S é g o l è n e
R o y a lDésirs d'Avenir Paris 16
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Ecouter l'interview de Françoise Degois sur France Info, le 30 janvier.
Femme debout, de Françoise Degois,
Denoël, février 2009, 277 p.,
19 euros.
Le Mot de l'éditeur :
Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques. Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.
S é g o l è n e
R o y a l
Interview de Vincent Tiberj (CEVIPOF) réalisée par Mathieu
Carbasse
Comment expliquer la multiplication des candidatures au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ?
- Tout d'abord, il faut distinguer plusieurs éléments.
Premièrement, il est normal pour un parti d'opposition de traverser une crise de leadership comme celle que traverse le PS actuellement. La multiplication des candidatures permet à un certain
nombre de figures secondaires de se compter. En déposant des textes pour le prochain congrès, Pierre Moscovici ou Manuel Valls, pour ne citer qu'eux, monnayent leur soutien pour plus tard. Ils
tentent de se donner du poids au sein du Parti socialiste.
Ensuite, il y a un élément spécifique au PS, c'est l'absence actuelle de leader naturel, comme Chirac du temps du RPR ou Sarkozy à l'UMP. C'est le vrai problème du parti : le PS de 2008 paye
encore les pots cassés de 2002, avec le départ précipité de Lionel Jospin et le refus de François Hollande de s'imposer comme le leader incontesté du parti. D'où l'importance du congrès national
de novembre prochain.
Le Parti socialiste ne risque-t-il pas de se déchirer comme lors des primaires à la présidentielle ?
- Dans chaque parti politique, les principales figures sont toujours contestées. Je pense que l'on a souvent tendance à surestimer
l'unité d'un parti. Même Mitterrand ou Jospin étaient contestés au sein du Parti socialiste. L'opposition, en interne, a toujours existé.
Il n'y a pas de risque de scission au sein du parti parce que le PS est une machine à gagner des élections importantes. Il restera le parti de gauche capable de battre la droite. Les
chevènementistes, par exemple, n'ont survécu que parce que le PS leur permet d'exister en leur cédant quelques circonscriptions. A gauche, il y a peu de chance d'exister hors du Parti
socialiste.
Ensuite, du point de vue de la reconstruction du parti, le PS a l'avantage d'être dans l'opposition à la différence de l'UMP. Bien sûr, si vous demandez rue Solferino, ils vous diront qu'ils ne
pensent pas à 2012. Mais c'est maintenant que le PS peut faire émerger des thèmes qui lui sont favorables.
C'est ainsi que les élections se gagnent, en partant de loin. Nicolas Sarkozy n'a pas attendu l'investiture de l'UMP pour faire campagne pour la présidentielle.
Qui semble aujourd'hui le mieux placé pour succéder à François Hollande ?
- Ce sont les militants du parti qui votent, pas l'ensemble de la population française. Si on regarde les sondages aujourd'hui, il est
ridicule de penser que Bertrand Delanoë serait un meilleur choix pour le PS que Ségolène Royal.
Les sondages portent sur l'ensemble de la population française, et sont ramenés ensuite aux sympathisants du parti. Or, ce sont les militants, ceux qui ont la carte du PS qui choisissent leur
premier secrétaire. Il est donc difficile de prévoir quel sera le choix des militants socialistes. Ils ne sont pas pris en compte dans les sondages. Bertrand Delanoë fait une percée dans
l'opinion, oui, mais ce sont les militants qui trancheront.
"D'une rive à l'autre, l'euroméditerranée en questions »
Le 30 Novembre 2009
ouverture des portes à 18h30
Au Théatre Dejazet
41 bd du Temple
PARIS 3è
Métro République
Intervenants :
Antoine Sfeir, journaliste, directeur des Cahiers de l' Orient, président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient
Pascal Boniface, Directeur de l'Institut de relations internationales
Amiral Jean-François Coustières
Hakim El Karouï, essayiste
Sihem Belkhodja, directrice Artistique et Initiatrice du Printemps de la danse - Rencontres Chorégraphiques de Carthage
L'UPP sera animée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon.

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