eric Loiselet, aujourd’hui le communiste Stéphane Gatignon. Nul doute que d’autres suivront, en un effet boule de neige dont il est encore difficile de savoir s’il tournera à nouveau, comme en juin dernier, à l’avalanche. En même temps, il est frappant de voir combien les thématiques portées par les écologistes s’imposent naturellement dans le débat et dans les esprits, devenant même des sortes d’évidences indiscutées (et indiscutables) en leur principe, évidences par rapport auxquelles chacun est appelé à se positionner. Eric Loiselet par exemple, expliquant la raison idéologique de son passage à l’écologie politique, indique la taxe carbone comme marqueur décisif pour sa décision de quitter le PS. Aurélie Filipetti aurait mis en avant le même argument pour expliquer son éloignement de Ségolène Royal. Je ne veux pas revenir ici sur les débats qui ont déjà eu lieu, à la rentrée, sur ce sujet, et qui revenaient grosso modo à discuter des modalités de la taxe (sur qui va-t-elle peser, comment va-t-on la compenser pour ne pas aggraver la situation financière des Français les plus démunis …), tout en esquivant la question de son bien-fondé idéologique. Il est remarquable que même celles et ceux qui en ont contesté l’existence – Ségolène Royal notamment – le faisaient en s’attaquant à l’inefficacité ou à l’injustice de ses modalités de mise en œuvre, sans pour autant interroger le principe même sur lequel elle repose.


 

La taxe carbone – ou « contribution climat-énergie » - repose sur un principe simple : celui de l’incitation au changement par l’augmentation du coût des pratiques visées. En l’occurrence, celles conduisant à une émission de CO2. Le raisonnement est semble-t-il imparable : en rendant ces pratiques financièrement insupportables, on va en détourner la population. Simple comme bonjour, et « moderne », puisque reposant sur l’incitation plutôt que sur l’obligation.

 

Les choses ne sont pourtant pas aussi simples. L’argument, tout d’abord, sous-entend la possibilité d’un libre choix, ce qui n’est pas le cas puisque, comme cela a été déjà souligné dans le débat français sur la taxe carbone, de nombreuses personnes n’ont pas d’autre choix que d’utiliser des moyens de transport polluants. Mais il y a plus encore. L’incitation reposant sur une augmentation du coût, elle peut également être lue comme une autorisation « sous condition de » – autrement dit, en l’occurrence, sous condition de revenus. Les Françaises et les Français pourront continuer à rouler en polluant à pleins gaz, si tant est qu’ils aient les moyens de payer. En clair, l’instauration de la taxe carbone est d’une certaine manière l’importation du système de vente de droits à polluer, au niveau de l’individu cette fois !

 

Une telle mesure est non seulement antisociale et inégalitaire (qui peut payer peut faire ce qu’il veut), mais elle est surtout en contradiction directe avec ce qui semble être la philosophie profonde des écologistes. Celle-ci repose en effet sur le constat d’un point de non-retour de la biosphère, menacée de destruction ou d’altérations funestes si le mode de vie des Hommes ne change pas tout de suite de façon draconienne. Alors de deux choses l’une. Soit cette analyse est scientifiquement fondée, et il faut en tirer sans attendre les conséquences politiques, en militant pour la mise en place d’outils législatifs durs – interdiction immédiate des comportements polluants, de certains types de moyens de transport par exemple – et non pour de simples mesures incitatives ou répulsives (taxation ou « droits de polluer »). Soit la situation n’est pas aussi grave ou irrémédiable – c’est ce que laisse entendre la défense d’une mesure de moyen ou long terme comme la taxation des comportements – et alors c’est une escroquerie politique pure et simple que d’utiliser des menaces catastrophistes, à grands renforts de films apocalyptiques, pour emporter les votes des électeurs.

 

Nul ne contestera la nécessité, pour les forces politiques contemporaines, de penser et d’intégrer la nécessité de revoir nos modèles de production et de consommation à l’aune des signaux d’alarme que nous envoient les sciences de la vie et de la terre sur l’état de notre planète. Mais il ne faudrait pas, dans le même mouvement, perdre la distance critique et la capacité d’interrogation des fondements idéologiques sans lesquelles toutes les manipulations sont possibles. Trop souvent l’écologie politique prend les accents du TINA thatchérien – « There Is No Alternative ». En s’y pliant, on accepte de s’engager sur une pente au bout de laquelle il n’y a plus de débat politique, sinon autour de nuances d’interprétation sur le programme des écologistes. Ce qui est tout de même un peu court pour la gauche en général – et les socialistes en particulier – qui feraient bien mieux de s’atteler, plutôt que de courir derrière leurs verts cousins, à concevoir un programme de transformation de l’appareil productif utilisant toutes les ressources de l’Etat, et ne se limitant pas à la très libérale mise en place d’un « marché de la pollution ».


 

                                                                                                                                           Romain Pigenel

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Mardi 13 octobre 2009

Il parait que l'Elysée est morose : non seulement on y a décelé "trois cas de gale", mais Sarkozy ne nourrirait plus la "conversation nationale" rapporte Charles Jaigu, l'envoyé spécial permanent du Figaro rue du Faubourg Saint Honoré. Le concept est de Régis Debray (car on a de bonnes lectures, à l'Elysée). Pensez donc : le dernier fumigène en date (faut-il payer les lycéens pour venir assister aux cours ?) n'était même pas signé Sarkozy, mais Hirsch, glisse l'entourage présidentiel, se désolidarisant ainsi en douce de l'initiative. Soupirs, poings serrés, vague à l'âme : que de souffrance au travail (mais "off") y compris dans les lieux les plus insoupçonnés !

La "conversation nationale", comme les conversations de bistrot, se nourrit de mille choses insignifiantes. Un exemple, que nous ressortions hier, sur le site : la fameuse maison à quinze euros par jour, lancée par Boutin. Vous ne pouvez pas ne pas en avoir entendu parler, l'an dernier. "Quinze euros par jour" le joli slogan, à un moment ou un autre, est forcément revenu frapper vos oreilles. Et l'image de Boutin remettant les clés de la maison aux heureux bénéficiaires, devant les caméras, est forcément encore dans les esprits. Bref, une pièce de choix, dans la fameuse "conversation nationale". Moralité : dix maisons ont ainsi été vendues, révèle son successeur. Après coup, on se félicite de n'avoir pas participé à cette "conversation nationale".

Tout d'un coup, sans que l'on sache pourquoi, on décroche de la conversation. On hoche encore la tête, mais on est absent, la tête ailleurs. Le beau parleur de la minute d'avant, mystérieusement, s'est transformé en insupportable raseur. Plutôt que Fillon et Sarkozy, on écoute Juppé, exploser "qu'on se fout de la gueule du monde"dans l'affaire de la réforme de la taxe professionnelle (contraignant ainsi Bercy à reculer). Jusqu'à ce pauvre Besson, qui espérait que les mémoires de son ex-femme lui offrent une belle semaine de salaud sublime, et qui se fait piquer la "conversation nationale" par les aventures de Mitterrand en Thaïlande. Nuançons : Sarkozy nourrit encore la "conversation nationale", mais malgré lui, à travers la fulgurante ascension de son fils sur les tours de La Défense. On n'écoute plus quand il parle, mais on tend l'oreille dès que l'on parle de lui. Aux déprimés anonymes de l'Elysée, offrons cette petite consolation.

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Jeudi 2 juillet 2009

 

 

Parmi les espoirs suscités par les élections européennes, il y avait celui de définir une politique européenne de la connaissance pour le temps présent. Une telle politique a pour objectif d’investir dans l’intelligence des jeunes Européens à l’heure de l’économie numérique.


 Parce que le développement repose aujourd’hui de plus en plus sur la production de concepts et qu’il prend avant tout pour critère le développement humain, et non la quantité de consommation plus ou moins bien corrélée à la quantité de production, la culture réévaluée doit sortir de son bunker élitiste. Pour occuper une place centrale, elle doit  repenser ses relations avec l’industrie  et un rôle nouveau doit être assigné aux industries culturelles nouvelles.

La position des industries numériques dans le dispositif actuel des politiques publiques et celle qu’elles devraient occuper à l’avenir méritent d’être précisées. Jusqu’à présent ces industries se sont développées à travers le monde sans présence de l’Etat. Elles sont financées par des fonds privés, la publicité et la vente de produits culturels. Dans leur stade actuel de développement, le Web 2.0, elles produisent des réseaux de relations qui traversent et transforment la vie politique et la vie sociale intime et publique : on l’a vu dans la campagne électorale d’Obama, on le voit en Iran. Un grand réseau relationnel participatif, contributif, potentiellement planétaire, et finalement plutôt démocratique, se constitue, où chacun va pouvoir jouer une multiplicité de rôles en partenariat potentiel avec l’ensemble de l’humanité.

 

Dans le web 2.0, dont les contenus sont exclusivement apportés par les internautes, il y a place pour porter un projet politique novateur de construction  d’une société, au moins européenne, de la connaissance. Sur ce terrain où se déploie, inégalée à ce jour dans toute l’histoire de l’humanité, la richesse des contributions de tous, il appartient aux pouvoirs publics d’afficher leur projet, de le nourrir et de contribuer ainsi, d’une manière participative, au côté des citoyens, à la construction nécessaire de l’Europe de la connaissance !



                                                                                                                                                                          Lucile Bourquelot 

 

 

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Agenda

  INVITATION

UPP
Université populaire participative
 

"D'une rive à l'autre, l'euroméditerranée en questions »

Le 30 Novembre 2009
ouverture des portes  à 18h30

 
 Au Théatre Dejazet
41 bd du Temple
PARIS 3è
Métro République


 Intervenants :

Antoine Sfeir, journaliste, directeur des Cahiers de l' Orient, président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient

Pascal Boniface, Directeur de l'Institut de relations internationales

Amiral Jean-François Coustières

Hakim El Karouï, essayiste

Sihem Belkhodja, directrice Artistique et Initiatrice du Printemps de la danse - Rencontres Chorégraphiques de Carthage


L'UPP sera animée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon.



 







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Evénements




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 






 
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